I-ES KINS DEnwiÈRES IQJ
delà, plus (le conversion possible ; les prières des vivants ne sauraient arracher sa proie à l'enfer (1)
o. Enfin quand Celse reproche aux chrétiens d'avoir emprunte aux philosophes la doctrine des cliàtiments e orne s Origine se horne à répondre que les chrétiens onl pour c a des arguments certains, tandis que les autres n on que des conjectures (2). Parlerait-il de la sorte s'il limitait la durée de l'expiation ?
Cependant d'autres passages éveillent des soupçons. II
^nnnii. " '-"' ^'"'^'''' "^ "file d'expliquer ouvertement les supplices reserves aux pécheurs, car c'est à peine si la crainte de Châtiments éternels retient certains hommes sur
tm'eTt o r: ^''•" '""" '' '''' '^ «-"--» g- ces châtiment, existent : mieux vaut laisser le reste dans une sorte de pénombre (4). On voudrait entendre affirmer nettement que les . supplices dits éternels . (5; le sont réellement A propos des erreurs utiles, Origène fait cette réflexion étrange •
véHe"t''V"'' ''^"*'^ '''''' 'y^^' découvert la ^e^te sur les peines (destinées aux méchants) et s'étant lebarras^^^ leur illusion, se sont conduits plus mal dans"
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Tabus Tp T '" ''""'^''''^ ''' P^'^'' ^« «^^^dale et dabus ? Le pèche contre l'Esprit-Saint ne sera remis ni dans le siècle présent ni dans le siècle futur ; mais, poursuit
2. Conira Cels., vui, 48-52 (XI, 1388-1594). o. Contra Cels., vi, % CXI n-Wv .-, - ^
102 ORIGÈRE
Origène, « de ce qu'il ne sera pas remis au siècle futur, il ne s'ensuit pas qu'il ne puisse être remis dans les siècles postérieurs au siècle futur (1). » Et voici un doute encore plus suspect : « Le malheureux trouvé sans la robe nuptiale demeurera-t-il lié à jamais. . . ou sera-t-il délivré un jour ? Dans le passage où il est question de lui, il n'est point parlé de sa délivrance. Or il me paraît dangei'eux de rien affirmer sans preuves, surtout lorsque l'Écriture est muette (2). »
On le voit, si Origène ne dit point que les peines des damnés prendront fin, il est des textes où il le laisse entendre au lecteur déjà en éveil. Plus encore que les textes, susceptibles peut-être d'une explication favorable, deux théories dont il a parsemé ses œuvres donnent à réfléchir. Plusieurs fois il semble affirmer que toutes les peines infligées par Dieu sont médicinales et ont pour but de guérir le coupable. S'il en est ainsi, elles ne peuvent durer toujours, à moins que le coupable ne refuse obstinément la guérison. L'auteur du Periarchon enseigne également que le pouvoir de faillir et de réparer ses chutes est une propriété inaliénable du libre arbitre (3). La conséquence est aisée à tirer : ni le bonheur des élus ne serait sans appréhension, ni le malheur des réprouvés sans espérance. Quelque bas que soient tombées les intelligences déchues, elles peuvent se relever; quelque haut qu'elles soient montées, un revirement peut les précipiter de nouveau. ?s'y aura-t-il jamais d'arrêts dans ces ascensions et ces descentes ; et tous les esprits créés, sans exception et sans terme, devront-ils subir le flux et le reflux de volontés perpétuellement changeantes? La logique du système le voudrait ainsi; mais les données de la foi s'y opposent. L'âme du Christ est d'aljord mise à part. Comme le fer plongé dans la fournaise aspire la flamme par tous ses
1. /m/ooji.. xix, 3 (XIV, 5o2): Où \xhxo'. ys si tj.r, îv tu» ;jLrAA0VT'. aîwvi, t/jT, o'joè 3v ToT: aîtôs'. toï; è-sp/OjjLivo'.;.
2. Ibid., xxvni, 7 (XIV, 697): -rÔTEpov ei; àel [jiévî'. Ô£5£[iévo;... t,
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