‹ Origène, le théologien et l'exégèteChapitre 78 sur 123 · Joan., XVII, 20-23; Ej^h., iv · texte numérisé non relu

Joan., XVII, 20-23; Ej^h., iv

Il résulte de là, ce me semble, que toute créature raisonnable peut passer d'un ordre à l'autre et atteindre un degré quolronquc, tandis qu'elle monte ou qu'elle descend selon les efforts et les mouvements divers de son libre arbitre.

Les llurliiations du libre arbitre (1).

Je pense que quelques liommes, débutant par des fautes légères, s'ils refusent de se comertir et de faire pénitence, peuvent arriver à un tel degré de malice qu'ils deviennent des puissances ennemies ; au contraire, parmi ces puissances bostiles [à l'homme] il peut s'en trouver qui, dans le cours des âges, guérissent leurs blessurent et cicatrisent leurs plaies au point de passer dans les rangs des meilleurs. Nous l'avons dit souvent, dans la durée des siècles infinis qui mesurent la vie des âmes, quelques-unes peuvent tomber par degrés jusqu'au plus profond abîme de la malice, tandis que d'autres, parties du dernier échelon du mal, s'élèvent au comble de la vertu parfaite et consommée.

D'après cela il n'y aurait point de fia ; il n'y aurait que de perpétuels recoDunenceruenfs. Les mondes succéderaient aux mondes comme les renouvellements indéfinis imaginés

1. Periarchon, III, i, 21 (XI, 302). Co paragraphe est omis — à dessein évidemment — par les auteurs de la Philocalie qui copient tout le reste du chapitre. II nous est conservé en latin par Riifin et par S. Jérôme i,Ad Avitum, episl. cxxiv, 8; P. L., XXII, lOGG). Nous avons suivi S. Jérôme, mais la traduction de Rufm concorde tout à fait pour le sens. En voici les dernières lignes: • Ex quo opinamur, quoniam qiiidem, sicut freijuenter diximus, immortalis est anima et alterna, quod in multis et sine fine spatiis, per immensaet diverea ssecula, possibile est ut vel a summo bono ad infima niala descendat, vel ab ultimis malis ad summa bona reparetur. .

par les stoïciens. Ou plutôt les transformations de l'univers ne se produiraient pas à la fois et en masse, mais les intelligences créées poursuivraient isolément, sans trêve ni repos, leurs destinées individuelles. D'autant que leurs mouvements, loin de conspirer vers le même but, ont lieu souvent en sens inverse et que leur direction peut à tout instant devenir rétrograde. Il en résulte que rà-itoxaTàTTaaiç est diamétralement opposée à la théorie des épreuves successives indéfinies. Les deux hypothèses —il est à peine besoin de le dire — sont absolument inconciliables avec les données delà révélation. Que peut-on dire pour la défense de l'auteur du Periarchon si ce n'est, avec saint Athanase, qu'il ne faut pas chercher sa vraie pensée dans les ouvrages où il discute le pour et le contre par manière d'exercice et de passetemps (1); ou, avec saint Jérôme, qu'autre chose est dogmatiser, autre chose exposer des opinions ou des hypothèses que la discussion cclaircira (2). « Si l'on épi'ouve une véritable tris-

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