De décret. Nie. syn., 27 (XXV, 46-d
2. Ad. Pammach. epist.. xlviii, 12 (XXII, 502): Aliud est yjixvasT'.xôJ; scnbere, aliud ooyiJ-aT'.vtôi;). 11 faut ajouter que la fixation des bons anges dans le bien et des mauvais dans le mal n'avait pas alors le degré de clarté et de certitude qu'elle acquit plus tard. On était bien d'accord que le diable ne peut pas faire pénitence ; mais on ne soupçonnait pas encore que son impuissance à se repentir provint de son incorporante (S. Jean Damascène, De Flde orthod., u, 3, P. G., XCIX, 872). On sait comment plusieurs Pères expliquaient le péché des fils de Dieu avec les tilles des hommes. S. Basile {In Ps. xxxii, 4, P. G.. XXIX, 333) dit que les anges sont S!;c;j.ETi9£T0i -rpàî xay.tav parce qu'ils ont été plongés, pour ainsi dire, dans un bain de r.aintoté par le Saint-Esprit. S. G régoire de Nazianze (Oral., xxvni, 31, P. G., XXXVI, 7^) les appelle àxivf,TO'j; -rpà; TÔ /stpov ■?, S'jc;-/.'.vt'|Xchjî. Et le contexte montre qu'il s'agit bien des anges dans l'état actuel. S. Jérôme {In Epist. ad Eph., i, 21, P. L., XXVI, 461) dit aussi que les anges, maintenant encore, gagnent leurs rangs et leurs fonctions par leurs mérites ou les perdent par leurs démérites. \\ répond à Rutin, qui trouve cette théorie bien origéniste, que ces montées et ces descentes, ces progrès et ces reculs, n'ont pas assez d'amplitude pour faire d'un ange un démon. Mais S. Maxime, dans ses notes sur la
tesse à se voir obligé de mùler tant de restrictions à l'éloge d'uu homme qu'on voudrait pouvoir louer sans réserve, ces regrets sont adoucis par la haute utilité de la leçon qui en ressort ... Ce n'est point parmi les intelligences médiocres que se produisent des théories comme celles du Periarchon : il faut une certaine trempe d'esprit pour errer de la sorte. Voilà pourquoi l'homme de génie, moins que tout autre, peut se passer de règle : plus l'horizon de la pensée s'élargit devant lui, plus il court risque de s'y perdre; et la nécessité de prendre pour guide l'enseignement infaillible de l'Église grandit avec la supériorité intellectuelle. Cette loi psychologique et morale a été fidèlement observée par les esprits qui se sont élevés le plus haut dans la sphère des sciences théologiques : il suffit de nommer saint Augustin, saint Thomas d'Aquin et Bossuet. D'accord avec eux sur le principe, Origène a été nioins heureux dans l'application. Il s'est trop fié aux ressources de la raison individuelle ; et par là il s'est amoindri, bien loin d'imprimer à ses hautes facultés un élan plus ^^gou^eux (1). »
Hiérarchie céleste {P. G., IV, 93), pense que les plus imparfaits des anges et les jilus voisins de la terre peuvent peul-être déchoir et tomber dans le mal ("sw; xal è-i t6 /sTpov Tpa-:rr,vai). 1. Freppol, Origène, leçon xxxviii, t. II, p. 446-447.