‹ Origène, le théologien et l'exégèteChapitre 84 sur 123 · Dogmengeschichle^, I · texte numérisé non relu

Dogmengeschichle^, I

3. Il avait composé un traité intitulé : flsp'. to-j jjit, Sîïv -pooT'iTrjV £v i/tîTiTE'. AaÀîîv.

visitant l'homme, élève ses facultés au lieu de les amoindrir. La fureur prophétique, sous quelque forme qu'elle paraisse, n'est pas son œuvre. Le héraut de la réA'élation reste toujours physiquement libre de délivrer ou non son message et il le délivre en pleine lucidité.

Prophètes et devins (1).

Admettrait-on la réalité des oracles païens, il ne s'ensuivrait pas qu'ils aient des dieux pour auteurs, mais plutôt des démons pervers, des esprits hostiles à la nature humaine, désireux d'empêcher l'essor de l'àme, son progrès dans la vertu et son retour à Dieu par une piété sincère. On raconte du plus illustre de ces oracles que la Pythie, assise sur l'orifice du souterrain de Castalie, reçoit Tesprit i^ar les parties honteuses du corps et qu'ainsi inspirée la prophétesse débite ces fameuses prédictions, dont on attribue l'origine à un Dieu. Ce n'est pas l'Esprit divin qui peut jeter la prophétesse dans un état de fureur cataleptique où elle ne sait plus ce qu'elle dit. S'il est vraiment participant de l'Esprit de Dieu, il faut que l'homme inspiré tire de ses oracles plus de profit que ceux qui viennent le consulter... et qu'il ait toute sa lucidité d'intelligence, i3réci sèment à l'heure où la divinité réside en lui (2). Les prophètes juifs, éclairés vraiment de l'Esprit de Dieu, comme nous le démontrons par les saintes Ecritures, étaient les premiers à profiter de la présence d'un hôte

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