Contra Cels., vir, 34 (XI
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PRINCIPES D'éXÉGÈSB 121
si noble. Le contact avec l'Esprit-Saint, si j'ose parler ainsi, rendait leur entendement plus pénétrant et leur âme plus resplendissante. Leur corps même ne faisait plus obstacle à la vertu... Mais si la Pytbie est bors de soi, si elle ne se possède plus en délivrant ses oracles, quel esprit peut bien la remplir si ce n'est l'esprit de ténèbres ? Je veux parler de ces démons que beaucoup de clirétiens cliasscnt du corps des patients ou par des prières ou par une simple adjuration, sans le secours d'aucun cliarme ni d'aucun sortilège.
Aussi (i) ne faisons-nous aucun cas de la Pythie, des Dodonides, d'Apollon de Claros, des Branchides, de Jupiter Ammon, ni de mille autres prétendus oracles. Au contraire, nous recevons avec respect les prophètes juifs, admirant leur vie pleine de dignité, de constance, d'austérité, de noblesse; car nous voyons que l'Esprit- Saint prophétise par eux d'une façon toute nouvelle qui n'a rien de commun avec les oracles des démons.
Les œuvres de Dieu sont parfaites. L'Écriture sainte, comme œuvre de Dieu, possédera donc trois caractères qui relèvent bien liant au-dessus de toute œuvre humaine : la vérité, l'unité, la plénitude.
La parole de Dieu ne peut point ne pas être vraie. On fait tort à l'auteur du Periarchon en soutenant qu'il admet des erreurs dans la Bible. Il ne suppose pas un instant qu'un chrétien puisse embrasser une opinion pareille.
Un des dogmes foudamonlaux du christianisme, aux yeux d'Origène, est l'unité d'auteur et d'inspirateur de l'Ancien et du Nouveau Testament. L'unité d'auteur entraine l'unité de vues, l'unité de plan et l'unité de fin.