‹ Origène, le théologien et l'exégèteChapitre 91 sur 123 · Periarchon, iv, 20-22 (XI · texte numérisé non relu

Periarchon, iv, 20-22 (XI

TRAVAUX d'bXÉGÈSB 139

lemcnt est (Miipruntôc Vulve du symbolisme des noms, des nombres et des oboses, l>ien que le développement soit souvent indépendant et original. C'est ainsi ([ue le nombre deux est remhièine du dualisme*, de la division et du mal ; cinq représente les sens, la chair opposée à l'esprit ; dix est le nombre parfait du Décalogue et des fruits de l'Esprit- Sainl. Les étymologies sont une source inépuisable d'allégories, grâce à une théorie curieuse sur la signification des noms (1). Mais c'est surtout dans les mœurs et la nature des êtres que réside le principal fonds dapitlications mystiques. On peut citer, comme type, l'homélie sur ce texte : « La perdrix pousse des cris ; elle rassemble autour d'elle des petits qui ne sont pas les siens (2). » Origène remarque d'al»ord que l'Ecriture ne parle jamais en bonne part de la perdrix et pour cause : < C'est un animal rusé, fourbe et malin; il se roule perfidement aux pieds des chasseurs en leur faisant espérer une facile proie pour les éloigner de sa progéniture. Quand il les a dépistés, il s'enfuit à tire d'aiîe. » Il est aussi très impur, au dire des naturalistes. Trompeur, méchant et immonde, il ne peut représenter que l'ennemi du genre humain, rassemblant autour de lui des enfants qui ne sont pas les siens et criant par l'organe des hérétiques au point de couvrir la voix du bon Pasteur.

Nous devions signaler dans le premier orateur chrétien dont nous possédions les œuvres, l'emploi fréquent de ce symbolisme dont les Occidentaux, surtout saint Ambroise, saint Augustin, saint Grégoire le Grand et, plus près de nous, saint François de Sales et le cardinal Pie, ont fait un usage si étendu et quelquefois si heureux.

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