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26 O'CONNELL ET O'COWNOR.
irlandaise qui renfermait en germe celle dont nous voyons aujourd'hui les actes. Elle s'appelait la Société des Amis de llrlande, et tenait ses réunions sous le patronage d*0*Gonnell. Presque aucun des personnages influents qui avaient fait partie de l'Association Catholique n'étaient encore entrés dans celle-ci quand le gouvernement imagina de la proscrire. On eût pu vraiment se dispenser de décréditer les coups d'Etat, en les employant contre une douzaine déjeunes avocats oisifs, à qui on donnait ainsi le relief de la persécution politique. Le&Amisde Hrlande n'étaient pas les plus redoutables ennemis du gouvernement. S'il se décidait à suspendre le droit commun, à fulminer des proclamations, s'il adoptait les mesures extrêmes de la répression extra-légale, que ne s'en prenait-on à OConnell? Croyail-on par hasard qu'il serait moins fort, moins écouté, moins obéi, parce qu'un malheureux club aurait cessé de s*assemblor une ou deux fois par semaine? Gomme nous allons voir, il n'en fut rien. Directement aux prises avec les agents du pouvoir, il montra combien à une grande faiblesse morale il unissait de vigueur intellectuelle. C'est un des plus intéressants chapitres qu'auront à traiter les historiens futurs du repeaL