Revue des cultures colontales, 1898, t. II, p
Soudan furent d’abord introduits en France par les Portugas, d’où leur nom de caoutchouc de Boulam (ville de l’île de Boulama, archipel des Bissagos). On les appelle aujourd’hui caoutchoues de Casamance. Is ont le même aspect que ceux du Sénégal, parfois en pelotes de 300 grammes à 2 kilogrammes, de couleur rouge brun. On remarque à l’intérieur des pelotes des couches concentriques de teintes différentes variant du rouge brun au blanc sale; parfois il contient 4o p.100 d'humidité. Il est regrettable que souvent plusieurs latex soient mélangés (ce qui produit ces teintes diverses à la coupe), car le mélange est toujours préjudiciable à la qualité du produit total.
D’après F. Baucher, cette sorte serait produite en grande partie par les Zandolphia senegalensis DC. et L. Heudelotii DC. A. G. Müller’, inspecteur du jardin botanique de Coïmbre, confirme l'opinion de F. Baucher et signale en outre dans les régions du sud les Zandolphia tomentosa À. Dew. et L. Petersiana K. Schum.
Rivières du Sud.
Rio Nunez, Rio Ponco, Rio Konxoré.
Il paraîtrait que la liane à caoutchouc a presque complètement disparu de la région du Pongo, et qu'il faut aller la chercher au loin dans la région du Foutah*. Une partie des caoutchoucs de cette dernière région arrive à nos comptoirs de la côte. Ces sortes ressemblent en tous points à celles de la Casamance : elles sont généralement