Revue des cultures coloniales, 20 janvier 189g
LE CAOUTCHOUC
mey des plantations faites par les négociants indigènes dans les régions d’Ouidah et de Porlo-Novo, mais ne cite pas la plante qui est cultivée.
Au Sénégal, la pépinière de Manihot Glaziovii établie en 1895 a été abandonnée, mais a fourni des sujets qui ont été transplantés à Sedhiou. D’après l’administrateur supérieur du district (M. Adam), les essais tentés sur diverses espèces à Sedhiou, Sindone et Mangacounda sont décisifs et on estime qu’au bout de six ans un hectare pourra rapporter 4 > 5 oo fr. 1 2
Il est très facile, paraît-il, de se procurer des sujets de Toll (Landolphia tomentosa Dew.) ou de ses graines qui se vendent sur les marchés du pays, l’indigène se servant des fruits du Toll pour assaisonner certains mets. Des graines ont été distribuées à la mission de Thiès et l’inspecteur de l’agriculture sera chargé de s’enquérir des résultats obtenus’. Des sacs de graines de Landolphia senerjalensis DG. et de L. tomentosa Dew. ont été également distribués dans les provinces de Serères et du Baol.
II. Lecomte 3 affirme qu’on pourrait entreprendre des plantations de Landolphia par bouturages en forêt. L. Pierre 4 doute de la réussite de ces cultures. « Pour le moment, dit-il, je ne conseillerai à aucun particulier de venir planter des arbres au Gabon, l’Européen ne pouvant pas travailler dans ce pays. La plantation et l’exploitation de ces arbres ne pourraient être faites d’une façon rémunératrice qu’avec des capitaux permettant de mettre