II
Haberland * considère les laticifères comme les organes conducteurs par excellence des produits d’assimilation : ils auraient physiologiquement la valeur d’un parenchyme conducteur.
Selon Schwendener 2 , les substances résineuses telles que le caoutchouc n’ont pas de rôle dans la nutrition; leur rôle consisterait à faire avec l’huile un liquide tel que l’amidon puisse s’y tenir en suspension; le latex ne serait qu’un produit d’excrétion dont le mouvement serait déterminé par des différences de pression.
D’après P. Groom il n’y a pas de communication effective entre les laticifères et un tissu quelconque de la feuille, et les terminaisons ne donnent aucun aperçu sur leur fonction. Il pense que les laticifères ne conduisent aucun hydrate de carbone et qu’on ne pourra se prononcer à ce sujet que lorsque les méthodes microchimiques se seront améliorées et qu’on aura fait l’analyse du latex aux divers stades de la vie de la plante.
Stahl 4 attribue au latex un rôle de défense : sa toxicité et son amertume mettent dans bien des cas la plante à l’abri des attaques des animaux.
Enfin, Tschirch 5 émet une opinion mixte. Pour lui, les laticifères ne sont pas exclusivement conducteurs, étant donnée la production d’alcaloïdes, résines, caoutchouc, etc. Cependant, il faut considérer : i° leur union anatomique avec le tissu conducteur et le tissu criblé d’une part et le tissu palissadique d’autre part; 2 0 la présence d’hydrates
». Cité par Ghima.ni, loc. cit,, p. 3io, et par Tscumcii (Angewandte...).