‹ Origine botanique des caoutchoucs et gutta-percha. Thèse présentée au concours d'agrégation (Section d'histoire naturelle et pharmacie)Chapitre 90 sur 108 · Séligmann-Lui, loc. cii., p · texte numérisé non relu

Séligmann-Lui, loc. cii., p

fait faire des recherches dans la Terre de l’Empereur-Guillaume (ouest de la Nouvelle-Guinée). On y a découvert le Palaquium Susu Engler, le Payena Bawan Scheffer, le Pay. Mentzelii K. Schum. et le Sideroxylon Kaernbachianum Engler, mais les produits qu’ils fournissent ne sont pas de la gutta-percha ; l’un d’eux cependant fournit une certaine proportion de caoutchouc 1 .

Sérullas admet que l’on pourrait tenter l’acclimatation des guttiers, non seulement dans les petites îles françaises situées à l’ouest et au sud de la Cochinchine, mais aussi dans le massif de Binh-Thuân, au sud des Philippines et, au sud de l’équateur, jusque Maurice, la Réunion et les Seychelles.

L’équateur thermique passe par l’archipel malais et le sud de la presqu’île de Malacca. C’est le long de cette ligne que l’on rencontre les plantes à gutta; il est à remarquer que les plantes qui fournissent un produit analogue à la gutta ( Bassia, Payena, Mimusops, etc.) se rencontrent également sur cette ligne dans l’Hindoustan, l’Afrique, la Guyane et la Colombie.

La Malaisie occupe une situation unique, extrêmement favorable au développement des guttiers; la grande uniformité de ses saisons, la régularité de sa température, l’humidité constante de l’air résultent de sa position exceptionnelle dans la région des moussons.

Les Palaquium, qui sont des arbres très vigoureux quand ils croissent dans un terrain qui leur convient, sont extrêmement exigeants en ce qui concerne la nature du sol et les conditions climatériques. On vient de voir qu’ils ne se trouvent que dans des régions très chaudes, le long

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