‹ Origine botanique des caoutchoucs et gutta-percha. Thèse présentée au concours d'agrégation (Section d'histoire naturelle et pharmacie)Chapitre 91 sur 108 · E. Obach, loc. cit., p. i · texte numérisé non relu

E. Obach, loc. cit., p. i

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de l’équateur thermique. D’après Sérail as 1 2 , ils exigent une température moyenne de 27 à 28° C. A i 5 ou 16 0 , leur végétation est déjà beaucoup ralentie et la vie de la plante fortement compromise, si cette température se maintient un certain temps ; à 8 ou 9 0 , la mort de l’arbre est certaine.

La Cochinchine, qui possède une température moyenne de 22 0 , semble déjà trop froide pour se prêter à la culture de ces arbres.

Outre cette température élevée, les Palaquium exigent encore une atmosphère constamment humide. Aussi dans l’archipel malais, qui est la patrie par excellence des arbres à gutta, la moyenne des pluies dépasse 2 mètres par an. L’air est constamment saturé de vapeur d’eau et dans les forêts on ressent, paraît-il, la même impression pénible que lorsqu’on pénètre dans une serre chaude que l’on vient d’arroser. De plus, cette humidité se maintient toute l’année et il n’y a, pour ainsi dire, pas de saison sèche; en dehors de la période des pluies, de fréquentes averses maintiennent dans l’air une humidité constante ; la saison sèche serait très préjudiciable, sinon mortelle, pour les Palaquium.

Même lorsque ces deux conditions se trouvent réunies, chaleur et humidité, les Palaquium ne croissent pas dans tous les terrains. D’après Crozat et Fleury a , les terrains volcaniques siliceux, alluvionnaires, silico-argileux et surtout argilo-ferrugineux seraient très propres à la culture des plantes à gutta. Au mois de mai 1886, ils proposaient au ministre des postes et télégraphes de propager le Vahr-anykôt ( Dau-tram des Annamites) sur le versant

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