‹ Origine de l'imprimerie à Paris, d'après des documents inédits;Chapitre 20 sur 38 · HC · texte numérisé non relu

HC

saris inuictissimi/ Alberti quoqS austria:

ducis inclyti consiliariû atq3 oratoré prae^ facio fœliciter incipit.

Il se termine par ces deux lignes :

Aeneac Siluii de curialium miseria di^ sputatio finem habet fœliccm.

La grande initiale du premier feuillet est peinte en or et en couleurs. Dans le cours du texte, les initiales des chapitres sont peintes en couleur bleue ou rouge. Quelques divisions intérieures marquant des alinéas sont peintes aussi de la même manière. Les litres des chapitres sont entourés d'un signet en couleur. Les lettres majuscules du texte courant ne sont pas touchées au pinceau comme dans le De diiobus Amantibiis.

On ne voit dans cet exemplaire qu'une seule annotation ; mais on remarque au bas du recto du vingt-huitième feuillet, une ligne ajoutée à la main, ligne sans doute omise par le compositeur, car la page a bien les vingt-trois lignes, chiffre normal des impressions in-4** de Sorbonne ; cette ligne manuscrite est ainsi composée :

impetrare

Non te uolunt. Quidâ nô potentes sut ac ex

le texte se continuant ainsi à l'autre page :

gratta principis promouere propinquos passent! La Bibliothèque Mazarine possède aussi un

exemplaire de cet opuscule, relié comme le roman De duobus Amaniibus de cette collection publique. Il est orné de la même manière que celui de la Bibliothèque Nationale; mais la ligne ajoutée à la main sur le vingt-huitième feuillet est ainsi écrite :

Nô te uolût. Quidâ nô potentes sût/ ac ex

La Bibliothèque de Bâle a dans sa collection le De Miseria Curialinm^ provenant de la Chartreuse et relié avec d'autres traités divers ; la reliure est de Bâle et non de Paris (1). Cet exemplaire est réglé; les initiales des chapitres sont peintes, et les paragraphes sont indiqués comme dans les exemplaires de Paris ; les capitales du texte courant sont touchées au pinceau, en couleur jaune.

Il a échappé, comme le De duobus Amaniibus^ à Chevillier et à Aug. Bernard, ainsi que le fait encore observer M. Madden. On peut ajouter que Brunet aussi paraît en avoir ignoré l'existence dans la Bibliothèque Nationale.

L'édition de Sorbonne semble être la seconde qui a été faite de cet opuscule; la première a été imprimée avec les caractères d'Ulric Zell, entre 1467 et 1470, comme le volume du De duobus Amaniibus^ du même imprimeur, et il est probable que c'est d'après celle-là que les prototypographes parisiens ont fait la leur. L'édition la plus ancienne connue, après celles de Paris et de Cologne, est sortie des

(I) Bibl. cIrBAle, D. E. VU. 3.

presses de Philippe de Lignamine, Rome, 1473; Dibdin la considérait à tort comme la première (1). L'édition de Sorbonne est citée par Hain,ii® 198, et par Panzer, tome II, p. 340.

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