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Première page du Juvénaly extraite d'un exemplaire conservé
dans la Bibliothèque de Râle.
description parce qu'ayant été offert à un personnage par J. Heynlin lui-même, il représente le type exact du volume, tel qu'il a été préparé par les éditeurs.
Nous avons dit que les Devoirs de Cicéron formaient un volume in-foliode cent vingt-trois feuillets, de trente-une lignes à la page ; il faut ajouter, pour l'exemplaire que nous décrivons et qui est relié en maroquin rouge, la lettre dédicatoire de J. Heynlin à l'évèque de Metz, qui occupe le verso d'un feuillet en vélin (1). Dans cette lettre, qui forme un tirage à part, J. Heynlin rappelle que G. Fichctl'a chargé de revoir le texte des Devoirs, auxquels il a ajouté les Livres DeAmicitiâ^ De Senectute, Somnium Scipionis et Paradoxa, Il n'a pas daté sa missive, au bas de laquelle il a écrit de sa main, après le mot Vale\prestan^^ pater.Wennevil en^mie la lettre de G. Fichet et la réponse de J. Heynlin; elles occupent trois feuillets; le verso du troisième est blanc.
Le traité des Devoirs est précédé de la table des livres et chapitres, ayant à la fin seize vers de J. Heynlin à l'adresse des lecteurs. Cette table, qui occupe le verso du feuillet de la réponse de J. Heynlin à G. Fichet, plus quatre feuillets (le verso du quatrième, blanc), porte le titre suivant :
Uuiuersi operis offîciorum .M. Tullii Ciceronis cum sub jectai^ materiaiO recollectione summarla partitio.
(1) Ce feuillet en vélin a fait coter cet exemplaire, dans Pinventaire de la Bibl. Nat.^de la manière suivante : * E vélins^ 971.
Le Traité des Devoirs^ qui vient après, contient les trois livres : De Honesto^ vingt-huit feuillets; De Utili, dix-sept feuillets, une page blanche; De comparatione honesti et utilis, vingt-deux feuillets, une page blanche.
Le titre du premier livre est ainsi rédigé :
.M. Tullii Ciceronis, Arpinatis consulis Romani, oratorumq3 principis, ad M. Tulliû Cicérone filiû suum officio]^ liber primus, in quo de honesto disse rît. fœliciter incipît.
Suivent, précédés chacun d'une table des chapitres, les livres : De Anticitiâ^ dix-huit feuillets, une page blanche ; De Senectute, dix-sept feuillets , six lignes sur le verso du dix-septième ; Somnium Scipionis, six feuillets , onze lignes sur le verso du sixième; deux feuillets blancs, et les Paradoxa, huit feuillets, une page blanche.
A la fin du texte, on lit :
.M. Tullii Ciceronis paradoxa fœliciter finiunt;
Dans cet exemplaire de Tévèque de Metz, les grandes initiales, en tète des livres et chapitres, sont peintes en couleurs et or brillant. La première page du texte de Cicéron est ornée d'une dentelle portant sur la marge de gauche et celles du haut et du bas. Les sommaires des livres et chapitres sont écrits à Tencre rouge.
Mais le principal ornement se trouve en tète de la lettre de J. Heynlin âTévèque de Metz ; il consiste
Suri Cibt meccudustuenlo deus bue tsp ut tlle FtngiB*an cenuisf'utn cii g4uciere telt^isf Deeft aligd fuiniDf;Minui mtbi*fed ttbi cotS eft' Qutcqd td efl'ubt fit îvt^ ^cece>qd niibt quondS L«garaC ftadtus*neu dicta repone pacenui Fànocis accédât roerces/blnc exlme futnpcus* Qtttd teltquu ed/celiquû/nuncnc impenfius fige' Vnge puer caules*mibt fefta luce coqueaC Vtttcajd fiffa ftimofum GndpuC aute* Vc tuus tfie nepos oUm faH anfens extis i (Cum motofa uago fingutciec ingutne uem^ Pacnttx meiac uulux/fnibt ccama (iguiae Stc reltqua'ad tUt tcemat omento popa uencer.*^ Vende anima lucco*'d roercare'acc( excute foliées Omne lacus mundt 'ne fie ^annor alcer Cappcxilocas rigida ptngues pautife cata(fa»
Rem dupltca*fed*tam Captex 'tam mtbt quacto^ latn dedes cedtt in n^as*depinge'ubt fiftam* Inucnn» cbtUîppe tut fintroc acerai;
A*P*F*Satyra9t liber finit fattatct*
Erbardi TeCcalHcbon ad germanos Ubcarios tngenuos* Ecce tibi panceps Utyto^ codice patuo
Perfius.'arte noua impreffus.'d ingénue»
Falices tglë alemannos'acce magiftca Qui (hidia ocnantes^fetttf in adea gcadum*
Dernière page au Perse, extraite d'un exemplaire conservé dans la Bibliothèque de Bâie.
en une belle miniature, empiétant sur les onze premières lignes, et dans laquelle se détache un écusson à fond d'or, aux armes de Georges I de Bade, surmonté d'une crosse d'évôque, et supporté par quatre femmes-attributs.
On remarque une correction faite à la main à la vingt-deuxième ligne de la lettre de J. Heynlin à G. Fichet; le compositeur avait mis le mot gratissimus pour celui de grauissimus ; on a transformé le / en u.
Cet exemplaire provient de la collection de La Vallière.
Le deuxième exemplaire de la Bibliothèque Nationale (1) contient toutes les matières comprises dans le premier ; il est relié en maroquin rouge avec les Tusculanes dont nous nous occuperons. C'est un exemplaire magnifique, à pleines marges et fort bien conservé, mais il est très incomplètement orné. Les grandes initiales des tètes des livres et chapitres sont peintes en couleur rouge ; quelques-unes manquent ou ne sont qu'ébauchées ; dans le corps du texte, elles ne sont pas faites et leur place est laissée en blanc ; les capitales sont marquées en jaune d'un coup de pinceau, et les alinéas qui ne sont pas en belle ligne sont désignés par un signet rouge.
Les livres du Traité des Devoirs sont numérotés I, II, III, à l'encre rouge, au centre de la marge
(1) Bîbl. Nul., Réserve * E. 3.
supérieure de chaque recto de feuillet. Les quatre Traités qui suivent ont leur titre respectif écrit à l'encre rouge en tête de chaque recto de feuillet.
Le troisième exemplaire est incomplet, nous l'avons dit (1) ; il y manque le Somnium Scipionis, lacune non observée jusqu'à ce jour; deux feuillets blancs remplacent ce traité. Ce volume est relié en maroquin rouge et est doré sur tranches. C'est celui qui porte la note dont nous avons parlé, constatant que son premier possesseur l'a acheté en 1472.
Cet exemplaire est plus orné que le précédent ; on semble avoir eu d'abord l'intention d'en faire un exemplaire de luxe, car il est réglé. Toutes les lettres initiales s'y trouvent peintes en couleur rouge, et celles de la première page du De Senectute et des Paradoxa sont exceptionnellement ornées.
De nombreuses annotations s'y trouvent dans certaines parties, spécialement dans le premier chapitre du De Senectute; elles sont d'une écriture postérieure au xv*' siècle.
Cet exemplaire paraît avoir été formé avec les premières feuilles tirées, car on y remarque une faute qui a été corrigée pendant l'impression dans le tirage des précédents. Le mot officiosissimo est écrit dans celui-ci, officiosimo, à la vingt-quatrième ligne de la lettre de G. Fichet à J. Heynlin, et cette ligne se termine par le mot nihiL Dans les autres
(1) Bibl. Nat., Réserve * E. 6.
exemplaires, on a rétabli le mot officiosissitno et, pour gagner la place nécessaire, on a fait passer la seconde syllabe de nihil à la vingt-cinquième ligne, de telle sorte que celle-ci, qui commençait par oîno, ainsi qu'on le voit dans le troisième exemplaire que nous décrivons, a commencé dans les autres par hil olno ; cette correction en a même nécessité une autre à la vingt-sixième ligne qui se terminait par Non qu'on a transformé en A^, détail qui n'a pas encore été signalé, croyons-nous.
Ces corrections ont fait penser à quelques bibliographes qu'il y avait eu deux tirages des Devoirs de Cicéron dans l'atelier de Sorbonne. Il est plus probable que les corrections ont été faites pendant l'impression, ainsi que parfois il arrive encore de nos jours. Du reste, la correction du mot grauissimus, à la vingt-deuxième ligne de la lettre de J. Hcynlin à G. Fichet, est faite à la main dans le troisième exemplaire comme dans les autres ; ne peut-on pas supposer que J. Heynlin, s'il avait revu la composition pour un second tirage, se serait aperçu de cette faute et l'aurait aussi corrigée typographiquement?
Le volume des Devoirs de Cicéron se trouve, dans la Bibliothèque de Bâle, relié avec les Tus-culanes en tète et un autre ouvrage aussi imprimé en Sorbonne, et que nous retrouverons plus loin, les Devoirs de saint Ambroise (1). Cet exemplaire
(1) Bibl. de Bâle, C. B. 1. 13.
provient de J. Heynlin, comme ceux des ouvrages auxquels il est joint; c^est la Chartreuse de Bâle qui a fait relier le tout ensemble ; il est conforme au premier de la Bibliothèque Nationale ; comme celui-ci, il est réglé, mais il ne porte pas d'ornements; les têtes des chapitres ont été laissées en blanc pour être écrites à la main, ce qui n'a pas été fait.
La bibliothèque de lord Spencer possède aussi le traité des Devoirs.
L'édition des Devoirs de l'atelier de Sorbonne est citée dans le catalogue de La Vallière (1) ; nous avons dit que l'exemplaire de cette collection était celui de l'évêque de Metz, qui appartient aujourd'hui à la Bibliothèque Nationale, et qui a été payé 450 francs.
Cette édition est citée aussi dans le répertoire de Hain, n^ ^CTI^ et dans Panzer, tome II, page 273. Brunet fait connaître différents prix auxquels ont été vendus les Devoirs de Cicéron : avec les Tusculanes, 452 francs, Brienne-Laire, et 480 francs en octobre 1825 ; sans les Tusculanes, 25 liv. 14 sh. 6 d. Sykes, et 8 liv. 18 sh. 6 d. Heber.