LE MYSTÈRE GLOROPHYLLIEN LT
thétique, il correspond à l'anhydride CO: one
électrique sur l’anhydride carbonique (CO?) seul ou mélangé d'oxygène. Cet acide percarbonique (qui serait égal à CO *? + H? 0) se décomposerait sponta-
carbonique et eau oxygénée; substance qui, en se décomposant, serait la source de dégagement
. d'oxygène. -
L'expérience suivante due à Bach paraît appuyer
. ces conceptions. Le passage de l’acile carbonique
… de l’aldéhyde formique. Ce résultat ne se produit que
(humide) à travers une solution à 1,5 pour cent d’acétate d’urane, placée dans une cuve de verre
transparente, détermine la formation d’un précipité:
jaune de peroxyde d'uranium, et la solution contient
sous l’influence de la lumière. Il regarde, dans ce cas, la décomposition de CO? comme liée à la produc-
tion d’eau oxygénée (H°0?) et d'aldéhyde formique.
Ce résultat à été contrôlé par MM. Usher et Priestley
{il avait été nié par Euler). Ces deux auteurs ont
- montré, en outre, que l’on peut décomposer la solu-
È optique, sans agent réducteur, en fournissant l’éner-
tion aqueuse d'acide carbonique, sans sensibilisateur
» gie de deux manières : 1° en bombardant avec des
: sant à la lumière émise par la lampe à mercure (ce dernier résultat confirmé par MM. D. Berthelot et
rayons « et 8 de l’'émanation du radium; 2° en expo-
Gaudechon).
En ajoutant à 200cc. d’eau distillée, saturée de.
1 0,001cc. de radium, on obtient au bout de quatre
| semaines la preuve de l'existence de formaldéhyde: « par la méthode de Schryver (1), et par l’oxyde de tita-
re
…. (1) 10 cc. de liquide contenant le formaldéhyde, additionnés … de 2cc. de solution de chlorhydrate de phénylhydrasine frai-- » chement faite et uue solution à à pour cent de ferricyanure de Mets par addition de 5ec. d’acide chlorhydrique, on à une
L brillante coloration rouge.
ve, p à % £ ï
#8. | ORIGINE DE LA VIE SUR LE GLOBE .. nie
nium en dissolution dans l’acide sulfurique on met en évidence l’eau oxygénée (1). :
M. Harvey Gibson (1908) tend à prouver que le formaldéhyde est actuellement produit par les plantes vertes et il a imaginé pour l’action photochimique une théorie photo-électrique. Les rayons lumineux absorbés par la chlorophylle sont transformés en énergie électrique et c’est grâce à l’intervention de cette dernière que s'effectue dans la cellule la décomposition de CO'H?, avec formation de formaldéhyde. Des feuilles de Capucine sont
coupées en petits morceaux et secouées dans del’eau
saturée de gaz carbonique. La présence du formaldéhyde est établie par la méthode suivante : on verse dans un tube à essai 1 ce. d'acide gallique à 5 p. 100 dans l'alcool absolu, puis 3 cc. d'acide sulfurique concentré, de façon que les deux couches liquides ne se mélangent pas; si l’on fait ensuite
couler le long de la paroi du tube précédent un peu
du liquide filtré résultant de l’expérience avec la Capucine, la formation d’un anneau bleu au contact
des deux liquides témoigne de la présence du for- «
maldéhyde. La quantité d’aldéhyde formée est en relation définie avec l’intensité lumineuse; la profondeur de la teinte bleue annulaire est variable,
intense à la lumière diffuse, faible ou absente à la lumière très faible; comme Pollacci (1904), il admet que l’optimun lumineux correspond au quart de
l'intensité de la lumière directe. En faisant passer
un courant électrique dans l’eau distillée saturée de
gaz carbonique, en se servant d’électrodes en cuivre ou en platine, on constate dans quelques cas la for-
mation de formaldéhyde, mais pas d’une manière -
(1) Kernbaum ({C. R. Acad. sc. t. 148, 705, 1909; t. 140, 110 et.
273) a constaté que par l’action sur l’eau des rayons B et de la lumière ultra-violette, il se formait H; H?0? est décomposée. Ceci amène à rappeler les hypothèses de Stoklasa sur la décomposition de CO? dans les plantes,
constante ; avec une décharge électrique, la présence de formaldéhyde par la réaction précédente (acide gallique-acide sulfurique) fut constatée dans chaque cas. Or les recherches de Kunckel (1882) et de Haake (1892) ont montré l’existence d’un courant électrique dans les organes des plantes vertes et Klein (1898) a établi que ce courant variait d'intensité avec ledegré de la luminosité. Selon M. Harvey Gibson, les courants électriques sont l’expression de la transformation des rayons absorbés par la chlorophylle. On sait que, derrière une feuille verte qui absorbe toutes les radiations actives de la lumière, une deuxième feuille n’assimile plus. [Nagamatz (1886), Griffon
(1900)}; or, dans ses conditions, M. Harvey Gibson n'observe pas la formation de formaidéhyde ; dans une feuille éclairée dans les conditions précédentes, le courant électrique cesse, pour réapparaitre si l’on éclaire avec le bleu violet et devient aussi intense que dans la lumière blanche, si l’on emploie la lumière rouge. Il est à peine utile de rappeler, à ce propos, quel est le spectre de la chlorophylle
(2 parties absorbées : raies intenses dans le rouge.
orangé, raies étalées diluées dans le bleu-violet) et
. Jes expériences classiques d'Engelmann à l’aide des
bactéries avides d'oxygène qui montrent, sur une Algue exposée à un microspectre, que le dégagement d'oxygène (par conséquent l'assimilation, donc
la décomposition de CO?) a lieu à l’endroit desrayons
absorbés.
Le question très importante de savoir si la chloro-
phyile peut produire les phénomènes d’assimilation :
du carbone en dehors de la plante est encore discutée. M. Regnard (1880-1885) avait admis que des copeaux de bois imprégnés d’une dissolution de chlorophylle dans l'alcool sont susceptibles de dégager de l'oxygène; ce résultat a été mis en doute par Jodin et Pringsheim. M. Friedel et M. Macchiati sont revenus sur cette question, mais de nouveaux adver-
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saires se sont dressés (Herzog, Harroy). MM. Usher et É
Priestley ont imprégné de la gélatine avec un extrait
éthéré de chlorophylle et ils ont recherché l’apparition du formaldéhyde après une exposition à la
lumière : ilsaffirment qu’ils y sont parvenus; ces pelli- R
cules chlorophylliennes leur ont servi à mettre enévidence le dégagement d'oxygène à l’aide de la méthode des Bactéries lumineuses (méthode de Beijerinck). Ils