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sont amenés à admettre le rôle d’uneenzyme quiagit …
sur l’eau oxygénée. On place des £’lodea dans une solutionétendue d’eau oxygénée, le dégagement d'oxygène se produit aussirapidement à la lumière qu’à l’obscurité. Si on tue le protoplasma par l’eau bouillante, iln’y a plus aucune action sur l’eau oxygénée. Le même résultat se constate en employant un poison comme le chlorure de mercure. Dans ces deux derniers cas, on tue le protoplasma et l’enzyme. On peut
se borner à tuer le protoplasma en respectant :
l'enzyme, on y parvient par l’action du chloroforme : alors l’eau oxygénée est encore décomposée et l'oxygène continue à se dégager.
Cette enzyme, qui est désignée par les auteurs précédents sous le nom de catalase, n’est pas exclu-
sivement localisée dans les grains verts, maiselley …
est plus concentrée et plus active : le jus vert obtenu
en pilant les feuilles fraiches dans un mortier est plus actif avec l’eau oxygénée que le jus vert filtré. |
On a pu préparer sous forme d’une poudre brune cette diastase, et, en solution aqueuse additionnée d’eau oxygénée, on a un dégagement d'oxygène.
Dans ces films chlorophylliens, avons-nous dit, plus haut, on a pu mettre en évidence la formation de formaldéhyde. Il est vrai que l’on a objecté que la gélatine pouvait en produire(Ewart), aussi M. Schryver
a-t-il cherché à lever cette objection, en n’employant que des pellicules vertes sans gélatine avec la chlorophylle seule.
Par contre M. Warner affirme notamment que la
LE MYSTÈRE CLOROPHYLLIEN ot
décomposition des films chlorophylliens tient à l'influence de l'oxygène de l'air et n’est pas causée par le gaz carbonique. Ils ne produisent pas de formaldéhyde dans une atmosphère d'azote ou dans le gaz carbonique seul, sans oxygène. M. Willstätter est revenu récemment et longuement sur cette qu°stion de la formation du formaldéhyde et jamais iln’a pu en constater la présence, sauf dans quelques cas et en quantité toujours faible (en empioyant les chlo-
rophylles pures'. |
Ces résultats négatifs enlèvent aux affirmations si catégoriques de MM. Chodat et Schweizer beaucoup de leur netteté (4915) : 1° La chlorophylle en présence du gaz carbonique produit l’aldéhyde formique dans la lumière ; 2° dans les mêmes conditions elle produit proportionnellement de l’eau oxygénée. Relativement à la preuve à fournir de la formation d’eau oxygénée, ils préconisent l’emploi d’un système péroxydase et substance oxydable (pyrogallol, émulsion de guaiac); ils remarquent que « la péroxydase est un réaclif précieux pour suivre la marche de la photolyse de l'acide carbonique et de l’eau par la chlorophylle (in vitro) ». Selon eux, « la catalase des feuilles vertes sert à décomposer l’eau oxygénée, produit accessoire de la photolyse, au cours de laquelle l'oxygène atomique apparait. »
Malgré les objections de MM. Willstätter et Stoll se rapportant à la production du formaldéhyde, quand ces auteurs entrent dans les considérations théoriques, en vue d’éclaircir le mystère chlorophyllien, on s'aperçoit qu'ils sont ramenés, presque par une force invincible, vers les conceptions ordinaires. Ils y ajoutent, il est vrai, des complications nouvelles. Selon eux, il y a d’abord union de la chlorophylle et du gaz carbonique; puis, sous l'influence d’un deuxième facteur interne, de nature enzymatique, il y a une dislocation du composé chlorophylle + CO, formation d’un produit intermédiaire, avec dégage-
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