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inférieurs, des Paramæcium caudatum; à l’obscurité

cette addition n’a rièen de nuisible ; sous l'action de la lumière solaire, les Infusoires sont tués. Des résultats analogues ont été obtenus avec des plantes (Spirillum volutans, Algues, plantes supérieures) — [recherches de Metzner (1909), de Gicklhorn (1914)]. De pareilles substances photodynamiques peuvent exister dans les graines de Maïs (zéochine, matière bleue, fluorescente) et une action semblable se manifeste avec «Iles sur les Paramécies. Il semble même qu’une maladie rapportée à la nutrition du Maïs, la pellagre, est en relation avec le rôle de cette même matière.

La chlorophylle peut être comparée aux substances précédentes, car elle produit les mêmes effets (Hausmann 1909, Hausmann et Portheim 1909) : en présence de la lumière, les Paramécies sont également tuées comme avec l'éosine. Si 0,2 ccm. d’une dissolutior de chlorophylle (à 0,05 p. 100 solution de chloro- phylle cristallisée dans l'alcool méthylique) sont ajoutées à 5 ccm. de culture de Paramécie, en Ai minutes au soleil ces petits animaux sont Lués ; l'obscurité, au bout de 72 heures, de OR Infusoires sont encore en vie.

L'action qui se produit ainsi est une action oxydante, à la suite d’une formation intermédiaire

d’éosine-peroxyde. On en a des preuves diverses, …

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entre autres par les expériences suivantes réalisées par M. Noack. L’extrait aqueux de Fève contient un corps oxydable du groupe des mélanines (voisin des tyrosines, tryptophane, etc.) ; en le mélangeant à des. doses très faibles d’éosine, on voit la liqueur brunir si l’on expose à la lumière et d’autant plus vite que l'éosine est plus concentrée. La coloration est toujours forte surtout sous la surface ; à l’obscurité ce changement de teinte n’a pas lieu. Avec l'extrait d’Alœ soccotrina, on obtient des résultats analogues. mais le pigment qui se forme est rouge au lieu de noir. Si on ajoute du bisulfite de soude, c’est cette dernière substance qui est oxydée et le chromogène ne change pas de teinte. Si l’on compare l'effet de l’éosine à celui de l’eau oxygénée (un oxydant énergique), on s'aperçoit qu'une solution éclairée d’éosine oxyde plus fortement que H?0?. Si l’on essaie l'effet sur un chromogène de Fève d’un mélange de sulfite et d’eau oxygénée on constate que le sulfite empêche l'oxydation du chromogène par cette matière oxydante, qui agit sans intervention du rayon lumineux.

Les substances photodynamiques agissent donc sous forme d’un produit peroxyde qui se montre: actif comme un poison pour les cellules de Paramé- Cies, exactement comme l’eau oxygénée. Mèmes résultats dans les recherches sur la Vallisnérie spirale, curieuse plante aquatique chez laquelle les mouvements protoplasmiques sont si accusés. Addi-

Cr , 4 d’ , ° tionnant l’eau où elle se trouve de T.000 éosine et

exposant pendant quarante minutes à la lumière, le

mouvement cesse ; mais si cette matière fluorescente est mélangée de sulfite de soude, au bout de sept heures à la lumière le mouvement du protoplasma est toujours normal.

Si l’on répète avec une solution de chlorophylle de Selaginelle l’expérience faite plus haut avec l’Aloe soccotrina, on voit apparaître au bout de 40 minutes

une couleur rouge clair (comme contrôle, sans chloro-. phylle le rougissement ne se produit pas). La solution

au début était légèrement verte par addition du pig-

ment chlorophyllien, mais avant l'apparition du rou-

gissement la coloration verte disparaît. Il ne s’agit

donc pas, à proprement parler, d’une action de [x

chlorophylle mais de ses produits de dislocation

nés à la lumière.

Le lien de tous ces phénomènes avec celui de Passimilation se manifeste par l'expérience suivante ©: une pousse d’Zlodea est additionnée d’une solution à 1 p. 100 de bicarbonate de potassium et maintenue éclairée, on contaste un dégagement régulier de bulles d'oxygène pendant plusicurs heures. — Ajoutant du -sulfite de soude (1°/, KHCO? — 0,2 °/, Na2SO), au bout de deux minutes le dégagement de bulles

d'oxygène cesse et ceci se maintient sans changement au bout de 30 minutes,

L'expérience suivante de Wislicenus (4948) est intéressante à citer : on additionre le bicarbonate de potassium d’eau oxygénée ; après quelques minutes. Je dégagement de gaz s’accuse, d’abord de l'O pur, . puis O + CO?, pendant que dans la solution la pré- ..Sence d’acide formique est constatée.

La résonance de la chlorophylle s’accuse par le :

«Caractère peroxyde qui se manifeste comme dans le -<as de l’éosine. Il y a lieu de distinguer deux stades «dans son action : 1° une isomérisation de CO? sous forme d’une combinaison peroxyde de chlorophylle &t de CO? par suite d’une résonance, 2° une réduction photochimique de cette combinaison isomère.

L'étude un peu longue qui vient d’être entreprise

ne nous éloigne pas du problème que nous abordons

dans le présent ouvrage si nous remarquons que la

chorophyile est une des substances vitales primitives, -

puisque l’on à trouvé des traces de l'existence des

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Algues, c’est-à-dire de végétaux verts, avant le Cambrien (Walcott, 1915).

La physiologie de ia chlorophylle qui existait il y a un nombre incalculable d'années était-elle aussi complexe que celle que l'on vient de mentionner dans ce qui précède? C’est vraisemblable. Déjà dans ces phases primordiales d l’évolution terrestre, la vie résultait d’un enchevêtrement presque inextricable de phénomènes chimiques et physiques : l’électricité, la fluorescence, la résonance intervenaient à chaque stade de ses manifestations.

Y a-t-il eu des étapes dans la formation de la matière verte ? C’est très probable. On pourrait être tenté de penser, d’après certains faits récemment acquis (1) que les Bactéries sont plus primitives que les Algues, c'est là une opinion qui a été formulée par M. Osborn (1918) mais les données actuelles de la Géologie n’appuient pas, pour le moment, cette manière de voir puisque des formations calcaires

tout à fait à la base du précambrien comme celles

des séries de Grenville, auxquelles’on attribue 60 millions d’années d'âge, sont regardées comme d’origine algologique (2).

En résumé, bien que la physiologie chlorophyllienne soit 4 d’être entièrement éclaircie, on entrevoit le rôle merveilleux que joue la Or

solaire dans la feuille verte; on soupçonne com-

ment l’ardeur brülante de la lumière issue de l’astre du jour a pu, à l’aide de l’humidité et du gaz carhonique de l’atmosphère, additionnés des substances salines du sol, notamment des azotates, produire la matière vivante. Il est vrai que dans les expériences qui sont réalisées dans le laboratoire, cette matière vivante préexiste. C'est elle qui est

(1) Notamment la production de l’acéthylIméthylcarbinol par les Bactéries comme par les plantes vertes (p. 56).

* (2) Osborn, p. 103. Voir PirRssON ét ScHEUBERT. A Textbock of Gcology.

l’ouvrier produisant le travail, travail compliqué, minutieux, délicat, dont nous commençons seulement à entrevoir le mécanisme ; les matériaux mis en œuvre nous paraissent très simples, ils sont parmi les moins complexes que nous rencontrions dans là nature; c'est comme cela que cette idée s’incruste de plus en plus dans notre esprit que cet acte de l’assimilation du carbone a dû être un des premiers dans l’évolution de la vieterrestre, peut-être le premier. Ilest vrai

que sans l’ouvrier, bien que la matière ouvrable soit

toujours là largementà notre disposition,noussommes impuissants à réaliser la synthèse. Nous arrivons ce-

pendant, à l’aide d'artifices grossiers, à imiter diffi- …

cilement et de loin certains des gestes que le travail-

leur mystérieux exécute avec rapidité, avec aisance,

avecune promptitude de succession et d’enchaîinement qui tient du prodige. Co sont là des résultats très importants et les chimistes et physiologistes qui ont été les initiateurs ont lieu d’être fiers; mais c’est un levier, c'est une bielle, c'est une roue qu’ils ont pu

forger et ce qu'il nous faudrait c’est la machine tout.

entière en marche sous la conduite du mécanicien. C'est même quelque chose de plus, c’est la machine fonctionnant indéfiniment après la chiquenaude initiale du Grand Moteur de Descartes.

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