LA SCIENCE DE LA VIE
La science positive ne doit se laisser effrayer par aucun problème, mais elle se résigne à renoncer peutètre provisoirement à l'étude des questions qui paraissent insolubles : la recherche de la production de ‘: la matière vivante rappelle à l'heure présente la poursuite de la pierre philosophale. Autrefois, surtout pendant l'antiquité et le Moyen âge, beaucoup d’observations erronées ont été invoquées comme plaidant en faveur de la génération spontanée. C'était une manière simple de résoudre la question de l’origine de la vie. Malheureusement tous les faits de cette nature ont été successivement reconnus inexacts. On peut suivre, depuis l’époque mycénienne (avant Homère) jusqu’à la Renaissance (Aldrovandi, Sebastien Münster, etc.) les métamorphoses invraisemblables d’une légende qui faisait naître des Oiseaux sur des morceaux de bois rejetés comme des épaves des profondeurs de la mer. Au xvu° siècle Van Helmont, au xvii*, Needham, au xix°, Pouchet se sont acquis une mauvaise renommée, malgré le mérite qu'ils avaient par ailleurs, parce qu'ils s'étaient fourvoyés sur cette question de la génération spontanée en invoquant des exemples tout à fait inexacts
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