TOME V
3o6 RELIGION CHRÉTIENNE.
étable ; Dieu qui avait ses disciples et ses martyrs comme Christ, et dans la religion duquel on retrouve les sacremens de baptême , de pénitence , de confirmation , l'eucharistie avec ses paroles mystiques , le dogme de la résurrection, des vierges , et la loi de continence , l'usage d'un signe sacré dont ses disciples marquaient leurs fronts. Nous avons vu ce Mithra , dont le culte était né dans les pays qui nous fournissent l'explication du fameux serpent auteur du mal , et où nous trouvons le premier des signes du zodiaque appelé agneau, nom symbolique du réparateur, et une sphère qui place dans les bras de la vierge céleste le jeune enfant appelé Christ ; enfin dans ces pays dont le soleil était la grande divinité , nous avons vu , dis-je , ce soleil , Dieu-Mithra , non-seulement naître comme Christ et le même jour, mais mourir , être enseveli , pleuré comme lui , et enfin ressusciter, et ses prêtres dire au peuple que la mort de leur Dieu a fait leur salut. Nous ne nous sommes pas bornés à ce seul trait de ressemblance qui se trouve entre l'ancienne religion des Perses et la nôtre ; nous en avons suivi les traces jusque dans les pratiques religieuses qui se sont perpétuées en Perse $ nous y avons vu la fraction du pain qui s'y célèbre à l'équinoxe de printemps , et la distribution qu'en fait le roi aux seigneurs de sa cour , à peu près de la même manière dont le Christ établit son eucharistie. Nous avons retrouvé chez eux, dès la plus haute antiquité , les fables théologiques de la chute des anges, les combat des anges des ténèbres contre ceux de lumière \ des opinions semblables aux nôtres sur le paradis et l'enfer ; un ordre hiérarchique absolument semblable au nôtre : enfin, une ressemblance parfaite entre les constitutions ecclésiastiques