‹ Origine de tous les cultesChapitre 167 sur 180 · TOME · texte numérisé non relu

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et avec la balance. Aussi les sphères orientales d'Aben- Ezra, rapportées par Scaliger, ne peignent-elles que des dragons en aspect avec la fin de la vierge et avec la balance. Ce sont ces apparences astrologiques qui retraçaient les tableaux mystiques des cérémonies secrètes d'Isis , de Cérès , de la bonne Déesse , etc. , que Jean nous a présentées ici , et que nous avons projetées dans notre planisphère. Latone était mère du soleil ; Isis était mère d'Orus ou d'Apollon. Mais Orus et Apollon étant une même divinité , comme l'ont reconnu les Grecs , Latone et lsis , leur mère , sont donc une même divinité , et Typhon, ennemi dlsis et d'Orus , comme Python est ennemi de Latone et d'Apollon , est donc également le prince des ténèbres , désigné par le serpent qui tous les ans les ramène en automne ; et conséquemment c'est le même fond astrologique et théologique diversement brode. La femme de l'Apocalypse , accompagnée du soleil et de la lune , fuyant devant le dragon qui attend qu'elle soit accouchée , est exactement Latone , mère d'Apollon et de Diane qui, prête d'accoucher, fuît devant le dragon Python , et cherche un asile dans une île déserte , comme ici la femme de l'Apocalypse prend des ailes (a) pour se sauver dans le désert et se dérober aux poursuites de ses ennemis. C'est traitx»oifr trait la même fable.

Cette femme , ^ans l'Apocalypse , est supposée d'abord éprouver les douleurs de l'enfantement (b) , et eusuite accoucher d'un enfant mâle qui doit gouverner toutes les nations , et qui fut enlevé vers le trône de Dieu. Tous les interprètes y ont vu Christ et la vierge sa mère ^ et c'est effectivement l'idée naturelle qui se présente ,

(«0 Apocalypse, c. »3,t. Cet 14. — (6) Ibid., v. ta, t. 5.

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ou plutôt il ny a pas de doute que ce ne fût là l'image qu'a voulu nous présenter l'hiérophante.

Or, la vierge des constellations, l'Isis mère d'Orus , est effectivement cette fameuse vierge , mère du Dieulumière , comme nous le faisons voir dans un autre endroit de cet ouvrage auquel nous renvoyons le lecteur. Nous nous bornerons ici à dire que la vierge céleste , dont le ciel rious offre le tableau à 1 equinoxe de printemps avec l'arche céleste et le serpent, était effectivement représentée dans les anciennes sphères avec tous les caractères de celle de l'Apocalypse, cest-à-dirc comme une femme nouvellement accouchée et tenant entre ses bras un jeune enfant qu'elle allaitait, et qui a tous les caractères de Christ. Voici comment s'exprime la sphère des Perses ou des mages, au premier décan de la vierge céleste (a) : F'irgo pulchra, capilliiio prolixo , duos spicas manu gestans , sedens in sïliquastro , educans * puerulum , lactans et cibans cum. Capot bestiœ. Et la sphère barbare ajoute : Pars caudœ draconis..

L'Arabe Alboazar ou Abulmazar va plus loin (b)\ il nous donne , d'après les anciennes traditions des Perses , le véritable nom de cet enfant \ c'est , suivant lui , celui que quelques-uns appellent Jésus , et d'autres Christ , comme nous l'avons vu dans notre chapitre de la religion chrétienne , où nous avons rapporté ce passage (c).

On y trouve , comme dans l'Apocalypse , un enfant nouveau-né, porté sur un trône élevé et entre les bras

(a) Scâligcr. Not. ad Manil., p. 341. — (A) Carias, p. 75; Kirker. < EtTip., t. 1 , p. %o\ j Riccioli Alnug., p. 4<>t;Sclden , sjotag. 1, p. io5. — (c) Ci-:1e»Mi«, t. 3.

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d'une femme nouvellement accouchée, qui l'allaite. Et cet enfant , c'est Jésus , c'est Christ , le Dieu qui doit , comme l'enfant de l'Apocalypse , régner sur l'Univers. Peuton désirer plus de ressemblance ? C'est ce jeune enfant , image du soleil naissant an solstice d'hiver, à minuit, le a5 décembre, dont les Perses célébraient la naissance ,

comme on le voit par les anciens calendriers qui fixent à ce même jour natalis solis învicti, et dont l'effigie fut placée par eux dans les premiers degrés du signe qui , par son ascension à minuit , le a5 décembre , fixait l'époque de cette naissance. C'était comme l'horoscope du Dieu-lumière qui commençait sa carrière avec l'année , èt qui devait au printemps, sous le signe de l'agneau , faire triompher le jour sur la nuit , et réparer la Nature dégradée par l'hiver.

La vierge céleste a encore deux autres caractères qui lui sont communs avec cette constellation , sans parler % du serpent on du dragon qui les suit toutes deux , et dont l'image , dans les sphères anciennes , accompagnait toujours la sienne. Le premier de ces deux caractères , ce sont les ailes (a). L'auteur Je l'Apocalypse dit qu'il fut donné des ailes à la femme ou à la nouvelle accouchée, à l'aide desquelles elle s'envola dans le désert. Il suffit de jeter les yeux sur un globe céleste pour se convaincre que la vierge y est toujours représentée avec des ailes. Tous les astronomes anciens qui ont parlé de cette constellation font mention des étoiles des ailes de la vierge. Aratùs (6) et tous ses commentateurs lui donnent des ailes. Aratus dit qu'elle 6'envola loin des demeures des mortels au commencement de l'âge d'airain,

(a) Apocalypse, ▼. 14. — (b) Arat., 117.

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c'est-à-dire au moment où les géans à pieds de serpent entraient dans le monde.

Le second caractère, c'est sa retraite dans Je désert , loin du dragon ou de l'ancien serpent qui avait séduit le monde. La vierge des constellations , suivant Àratus , voyant le crime s'introduire dans l'Univers , se relira dans les montagnes , et y vécut dans la solitude. Il lui doune même l'épilhète de solitaire.

Le prêtre ou l'hiérophante Jean a donc conservé à sa femme mystérieuse tous les traits que l'antiquité mythologique avait donnés à la vierge de nos constellations. Ces traits étaient parfaitement connus ; car il n'y a point de constellation, suivant (a remarque de Théou (a) , sur laquelle on ait fait au^it de fables. La raison en est simple : elle présidait, pafson lever à minuit, à l'ouverture de l'année solsticiale, et, trois mois après , à l'équjnoxe de printemps, par son lçver à six heures du soir ou au commencement de la nuit. Ces liaisons avec les deux principales époques du temps durent lui faire jouer un grand rôle. Joignez à cela que son lever béliaque en automne annonçait aussi le commencement de cette sai • son et la retraite du soleil. Elle dut donc être un personnage important sous le nom d'Isis , de Cérès , etc.

Le fleuve que la terre engloutit (6), et que le dragon ou le serpent vomit pour submerger la femme , est pareillement une des constellations qui se trouvent en aspect avec la vierge. Les astrologues l avaient uni à ce signe, à cause de la coïncidence de son coucher avec le lever du signe de la vierge. Elratosthène , Hipparquc et les calendriers imprimes dans le tome III de l'Urauologîe

a) Tiuou Comm., p. 1 19} ibîd., p. 118.— {b. Apoc , v. i5-

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du père Petau , mettent sous l'ascension de la vierge le < oueber ou la disparition des étoiles du fleuve d'Orion ou de TÉridan céleste ; cl il suffit de placer un globe de manière à ce que la vierge soit le premier signe ascendant à TOrient pour s'assurer de la vérité de cette apparence. On doit surtout se rappeler que c'était par des observations de cette nature sur le lever ou le coueber des constellations extrazodiacales , qui coïncidait avec ceux des signes , que les anciens fixaient la marebe du temps, et groupaient un certain nombre de figures monstrueuses dont les influences s'unissaient à ebacun des douze signes avec lesquels ils correspondaient par un lever ou un coueber simultané. Ainsi le lever de la tête du dragon ou du serpent, coïncidant avecWcoucbcr du fleuve d'Orion au moment où la vierge se levait tout entière sur l'horizon pour faire place à la balance , a donné lieu à la fiction mystagogique qui suppose qu'à l'instant où la femme, à l'aide de ses ailes , s'envole , le dragon vomit un fleuve • que la terre engloutit (a).

Revenons au dragon lui-même. L'auteur de l'Apocalypse fait paraître dans le ciel , à la suite de la femme , un grand dragon roux (b) qui entraîna avec sa queue la troisième partie des étoiles , et qui la fit tomber sur la terre. Ce dragon s'arrêta devant la femme qui devait enfanter, afin de dévorer son fruit aussitôt qu'elle en serait délivrée. La femme prend la fuite devant lui. Ce dragon est le même serpent, dit -on (c), .qui s'appelle diable ou Satan , et qui séduit l'Univers , c'est-à-dire qu'il est le principe du mal et des ténèbres , l'Abrimane des

(a) Apocalypse, v. i5 et v. 16.— (b) Ihid. 3, 4« — (<0 Ibid., v. 6, 9» »4-

de l'apocalypse. 5 19

Perses. Un des grands génies ou archanges , compagnon du Dieu-lumièrè , vint combattre le dragon (a) et les anges des ténèbres , qui succombèrent et furent vaincus par la force que l'agneau communiqua aux anges de lumière ou aux génies compagnons d'Ormusd. Le dragon est précipité à terre , voit son règne fini , et, après sa défaite, se retire vers les bords de la mer (b). Voilà à peu près le précis de son histoire.

11 n'y a personne <}ui ne reconnaisse à ces traits le fameux Typhon , ennemi d'Isis et d'Orus , celui que les Egyptiens peignaient avec des pieds et des mains de serpent , et qu'ils disaient être roux , suivant Plutarque (c). De là leur haine pour les animaux roux, parce que , disaient-ils , c'était la couleur de Typhon. Judas, suivant quelques traditions, Judas qui trahit Christ était aussi supposé roux. On trouve dans la fable égyptienne un combat d'Orus et de ses compagnons contre un serpent(d) qui poursuivait une femme. Ce combat dura quelques jours , et Typhon fut enchaîné. Toutes ces fables où sont exprimés les combats d'Apollon et de Python , d'Osiris et de Typhon, suivant le même Plutarque (e), sont du même genre , ainsi que d'autres fictions mystiques qu'il n'est pas permis de révéler aux profanes. Il nous est possible d'en faire ici les rapprochemens , et de faire voir que tout cela se réduit aux combats des génies de lumière contre ceux des ténèbres , et que la théologie égyptienne et persanne sur les deux principes en est la base.

Ce dragon peut être le grand dragon du pôle , appelé Python parles astronomes anciens, tels que Théon(/),

(a) Apocalypse, v. 8, i r. — (b) Ibid., v. i8. — (c) De isiAr , p. 3.">9, 3fia. - [ff) lbid. 358. — (#•) ]bid. 36. - (f) Thcon, p. n 3.

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et appelé lils de Typhon par Hygin , fab. 3o. C'est sur lui qu'Hercule appuie son pied ; c'est lui qu'il terrasse. Hercule est le génie solaire revêtu de la peau du lion et de la massue. Ici c'est l'ange (a) ou archange Michel [i54] qu'on nous présente terrassant ce dragon. Je crois que Michel , toujours peint avec le dragon sous ses pieds , n'est que le fameux Hercule grec que les sphères représentent foulant aux pieds le dragon. Tout ce que je sais au moins , c'est qu'on célèbre sa fête an lever de l'Hercule céleste en septembre (£), et que , comme l'Hercule de nos constellations était revêtu de la peau du lion , le Michel des Orientaux , suivant Origène, était peint avec une tète de lion (c). Il y a entre ces deux images bien de l'analogie. Joignez à cela que l'Hercule- Michel se lève avec la balance pour peser les ames, comme il pesa celle de Moïse. On pourrait suivre plus loin les rapprochemens ; mais nous nous écarterions ici de notre sujet. Il parait qu'à l'occasion du dragon dont le lever suit celui de la vierge , l'auteur de l'Apocalypse a inséré la fable de sa défaite par Michel , comme les astronomes grecs et latins, en parlant du dragon du pôle, ne manquent pas d'insérer sa défaite par Hercule. Ainsi on peut regarder ce qui est dit ici comme une anticipa* tion sur le combat de l'ange qui a la clef de l'abîme , et qui défait l'ancien serpent appelé Satan ou le diable , chapitre 20.

Au reste . c'était à cette époque du printemps que Ton célébrait la victoire d'Apollon sur le dragon du pôle ou

(a) Apccal., r. ta , p. 7. — (b) Hygin, t. a, c. 5$ Germante, in Dra. — (c) Orig. cout. Ceis., I. 6, p. S04.

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sur le serpent Python qui avait poursuivi La ton e sa mère.

Les Egyptiens , à pareille époque , célébraient le triomphe d'Ammon ou du Dieu - agneau ou bélier \ et cette fête était accompagnée d'une autre appelée défaite de Typhon , dans laquelle on tuait le crocodile , symbole du mauvais principe (à).

C'est sous le règne d'un certain prince appelé Crios ou bélier, qu'arriva la défaite de Python, jeune biigand d'Eubée, dont les poètes , dit-on, firent un dragon tué par Apollon pour avoir attaqué son templé. On voit que cette tradition allégorique rapportée par Pausanias (6) nous ramène toujours à aries ou au signe sous lequel le Dieu-lumière triompha du serpent du pèle , qui , en automne, ramenait les ténèbres tous les ans. Ce phénomène astronomique a été rendu par mille fables , mille contes différens.

Les Perses également , à la fin de leur année, quelques jours avant l'équinoxe de printemps (c) , détruisent les productions du mauvais principe Àhrimane , et marquent tout de rouge , comme faisaient les Israélites à la cérémonie du passage de l'agneau. Ils emploient les talismans qui doivent détourner reflet de la morsure des scorpions, anéantir la force de leur venin (d). On sait que le scorpion céleste dont ces talismans portaient l'empreinte était le signe de Typhon et d' Ahrimane.

Ainsi on voit que partout on retrouve des cérémonies, des fêtes et des traditions qui annoncent la commémora-

fa) Kirker. Œdip., t. a , pars a , p. 760 f etc. — (L) Pansnn. in Phoc. , p. 3aa. — (c) Aoqoctil. Zeod-Àvesta, t. a, p. 577. - {,/) Hyd. H. I. IV rs , p. xr>9.

lion de la destruction du mauvais principe , de ses génies et de ses œuvres , qu'anéantit le principe -lumière en retournant à l'agneau équinoxial, par le sang duquel l'Apocalypse , v. 1 1 , dit que Michel et ses anges vainquirent le dragon et ses anges qui se trouvèrent plus faibles , et qui , depuis ce temps-là , ne parurent plus au ciel. C'est-à-dire que, du moment où le jour reprit son empire sur les nuits, et le bien sur le mal et l'hiver, les génies, à l'influence desquels on devait les ténèbres et le mal périodique de la terre , n'eurent plus aucune action , et qu'Ormusd les enchaîna.

On voit dans la théologie des Perses ou dans le Boundesh (a) , Ahrimane avec ses génies qui , sous la forme d'un dragon , veut combattre la lumière, et qui ensuite vaincu , saute du ciel en terre au mois favardin ou équinoxial (Hyd. p. i4o) , et court du côté du mjdi où il brise le monde et porte les ténèbres et le ravage [i55j.

L'Apocalvpse (&), après le combat de Michel et de ses anges contre le dragon , dit que celui-ci fut précipité en terre et alla faire la guerre aux autres en fans qui gardent les commandemens de Dieu. Il invite les cieux et ceux qui y habitent à se réjouir. Que de ressemblance dans les deux théologies !

Le dragon céleste à ce moment n'a encore que la tète près du bord oriental, et ne se lève qu'après la vierge. Le reste de sou immense corps est à l'occident et touche les montagnes vers le nord, au-dessus de la mer où il ne se plonge pas , parce qu'il est toujours sur l'horizon; mais alors il est dans le plus grand degré de dépression possible. Aussi dit-on qu'il est précipité du ciel , et qu'il

{a) Zjnd-Avesta , t. a, p. 35 1 et 353. — {b) Apocal., c. n , v. o.

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s^arrète sur les bords de la mer. Il se trouve tout entier vejcté hors du méridien vers le bord occidental. Voilà son apparence astronomique. Quanta son état physique, il est sans influence , puisque le mal de l'hiver et les ténèbres vont être détruits par le retour du soleil dans l'hémisphère supérieur.

On Tappelle le grand dragon (à) , parce qu'il est excessivement grand , dit Théon. Virgile l'appelle maximus anguis (b)\ Germanicus Cœsar (c), mirabtie monstrum , immanis serpens; Hygin , fable 3o, immanis draco , Typhonisjîîius. Le même auteur, liv. a, nous dit de cette constellation du dragon : Hic vasto corpore ostendàur, inter duos arctos. Son corps comprend l'étendue de sept signes , comme le remarque M. Hyde (d) ; c'est-à-dire , qu'étant très-près du pôle où les divisions des signes , ou plutôt les cercles de latitude qui les fixent, viennent se réunir, il en occupe sept. Il n'est donc pas étonnant qu'une constellation aussi étendue soit représentée par l'auteur de l'Apocalypse , v. 3 et 4 » comme un grand dragon à sept têtes , qui entraînait avec sa queue la troisième partie des étoiles de la constellation , qui alors tombent toutes vers le couchant. Peut-être même que les sept têtes représentent les sept signes qu'il comprend; d'autres y pourraient voi* ses sept principales étoiles qu'ont remarquées les astronomes arabes [i56] , qui en ont appelé cinq les cinq dromadaires (e) , et les deux autres les deux loups, suivant Bayer, tab. 3. D'autres y verront au^si uue allusion à son influence sur les sept sphères, semblable à celle des sept cornes de l'agneau. Il règftc toujours beaucoup d'ar-

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(«) Thcon. Comm. ad Arat., p. 1 1 3. — {b) Virgile. Georg. 8. — (c) Gemin. Ces., c. 2. — (#/) Hviîr. Comment. a<l Ulugl'cigli , p- «3. — (r) Osius, p. 11a.

bitraire dans ces explications de détail; heureusement elles ne font rien aux grands traits que nous voulons saisir , ainsi qu'aux rapports des masses générales et de l'ensemble de tout l'ouvrage avec la théologie et l'astrologie ancienne. C'est dans les cieux que l'auteur voit cette femme, cl la vierge des constellations s'appelle partout parthrenos ouraniê , ou vierge du ciel ou céleste. C'est dans les cieux qu'il voit le grand dragon , et celui du pôle s'appelle aussi dracôn ouranios , dragon céleste. Nous voyons donc ce qu'on nous montre , et dans le lieu où l'hiérophante appelle nos regards. C'est une remarque que l'on ne doit jamais oublier, et qui doit donner un nouveau degré de vraisemblance au choix des moyens de solution que nous employons pour expliquer les tableaux mystiques du ciel apocalyptique , qui se trouve être le même que le ciel astrologique.

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