C. lit, V. S y U 17, V. 13 , 3-lO
donnent à la bète leur force et leur puissance , qui doivent combattre contre l'agneau et que l'agneau doit vaincre. Elle a une bouche qui blasphème. Dans Daniel (a), des cornes sont aussi arrachées à la bète. Elle avait aussi une bouche qui blasphémait. U est dit dans l'Apocalypse, qu'il lui fut donné le pouvoir de faire la guerre aux saints et de les vaincre , et qu'elle n'ouvrait la bouche que pour blasphémer contre Dieu (b).
# Il est dit pareillement dans Daniel, c. 7, v. ai, que cette corne fit la guerre contre les saints, et avait l'avantage sur eux jusqu'à ce que l'ancien des jours parût ; que les dix cornes sont dix rois (c. 7, v...) dont l'un parlera insolemment contre le Très-Haut et exercera sa puissance jusqu'à un temps, deux temps et la moitié d'un temps, et ensuite le jugement se fera.
L'Apocalypse, c. 1, v..., suppose aussi que la bète reçut le pouvoir de faire la guerre 4* moÎ6, c'est-à-dire, un temps ou un an, plus deux ans six mois. Car, en prenant un temps pour un an , un temps , deux temps et un demi-temps font trois ans et demi , ou 4^ mois , ou autrement, comme il est dit ailleurs, c. 11, v« 3, douze cent soixante jours. C'est à ce nombre que se réduisent ces différentes expressions mystiques de la moitié de sept ans. Enfin , ce qui doit déterminer d'une manière non équivoque la ressemblance des tableaux, c'est que le chapitre suivant, dans l'Apocalypse, nous présente pour premier tableau l'image de l'agneau debout su r la montagne de Sion (c. 14, v. t ), de cet agneau triomphateur de U bète et du dragon } et que l'ouverture du chapitre de Daniel, qui suit celui où, l'on donne la même description
(a) Daniel, c. 7, 8, y. a-20. — (6) Apoc, c. i3, t. 7.
DE l'à.POCALTPSB. SlQ
des quatre animaux, se fait aussi par l'apparition (Taries ou d un bélier debout devant les ma rets.
Cet agneau est évidemment aries placé sur la baleine , et qui monte avec elle , tandis qu'au-dessus de lui , plus au nord , monte un autre monstre composé des attributs de l'agneau et du serpent \ c'est la fameuse tète de Méduse. Ces tableaux, inséparables dans la sphère, ont aussi été réunis ensemble dans l'Apocalypse. En prenant une sphère , on verra que , lorsque la tète du bélier monte sur l'horizon , aries se trouve placé entre la queue de la baleine , plus au midi que lui , et Méduse plus au nord, qui montent ensemble. Aussi la sphère persique qui , au premier décan , met le monstre marin avec te triangle, place au second décan l'autre moitié du triangle avec la tête de Méduse appelée caput dœmonis , comme la nomment les Hébreux , et avec eux une bête , dimidium bestke. La sphère barbare à ce même décan place avec le triangle la téte et les cornes <f aries. Ces cornes d'arias, qui , dans leur ascension , s'unissent à la tète de Méduse et à ses serpens , ont donné lieu aux peintres et aux graveurs de représenter Méduse avec des cornes de bélier , qui s'unissent à des serpens , c'est-à-dire avec les attributs de l'agneau unis à ceux du dragon, comme on peut le voir sur cette agathe-onyx dont nous avons déjà parlé. C'est cet emblème astrologique qui a été désigné dans l'Apocalypse (a) par une seconde bète qui avait des cornes semblables à celles de l'agneau , et qui parlait comme le dragon. Elle exerce toute la puissance de la première bète èn sa présence ; c'est-à-dire qu'elle unit
(a) Apocalypse , t. i i.