BOTES
v l'arbre qui donne la connaissance du bien , c'est Jésus et la «cieoct de » Jésus. » Ainsi le bien et le mal , ou la science du bien et du mal, est une allégorie relative aux deux principes et à leurs mœurs, même chez ceux qui ont rapporté cette fable à la morale plutôt qu'à la physique.
£12] Suivant les traditions juives, chaque monde se détruisait an septième mille, et ne devait durer que sept mille ans ( Basnag. But des Juifs, t. 4t c. 16, p. 117 ). On voit aussi, dans Boulanger ( Despot Orient, p. ia5), que cette chronologie, qui donnait à la dorée do monde six mille ans, était en vogue dans la primitive église , et que Von attendait la fin du monde et le renouvellement de toutes choses sa septième mille. De là Terreur des millénaires et la frayeur universel de l'Europe vers la fin du dixième siècle.
[i3] Cest le mille de l'agneau chez les Perses, ou avril.
Le second sera le taureau ou mai.
Le dernier la vierge ou août.
[■4] Je remarque que la constellation céleste qui lient ce serpent. «■ TOpbiucus, est le fameux Cadmus, et que les cabalistes appellent Adam Kadmon,\e premier homme ( Beausobre , t. a , p. 3 16).
[i5] Ce Samaël est aussi appelé Asmodœus ; ce qui n'est qu'un no» composé de deux noms d'Altrimane chez les Perses qui rappellent taoifc le serpent Asmogf tantôt le Dew ou mauvais génie, d'où l'on Ô Asmog Dew ou Asmodœus,
Suivant les Talmudisles , Ève était si belle que Samaël en devint amoureux , et jouit de ses faveurs. Les rabbins même disent qu'elle eol Cuïn , non pas d'Adam , mais du serpent qui trouva lieu de la seduirt'
£16] Si au contraire on prend pour te serpent séducteur le custos Hesperidam , cela s'explique encore , puisque les étoiles de sa sont appelées parles Arabes les cinq dromadaires ou chameaux (a).
[17] « Ipsa conteret caput tuum, et insidiaberis calcaoeo ejos, » etc. (b). »
[18] Cette femme porte-balance pourrait être prise pour Eve, > moins que l'on ne s'en tienne au passage de Chardin, qui la metdansb constellation boréale de l'homme porte-serpent. Si cela est , je p** drais plutôt VIngéniculus qui écrase le serpent gardien des Hespérkk*lequel mord son pied, que VOphiucus; et peut-être sont-ce ces <fc°l constellations qui ont chacune un serpent, qui soot désignées dans h cosmogonie des Perses sous le nom de Meschia ou de Meschiani, à q* on donne à chacune un serpent. On les dit être nos premiers parerM
(«) Cew., p. lia ; Baj. tJrarel., t. 3. — (*) Gan., e. 1
avoir introduit le mal dans le monde (a). Leur histoire ressemble beaucoup à celle d'Adam et d'Eve. Ils étaient destinés à être heureux, a coudition qu'ils seraient humbles de cœur; mais Ahrimanc corrompt leur cœur. Ils se couvrent d'habits noirs; ils vont à la chasse. Une chèvre blanche se présente à eux; ils en sucent le lait, et ce fut un mal pour eux. Le mauvais génie leur prcsente dn fruit dont ils mangent; par-là, de cent avantages dont ils jouissaient, il ne leur en resta qu'un. Ils tuent ensuite un mouton qu'ils font rôtir. L'épervier en emporte une partie dans le ciel. Enfin ils tirent du lait d'un taureau, et le» mauvais génies deviennent plus pnissans. On les représente ensuite marchant, mais chacun avec un grand serpent. L'un dit à l'autre : « Que je voie votre serpent, car le mien s'élève fortement. » Ensuite Meschianà dit â son frère : O frère Meschia, je vois votre grand serpent qui s'élève comme un drapeau. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'a IVquinoxe d'automne, lorsque les ténèbres se répandent sur la Nature, au coucher du bélier , de la chèvre et du taureau , et au lever dn vautour, quatre animaux nommés dans cette cosmogonie, les deux Hercules Ingénieulus et Ophiucus, ayant chacun un serpent, s'élèvent sur l'horixon et annoncent la dégradation delà Nature.
[19] « Et os tendit mihi fluvium aquee vitœ, splendidum tanquam >» crystallum , progredientem de sede Dei et Agni (6).
» ln medio plate» ejus et ex utrftque parte fluminis lignum vitœ, » afTerens fructus duodecim , per menses singulos reddens fructum » suuuj, et folia ligni ad sanitatem gentium.
» Et omne malcdictum non erit aroplius ; sed sedes Dci et Agni in » illft erunt. »
Le zodiaque était appelé circulas vitœ : c'est par lui et par les planètes qui y circulent que la vie était distribuée à la nature sublunaire, suivant (JceUut Lucaniu.
[?o] Ce livre élait le livre de perfection des gnostiqnes qui Pappe- UientYEittingilc a" Eve. « Vidi arborem ferentem duodecim fructus in » anno, et hoc est lignum vitae. »
[ai 3 H fout bien distinguer ce que nons appelons ici porte de l'empire de la lumière , et porte de celui des ténèbres , de ce qu'on appelait porte des Dieux et porte des hommes dans les initiations anciennes ; ces dernières répondaient au cancer et au capricorne. 11 n'est ici question que de la division tranclianle qui sépare l'hémisphère boréal où les jours exercent leur empire, de rhémisphère austral sur lequel les longues nuits d'hiver étendent leurs ténèbrr*
(m) Boundtsh , p. 378. — (b) Apocalypse ,t n
55o HOTES.
C'était à IVquinoxe de printemps que se faisait osceraus animarwn in regnum lucis , et A celui d'automne dcscensus in tcnebras. CëLit là en partie l'objet des mysté:es dans lesquels le serpent d'automne jouait un grand rôle. On le coulait dans le sein de l'initié, et ou donnait cette filât ion mystique de Bacchits : Serpent genuit taurum , taurus genuit serpentent. Ces idées de mysticité supposent la succession périodique de la lumière et des ténèbres du monde sensible , déjà établie comme objet du culte religieux de tous les peuples qui s'affligeaient de voir le soleil fuir de leurs climats , et qui se réjouissaient à son retour , comme le disent Achille Tatius et Manilius... Voilà le vrai motif des fétès de joie qu'ils célébraient alors : la spiritualité de» mystères vint après, et emprunta les symboles que l'astronomie arait déjà consacrés dans le culte du soleil.
Quoique nous ne donnions pas ici plus d'étendue à la théorie myitique sur la dégradation de l'homme en automne , et sur sa régénération spirituelle par l'agneau, et que nous nous en tenions à celle qui est sensible et physique dans la végétation, il est pourtant certain qoe la première est très-importante , et que sans elle on n'aura que Pécorce des religions, et nullement leur spiritualité, qui est la partie la plu difficile et la plus étendue.
£i3] Les Ha martes [a) , suivant la plupart des interprètes hébreux, adoraient le Créateur sous le nom à'jfzima , et son emblème était celui du bouc, tel qoe le bouc de Mondés en Égypte (b),
Aben-Ezra , dans sa Préface sur Esther , prétend que le Pentateoqw des Samaritains commençait ainsi : « In principio Azima créa vit eœ- » lum et terra m. »
Or, « Azima erat simulacrum simiïitudine hirci, et sic leguntosine* » et sic explicant hoc vocabulum Rabbin i in Sanhedrim. » ( Baal Ami et Rassi.)
[?41 Les Sabéens disaient qu'Adam était l'apôtre de la lune, et que W ciel était une divinité (c).
On prétend que Manichée disait que le serpent qui séduisit È?e. était un génie et un des anges de Dieu ( Tite de Bostres et Beaus. t a. p. 4&7 )• Cela est vrai , si on entend par-là les intelligences des astre» ou les Dieux qui président à l'ordre du monde
[>5] Abrégé du passage de Macrobe : « Hœ autem aetatum diverâU- » tes ad solem referuntur , ut parvulus videatur hiemali solstîtio, qw-
(«) Kirk OEJip., t i, p. 3C8; et S«ld«o, deDii. SyriU, p. 3*7 — (c)Sj9tt «.g. — (c; Maimon., pana. c. açj.
NOTE». 55f
» iem AEgyptit proferuat ex adyto die cerU; qood tune brevissimus i» dics veluti parvus et infans videatur. » L« Chrétiens chantent le jour de Noël : « Parvulus hodiè o-tu» est
Qui lue» auget tramitem ?
[16] Voici le passage de Léon : « Ne tentât or.... vos ajiquibus iterum » seducat inssdiis, et hase ipsa presentis diei gaudia lu» fallaciae arte » corrumpat, illodens simplicibus animis de quorumdam persuasione » pestiferâ , non tara de nativitate Christi, quàm de novi, ut dicent , » solis ortu veoerabilis videatur. »
[a?] Dès le temps de Jules César , on avait fixé le solstice au a5 décembre : ce n'est pas qu'on ne sût bien que le solstice d'hiver ne tombait pas précisément à ce jour-là ; mais quand il s'agit de solennités publiques, on ne se pique pas de suivre des calculs exacts r outre qu'il a paru toujours très-difficile de marquer au juste ce point ou le moment des solstices. Cette remarque est de Beausobre, t. a, p. 697, et peut répondre à ceux qui sont étonné* que cette célébration n'ait pas été fixée précisément au ai. Le même Bcausobre, ibid. p. 798, fait une remarque assez singulière , c'est que les deux équinoxes et lesdeox solstices sont marqués par deux conceptions et deux naissances. La concept tion de Jean-Baptiste au i\ septembre, et sa naissance au a4 ju*° i 'a conception de Christ au a5 mars, et sa naissance au a5 décembre. C'est ce que saint Jean semble avoir insinué lorsqu'il dit en parlant de Christ : « Il faut qu'il croisse et que je diminue m ( Jean, c. 3, 3o }. Beausobre prétend que l'esprit de mysticité a présidé à cette fixation.
£18] (Tertullian. Apologetic. p. la. ) « Alii plané humaniùset veri- » stmiliùs sole m credunt Deura nostrum. Ad Pcrsas si forte députa- » bimur , licet solem non in linteo depictum adoremus , habentes ipsum » utique in suo cljrpeo ( son disque ). Denique indé suspicio quod inno- » tuent nos ad Orienta regionem precari. AEqué si die solis tetitii* » indulgemus, alil longé ratione quam religione solis f etc. » H écarte ce soupçon sans donner de raison, ni combattre celles des autres, qni pouvaient sûrement produire beaucoup d'autres rapports, comme nous allons le faire.
552 JfOTES.
[ao] »n «utre monument, imprimé également dans Hyde-, il * le taureau sous ses deux pieds, et il tient une épèe d'une main, et de l'autre une boule; enfin , il est absolument tel que l'homme monté sur l'agneau mithriaque, que Ton Toit à Paris sur le haut du portail de Notre-Dame, lequel homme porte également la boule symbolique d'une main, le sceptre de l'autre, et est exalté sur l'agneau qu'il a sous tes pieds. Cet agneau, placé sur le frontispice du temple d'isis, mère du Dieu-soleil, qui au printemps triomphe sur l'agneau, appartient aux idées religieuses de l'époque postérieure de la religion mitbriaque, durant laquelle le soleil triomphait a l'équiooxe de printemps, non plus, comme autrefois, sur le bœuf, mais sur le bélier qui avait remplacé le bœuf à l'équinoxc. Cette figure a été détruite lorsqu'on a renversé celles des prétendus rois rangés, au nombre de vingt-huit, audessus du portail.
[3o1 a Narrant gentium fabula; Mithram et Erichtonium, Tel in la- » pide , vel in terrâ, de solo aestu libidiuis esse generatos. »
f3i] J'observe que,- chez les mages, la fêle de la naissance d'un homme, ou le dies natalis, était une grande fête (a). Ils en durent faire une pour le soleil dès qu'ils l'eurent personnifié.
[3?] Cestà tort que l'on a traduit dans l'Orient* Si on fait attention à l'expression grecque , on verra que l'auteur n'a pas voulu dire dans le second verset ce qu'il dit dans le premier, en parlant de l'Orient Dans le premier , il emploie le pluriel pour désigner les régions orientales, au lieu que dans le second, il se sert du singulier h àatxroXn% expression consacrée par les astrologues pour désigner un des quatre points cardinaux de la sphère, et ce que d'autres appellent l'horoscope. D'ailleurs, cette expression, nous avons vu son étoile, est bien dans le •tjrle astrologique. L'origine astrologique de cette fable est t* ncon* conservée dans les traditions du peuple qui voit dans le baudrier d'Orion les trois mages dont il est parlé dans la légende sacrée de Christ. C'est ce qu'on appelle vulgairement les trois rois.
Les Orientaux comptent douze rois mages (6). Ils nomment le premier Zervand , le second Hormisdas, etc. Ils disent qu'ils avaient sent mille chevaux.
C'est une tradition constante chez les Orientaux, que les anges qui enlevèrent Seth, lui apprirent que la naissance de Christ était fixée vers Pan 5,5oo, entre le cinquième et le sixième mille de la durée du monde (c).
(n) Herod., 1. l, c. l3». — (£) Aaseman et Hyde, e, 3l. — (c) Besusobr*,!. h r 334.
On comprend /a aisément l'origine de celte tradition, quand on se rappellera que les Perses fixent la re'volution totale du monde à ra,ooo ans , ie partis dans les douze signes, à commencer par aries ou l'agneau. Le cinquième mille finissait au lion; donc l'intervalle du cinquième au sixième répondait à la -vierge, on au signe qui représente une femme tenant un enfant, quem Jetum et Christian vocant.
l'auste Manichéen, attaquant la réalité delà naissance de Christ, lait cette raillerie sur l'étoile : « Quippè ibi et Stella inducitur, qux » confirmât Genesitn ut rectè Genesidum hoc magis nuncupari possit , » qtiàm Evangelium. » ( Apud August. cont. Faust. I. a, c. i. )
[£3] On avait écrit en Égvpte le livre de la Nativité d'Orus, fils dlsis ; de cet Orus qui mourait et ressuscitait, et qui le premier sacrifia au soleil a qui on offrait de la myrrhe; car c était, suivant Plutarque (a) le présent par lequel on honorait le soleil ; ce soleil que les Babyloniens appelaient S aos (b) , nom qui revient a celui de Saotès, donné à Jupiter et à Bacchus, et qui veut dire Sauveur.
[34] Sphaîra persica. - Primus decanus. - « Virgo pulchra , capii- )» litio prolixo, duas spicas manu gestans, sedens in siliquastro, edu- » canspuerum, lactanset cibanseum. »
[35] Passage d'Abulmazar. — ( L. 6, Introduct. in astronomicon, cap. 4 de naturâ signorum. ) « VirgO signum.... oritur in primo ejus decano, » ut Persa;,Chalda;i, AEgyptii et omnium ilnorum Hernies et Ascle- » pius i primœva œtate docent, p oeil a, cui persicum nomen Seclenido» » de Darzaraa , arabicé interpretata Adrenedefa, id est virgo , tnunda » puella, dico t virgo i in ma eu la ta , corporc décora, vultu venusta , hait bitu raodesta, crîne prolixo, manu geminas aristas tenens ,' suprâ » solium auleatum résidons, puerum nutriens aejure pasecos, in loco » eut nomen H.ebrea , puerum dico i quibusdam nationibus nomina- » tura Jesum , sigoificantibus E£« , quem nos graecè Christum di- » cimus. »
Riccioli (c) appelle cette vierge-constellation virgo Dei-para.
[36] Consultez Hyde, c. 4» P* 4^ : * 1Q SUIÈ ctiam sacris habent Mi- » thriaci Lavacra, etc. ; » et le passage de l'auteur de l'ouvrage imparfait sur saint Mathieu, que Hyde attribue à saint Chrysostôme (d) : voua y rerrex la cérémonie qui se pratiquait en Perse tous les ans après la moisson; époque où les peuples se rassemblaient sur le mont de la
(a) Plut de Isid., p. 37a : I» rot; rr*>f*$<vWç yntÛA/oiç Slsou , m 1er;**. — (6) Hesych., v. Zamç.
(e) iisnageste. - (<f) Béant., 1. 1, 1. i. c. 8, pot.
V ictoire, et célébraient une féte qui nécessairement tombait ïo»i« U vierge en août. C'est la qu'on vit paraître, dit -on, la femeu* etojltr <ics mages, que do use peraonues des plus religieuses étaient charçé», depuis bieo des siècles , d'observer. On Forait la figure d'an pelit «fant sur cetté étoile. Ainsi les uns disent qu'elle représentait uw femme, les autres un petit sons, représente l'un et l'autre.
Abulfarage (a) rapporte que Zoroastre avait appris naissance de Christ leur serait annoncée par une étoile qui leurprêVc terait l'image d'une jeune vierge. « Cùmque naaceretur (*), stettam ap-
Cotte prophétie de Zoroastre a été citée par plusieurs ancien», et i* aérée dans l'Évangile de l'enfance, traduit de l'arabe par Hennît ( Evangel. inf. c. 8 ).
[37] « Scimus quod ascendente virgine (c) natus fuit Dominos bo*- >. ter Jesos Christ us... Omnia divines incarnationis mysteria et sreau » ab ejus concept ione usque ad ascensionem in cœluni , per cœlum u§m niticata fuisse, et per stellas prssfigurata. »
L'ouvrage intitulé: fMdius de vetuld ad virgincm Mariam, s'exprime ainsi sur la vierge céleste {d) :
..... Ovirgofelix! 6 virgo «ignificita Per steilas ubi spica nîlet ! 1.3.
Voyez U-dessuj Robert Helkos ( in Sab. lec. ai ). On retrouve dans la constellation du cancer, qui à minuit était*" au méridien, la constellation de la crèche et de l'âne. Les anciens IV
On trouve an nord les étoiles de l'ourse, que les Arabes ippd^1 Marthe et Marie , et le cercueil de Lazare.
[38] Les Valcntiniens supposaient que Christ n'avait commeo** mission qu'à trente ans, nombre égal à celui des degrés d'un signe, * qu'il était mort duodecimo mense ( Ircn. adv. haer. 1. a, 38 ). An» M carrière, la dorée de son opération avaient une année, comme cdle ^ soleil, comme les douze travaux d'Hercule. Nous avons vuqse^ rois mages sont aussi dans Orion \ en sorte que les traces de cette ^ gorie astrologique ne sont pas encore entièrement perdue». Nous rappellerons ici en partie ce que nous avons dit dans^tn*
(a) Hisl. des Dynut.. p. 47. — (*) Hyd. Vet. Bel. Pers.. p. 3eo. — Lib. de Univers. — (d) Selden, p. to5, Bcausobre, t. I, p. 3s5.
sième chapitre de notre premier livre , sur les nombres sacrés qui se trouvent dans toutes les religions.
Les peuples du Nord ont le sénat des douze azes qui forment le f cortège de leur Dieu.
* l^es Perses admettent douze anges qui président aux douze mois.
Ceioi qui préside au premier mois s'appelle le trésorier du paradis (Hvd. p. *4o ).
s On dit que Christ fixa le nombre de ses disciples à douze (a) , parce
, qu'il y a douze mois dans Tannée, et que saint Jean-Baptiste fixa le
, nombre des siens a trente, à cause que les mois lunaires ont trente
t jours. ( Homel. Clément. II , no a3 , p. 627 ; Epit. n° 36 , p. 758 )
, On lit dans saint Clément d'Alexandrie ( Eclog . Théod. c. 26 ) sur la
doctrine orientale (6) , que le Valentinien Théodote prétendait a que » les douze apôtres tiennent dans l'Église la place que les douze signes » du zodiaque tiennent dans la Nature, parce que, comme ces douze » constellations gouvernent le monde des générations, de même les ^ m douze apôtres président sur le monde de la régénération. »
Le prophète des Perses, Zoroastre, dit que Dieu, au bout de 3 000 ans, envoya sa volonté toute éclatante de lumière (c) et revêtue d'une forme humaine : clic était accompagnée de acrixante-dix de ses principaux anges, fteausobre observe que ce nombre soixante-dix si fameux est celui des anges ou génies qu'on suppose s'être partagé la terre entre eux , après la confusion des langues.
Tontes les étoiles servent aux sept planètes (d) , et les sept planètes aux douze signes du zodiaque, disent les rabbins ( Pirke Eliez. c. 6 , P-9)-
Les Chaldéens , au rapport de Diodore de Sicile ( 1. 3 , p. 83 ), comp- . taient douze Dieux principaux , et leur attribuaient a chacun un mois et un des douze signes du zodiaque (e).
Platon représente Jupiter à la tète de onze autres Dieux {Jupiter Ammnn ou agnus ) , qui sont les chefs des autres Dieux , et qui condui- " sent chacun la troupe sur laquelle ils sont établis.
Les Athéniens avaient consacré un autel aux douze Dieux, et juraient par ces douze Dieux. On voit , dans Martianus Capella, le sénat des douze Dieux qui s'assemble à Tordre de Jupiter.
Bcausobre (f) observe avec raison que cette division duodécimale, qui *e retrouve partout dans Tordre des génies qui composent le cortège et
«» Bcauaobre , 1. a , p. 3ao. — (A) ILid. 5o4- — (r) Ibid. 3 19- — (d) Ibid. 5o4- — («) Ibid. 578. — (/) Ibid. 579.
NOTLS
le conseil du Dieu de la lumière, a sa source dans une théologie astronomique ou astrologique qui régna chez les Chaldeens. Cest une suite assez naturelle de l'opinion que le gouvernement du monde a été eontte à douze intelligences qui président chacune sur une des douze parties du zodiaque.
Chez les Manichéens (a), le père de la majesté était représenté, comme le Janus romain, avec quatre faces. H était environné de douze puissances ou de douze vertus du premier ordre, revêtues de fleurs.SaintAugustin dit que les Manichéens parlaient de. ces puissances, comme des douze grandes Divinités. (August. cont. Faust. i5, 5.) Au-dessous d'elle» était une multitude innombrable d'habitans du ciel, des escadrons de Dieux, des cohortes d'anges.
Cette note est moins une répétition qu'un rapprochement deveno ici nécessaire.
[39] Autrefois cette féte s'appelait la fltc du passage de la Fic^h). Nous avons, dans la bibliothèque des pères (c), une relation àvpaw? de la bienheureuse Pierge (p. a, part, ai a).
C4o] Le poème fait par un certain moine d'Occident , sous le nom do poète Ovide, suppose (d) que la Sibylle de Tybur fit voir à Auguste l'image de la. Vierge et de l'enfant Jésus , et que cette Vierge était celle des constellations qu'on appelle Y épi. Ce poème fut imprimé à Lu bec V en i474* Telles étaient les traditious de ces siècles grossiers. Le porUil de Notre-Dame est de la fin de i3oo.
[40 Martianus Capella le représente avec une couronne de sept rayons, nombre égal à celui des planètes (e). Dans son hymne su soleil, il en donne douze à ce Dieu, nombre égal à celui des signes et des ap£tres de Christ. Dans les c. 4 et 5, il distingue deux classes principal" de Dieux , celle des douze, qui présidaient aux douze signes, et ccU* des sept Dieux,
[4*1 On voit, dans Kirker (/), une médaille d'Isis ou deCéres, hquelle tient entre ses bras le jeune Horus qu'elle allaite, et qui ressemble absolument aux figures de notre Vierge, mère de Christ. Kirker ciserve que celte image du jeune enfant Horus ou Apollon , que sa nw* allaite, était en grande vénération dans toute l'antiquité j qu'il n'y artit pas de maison, de carrefour, où on ne la trouvât. On la portait au cou, comme un phjlacterium ou talisman. Elle servait de pénates et de Ur»
(a) Beinsobre, p. 6i7. — (b) IWd., t. 1, p. 35o. — (c) Bîbl. Pair., t. a.p"* P. — (d) Apud Tribochor., p. 41. - (e) Marti». Capsll. d« Nupt PkiU- "«• 4- — (/) Œdipe, t- 1» P- ai5.
On l'invoquait comme un intercesseur puissant. C'était l'image favorite <les Basilidieos et des Gnostiques, secte de chrétiens la plus instruite. Ils ne connaissaient rien de plus sacré que cet enfant mystique. Abcn- Kzra désigne ce jeune enfant sous le nom de Sérapis, lequel est le même que le soleil : Erant /Egyptiis simuLtcra qucetïam pueri specie (a) , tfuds vocabantur, nomine cegyplio, Serapis. Cela s'accorde assez avec ce que dît Adrien des chrétiens (6), qu'ils adoraient Serapis, ou le Dieu sur les médailles duquel nous voyons écrit : HAjoç Zxpxriç.
[$3] "E«ç yw Alyuirrot ètoirotoC viv Flaptevov Aoxov Ktu B?c$oç gv <parrv*f (c) v/SsvTfç 7rpo<rKwov*iv. Km UroXspMu tw Bxntet tw aurixv Truvôxvo^te^u t\s~ yov, ort <xxpaè<*T0V sçiv fwçy^ov vxà orrtou Upotyrav TOu; irstrpxvtv Vfivf
Ci43 ka v'"c ^e Bethléem, ville <\c la Lumière, était de la tribu de Juda. La tribu de Juda, dans le planisphère de Kiiker, était casée sous le signe du lion, d'où est venue l'expression : Egredictur leo Je tribu Juda, Or, la tribu de Juda était celle du soleil, ou le domicile du soleil. Il n'est point étonnant d y voir son culte établi. On sait que les tribus arabes casées sous la protection soit du soleil, soit d'un signe céleste , honoraient principalement le génie tutélaire de la tribu.
Nam rudis «nie Uloi nulle discrimine vit* In ftpvcism convena operum rattotie carehat , Et atupefacla uovo pcndcbat luminc muodt, Tu m relut amittis racereni, tune Iceta renalis Sideribos (Majiii.., 1. i, v. 64 )
[4T>] Boulanger (Despotisme oriental, p. 72, etc.) a remarqué avee raison que la marche du ciel et l'harmonie rendue au monde ont été long-temps des motifs d'une reconnaissance constante et sans bornes envers l'Etre Suprême. Mais cet auteur, toujours frappé de l'idée des grandes révolutions arrivées au globe, a cru qu'il s'agissait de ces grandes catastrophes, et n'a pas aperçu qu'il ne s'agissait dans toutes ces fêtes du soleil que du rétablissement qu'il opère tous les ans dans la nature a l'équinoxe de printemps, et de l'harmonie heureuse qui, dans le monde subi un aire, tempère les élémens a Ja suite de l'hiver, lorsque tout produit, et que la matière végétative subit de nouvelles organisations. Cest ainsi que, dans le poème de Nonnus, on chante dans les
im) OKdipe , p. a5o,. — (A> Pla». Votpw. — (r) Chronk». Aie»., p. 360
558 HOTBS.
premier* livret la destruction du principe de discorde et de« tcoêbret .
fille de" la Déesse de la génération, et du Dieu qui préside au mois équîl noxiai .célèbre ses noces avec Cadmus ou arec la constellation qui, tous les soirs, montait la première a l'Orient, à l'instant de l'equinoxe. Il a raison de dire que la fin et le commencement des périodes des astres devinrent l'objet de semblables institutions ; que tous les peuples eurent quatre fêtes plus solennelles dans Tannée, à l'occasion des mutations solaires, et où oo rappelait les changemens périodiques qui s'opèrent chaque année iJans la Nature, et non pas ceux qui s'étaient opérés autrefois, et qui devaient se reproduire. L'homme ne porte pas son souvenir et sa prévoyance si loto. Le besoin présent est celui qu'il sent plus vivement.
[46*3 OJsv kcu to xvpiov <KOff%ci io^rx^m q ExxAif0*<4t T07>fiAt«v£ ""f KE TO» Mapr/ov pn»cç....Cedren., p 174» AAifi/Vcv 4>*>C 6 Xpsçoç tx Tœfysv cc*r9tXe». Ihid., p. 190.
Ce tombean est l'hémisphère inférieur, séjour des ténèbres, dans lequel est renfermé Adonis jusqu'à sa résurrection.
« Eratque dies paschalis iste , quo sol ingressus est primnm sigmim >. arietis , eratque dies ille solemnis ac celeberrimus apud AEgyptios . . » (Chron. p. 7).
» Quin et oviculse in AEgypto mactatse adhuc apud AEgvptios trait ditio celcbratur, eliam apud idolâtras (a) : in t cm pore enim, quando » Pascha illtc fiebat (est aulem principinm veris cum fit arquinoctium) » omoes AEgyptii rubricam accipiunt per ignorantiam et illinunt ores, » illinnnt arbores, aicut ac reliqua, prsedicantes quod ignisinhac die » combussit orbem terrarum. Figura autem sanguinis ignicolor , etc. »
[47] « Jtocipiebant AEgyptii (tynumerare menses suos, ab eo tempore » quo sol ingrediebatnr initium signi arietis, atque ismensistotus fest* » solemniUte celebrabatur, etilli magnum honorera exhibebantin culta » suo prse omnibus reliquis me imbus. »
£48] « liunc enim invenitdie a3 martiïejusdcmac parasceve,in saiu- » tiferam passiooem iocidisse, quam pro nobis sponte ille sustinuit , et tà sepultus à Josepho, qui ex Arimalhra erat oriundus, et Nicodeono . j» tertiâ ab eâdem parasceve die resurrexit , uni sabbatorum et niuin il primi apud Hacbrcos mensis primi) die, quse vicesima qutula martîi >• una eademque sempor incidit (c). »
a) Epipb. ad ver», Hrereses , c. 18, t. 1. — (6) Rabb. Becbai et Abiah Seka . im Ktod. ta , en8. — (c) Uraool., s. 3 ; Auciar., p. i58.
[/19] «1 Theologi qui aecolont Athon montrai, totit viribn* conteii- » dont circitcr noctis niedinm resurrectionem factamesse, et sacra illa >i antelucana in cjus memor iara à tnediâ nocte incipiant (n). 1»
[5o] Le culte de Christ ou de Mithra paraît être très-ancien en Angleterre et dans la Gaule. Aussi nous voyous que les Gaulois étaient trèsexacls a observer le juste intervalle qu'il y a entre la naissance et la mort de Christ, et cet intervalle est précisément de trois mois, jour pour jour. Théophile de Césarée, qui fut e'vcque de Palestine, vers la fia do second Mecle, rapporte un raisonnement des églises de Gaule sur la fameuse question qui faisait alors heauconp de bruit : savoir, quel jour on devait célébrer la paque (b) t « Sicut doraini natalem, quâcuraque v die 8 kal. Jan. venerit, ita et8kaL april., quando resurrectio accidit » Christi, debemus et pariter celebrare. m Théophile fait parler ainsi les églises des Gaules. (Voy. Ceotur. Magdeb. Cent, a, Call. 1 18).
[5t] « Pasch* nox ideb pervigil. dicitur, propter adventom régis ae » Dooitoi nostri, ut tempus resurrectiooisejus nox nondortnieutes,sed » vigilantes inveniat. Cujus noclis ratio est, sive quod in eâdem cùm ». vitam recepit, cùm passus est, sic quod posteâ eâdem horâ, qaâ re- » surrexit,adjudicandum venturus cst.Eoautem modoagîmus pascha, » ut non solùm m or te m ac resurrectiooem Christi in memoriam revo- » cemus, sed etiam cetera qu» circà eum (c).
» novae vitae et propter novum hominem quem jubemus iuduere, et » exuere vetercm expurgando vetns ferraentum , quoniam paseba nosi> il uni imni'>KMu> esi k.wi imus. i ropicr nanc ri ^o vna* noviiaiem, prt- » mus mensis novorum in aooiroensibus célébration i P^chali atlributua » est mysticé. »
On voit ici comment l'initiation appliquait les idées physiques aux idées intellectuelles, et concluait du renouvellement qui se fait dans la Kature celui qui se devait opérer dans nos ames à cette époque.
[5?3 Lac tan ce ( 1. 7, c. 19) dit a peu près la même chose sur le renouvellement de la Nature entière, et sur l'avènement de Christ, fixé par les traditions anciennes à l'époque éqoinoxiale. m Tum aperirtur cnnlum » médium intrtnpestâ et tenebrosà nocte, uti orbe toto lumen descen- » dentisDei tanquam fulgur appareat, quod Sibylla his versibus lo- » cota est.
Oîtct* iiv cA&f
(«) Unnol. 1 t,|> 168, — (A)B«aus., I. a. p. 6o5.— Orig., 1 6. c 16
56o NOTES.
» Hoc est non quœ à nobis propter adventum régis se Dei nostri per- > vigilio celcbratur , cujus noctis duplex ratio est, qaod ia et et vit* m * recepit, cum passus est, et posteà orhis terras regnum recepturus » est. »
[53] On peut lire tout l'office du samedi saint sur la consécrat ion d u feu. On y verra : « H*c nox veré beata nox, in quâ destructis vincutit >. mortis Christusab inferis victor ascendifc. » Tout y annonce la fête du passage de la lumière qui triomphe des ténèbres , et de celui de l'empire du mal à celui du bien, de la délivrance de Top pression, de la recréation de toutes choses j et partout on y voit l'agneau réparateur.
Voyez Peiro délia Valle, 1% i3, sur la cérémonie du feu sacré qui se pratique au saint sépulcre et sur Ja supercherie des prêtres qui font croire au peuple que le feu descend du ciel en ce' jour. Us font cela avec tant d'adresse que tont homme d'esprit pourrait y être trompé. On aperçoit, dit cet auteur, la flamme s'élever en haut, et sortir si à propos par la voûte de la chapelle, par certaines petites fenêtres, qu'à la voir, il semble certainement qu'elle vienne du ciel. Le peuple incontinent salue le feu sacré par des cris et des témoignages de joie extraordinaires.
[54] boulanger (Dissert, sur Élie et Enoch, p. 9) observe que Fattente du grand juge, qui devait renouveler toutes choses, fixait l'attention de tous les peuples, et que, comme c'est du côté de l'Orient qu'il devait paraître, les yeux ont toujours été tournés vers cette partie do monde. Ce qui s'explique aisément, si, comme nous le voyons ici, ce réparateur de toutes choses est le soleil qui, à ïéquinoxe de printemps, se lève au vrai paynt d'Orient, et vient renouveler toute la Nature dégradée par les outrages du principe des ténèbres et de l'hiver.
Pour accorder le cérémonial avec l'ancienne attente du grand juge à la fin de* temps {a), qui était dégénérée en une attente réglée par toutes les périodes astronomiques ou astrologiques, on imagina des descentes invisibles du grand juge dans le sanctuaire, à la fin des années; on fît sortir du temple ses emblèmes pour les promener une fois par an. Ainsi les Égyptiens promenaient tous les ans la statue de Jupiter Amman, ou * du Dieu qui préside à l'agneau, ou bélier céleste, auquel s'unit le soleil de réquinoxe.
Au renouvellement de chaque année civile, les Juifs se sont ton jours imaginés et s'imaginent encore que le grand juge exerce alors du haut du ciel un jugement sur tous les hommes. C'est par là qu'ils expliquent
(a) 1m<Î. Ong., p au.
NOTES. 56l
toute» les austérités qu'ils pratiquent alors (Cérémonies relig., c. 3 ).
il paraît même que toute* les purifications des Romains, rt- jetées au dernier mois ou en février, n'étaient que des préparations à l'arrivée du grand juge qui devait transporter les âmes dans la Terre-Sainte et lumineuse. Nous avons notre carême qui, placé à la fin de l'année (car autrefois elle commençait en mars), n est qu'une préparation à la fête du passage, et comme un préliminaire nécessaire a lame, pour être introduite dans l'empire d'Ormusd, où le roi-soleil, par sa rie toi re sur les ténèbres, lui donne droit d'entrer, et vers lequel il l'attire parla force puissante de ses rayons. v
Les Égyptiens attendirent le nouvel Osiris (a), les Phéniciens le nouvel Adonis, qui devaient avoir le même sort que les anciens.
Les Romains, du temps deCicéron , attendaient un roi prédit parles sibylles, comme on le voit dans le livre de la divination.
Les Hébreux attendaient tantôt un conquérant, tantôt un roi heureux et malheureux j ils l'attendent encore avec Hélios ou Klie.
L'oracle de Delphes était dépositaire d'une ancienne et secrète prophétie sur la future naissance d'un fils d'Apollon qui amènerait le iflfene de la justice (Plut. Vit. Lys.). #
Boulanger remarque avec raison (ibid. p. a86) que tous les adorateurs du soleil avaient des extinctions périodiques du feu sacré, fixées chez les Romains au renouvellement des années civiles, et chez les Mexicains au renouvellement des semaines d'années (6). Le dernier jour qui Voyait expirer le siècle était un jour d'affection et de deuil. On passait la nuit dans la prière et^dans les larme*. On regardait attentivement Torient. On étudiait les progrès les plus imperceptibles de l'aurore naissante, et à peine apercevait-on les premiers rayons du soleil qui commençait la nouvelle période, un cri universel rappelait la joie et l'allégresse. On courait au temple rallumer le feu sacré, et on remerciait £)ien d'accorder un nouveau siècle au monde.
Chez nous encore aujourd'hui on a soin de nettoyer tous les ustensiles à pâque, comme pour renouveler tout avec la Nature. Nous ne brisons pas nos meubles, comme les Mexicains, pour nous en donner de nouveaux j maison se donne des habits neufs, et on nettoie tout.
[55] « Ut pinçant calorem mundannm, arictem pingunt. 1»
[56] On observera que l'agneau était le trône du soleil et le lieu drr son exaltation.
U>7l * r*uit consuetudo dan Ji baptisatis in cerâ consçcratâ imagines
,1 Uiê. Orij»., p. vliS — 'h Ibitl. 3iti.
TOMK V. 36
Ma NOTES.
agoi cœleatis (ut lit GuilleH. Duranfus in ration, divin, ofic), et hodiè Kooi» peragttur cssremonia veteris eonsuetudinis vestifium, quoddie doroioico qui paschati* solemnia subsequitur, dam poalifei agnos é cerâ rite conkecratft hctoa domesticis distribtrit, acolythm tu m altÉ TOC6 clamât : Domina, Domine , Domine, isti velli qui, etc. aUeluia modô venirnt ad fontes, etc. (a), b [58] Saint Paulin, éréque de Noie, Epist. iaaJ SulpU. St
Sub cruce sauauineft ntveo aut Chrùtnt in
« Et paulô post : Saoctam fatrntur crux et agnus Tictimam (6). > [59] Il a été abattu, Tan deuxième de la république, avec les lutrt* ■figures.
[6o] « Sol exaltatur in ariete : in librâ dejicitnr..., altitudo lolii circi >» partem 19 arietis. » Là commençait le triangle ignée, « cgju» Dc-raicu' m erat toi. »
Li*n ariesqiM psram reddunl noctrmcjde diemqut;
• Hac «rit ia libra coin lucem vtucere 00c tes
* Iodé cadunt noctes surguntqiM in I Dopec ad
Nous avons vu pins haut la même observation de Gemini» »rk triomphe successif des jours et des nuits , fixé par la Nature à l'ago*»0 et à la balance.
« Sabiorum festa m a xi ma sunt in ingressu planetarum in domo n& » tationis suse. Festum autem maximum est die quo sol ancien) ingn> » ditur. 1» (Hyd. p. i38, ex Ibn-pbahana , libro arabicé scripto,»'* primis et prostremis. )
[60 On ne doit pas être surpris que nous revenions sur des chpw déjà expliquées; car c'est ici surtout qu'elles trouvent leur applicatif a nos idées religieuses , et qu'elles se lient au véritable but de notrt ouvrage qui est de désabuser nos concitoyens des idées superstitieuses 4* nos bons aïeux.
[62] « Certé in AEgypto c-tiam nunc de Osiride, Oro, aliisque, s* f' a ditis et extinctis, solemois deploratio peragitor, seramentaqu* 'l a donsea et Gorybantes in Cretâ, etc.. » Il conclut qu'ils étaient^ mortels, puisqu'on les pleurait. Il devait observer qu'ensuite 00 cek*
(a) Caral. dt Vel. Saer. ChrUt. rilib., c. 5, p. 6a. — (b) Firm., 1. 2 , «• 3 rt «4p. 11.
hôtes. 563
torait leur retour à la vie; ce qui ne peut convenir ^ de» mortels, et ne peut être qu'une fiction (a).
« Reperitur Deus imprimis decantatus Osiris nomine , in cujus boit norem quotannis initiatiooes fkrat , ut qui perierit et iterùm invenia- » tur, dùm cantn quamtur. Nec, an interierit, intclligitur, nec, si inve- » niatur, ostenditur (b). » On pourrait en dire autant de Christ. 11 y joint aussi l'exemple d'Atis , d'Adonis , d'Esculape morts et ressus • xités , c'est-à-dire de tous les Dieux que les anciens confondent avec le soleil.
« AEgyptii plangunt per festos et fréquentes conventus et pectora v feriunt, tanquam propter defunctos , et rursùs sacrificant tanquam » Diis. » Nous en faisons autant. On pleure la mort de l'homme , et on célèbre la résurrection du Dieu.
Athénagore rapporte le passage d'Hérodote sur la sépulture du Dieu (c) : a Sunt etiam sep niera, cujus si nomen nuncupavero, hAc iu » rehaud rectè fecero. InurbeSai,io templo Minervœ (de celle qui » disait : Fructus qnem peperi est sol), post totum delubrumejus pa- » rîeti contigua... ibi simulacra habentur passionem cjus quœ mysteria » noctis AK,;yptii vocant. Nec solùm auteni limulacruro Osiridia, sed • *> conditura ostenditur. » Il en était du tombeau d'Osiris en Egypte, comme de celui de Jupiter en Crète, de ce Jupiter dont Callimaque dit que « immortalis erat, eritque per omnia sœcula, v comme de celui de Christ , de celui d'Adonis ,de celui de Oacchus. Le même génie qui personnifiait le soleil ,qui le faisait naître et mourir, Ht consacrer des Côte* lugubre* en honneur de cette mort feinte, et éleva des tombeaux au prétendu mort, dans lesquels l'on enfermait son image. Comme on montrait en Perse l'antre où était ne Mitbra, on montrait en Judée l'antre 4)e Bethléem et le tombeau de Christ, et en Crète l'antre où était né Jufuter, et le tombeau où il avait été mis, sa os que ce cérémonial et ces Actions mystiques en puissent faire des hommes. « Antrum Jovis visi- 9 tur et scpulcrum ejus ostenditur (J). »
« Despice lsidis sistrura (e) et dispersis membris tumuluin tui Scra- » pidis sive Osirilis. Considéra denique sacra ipsa et ipsa mysteria : » invenies exitus tristes, fata et funera et luctus et planctus Deorum » miserorum. Lus perditum filium (la Vierge céleste s'appelle Isis), *> cumCynocephalo suo et cal vis sacerdotibus luget, plangit, inquirit, » et l*iaei miseri cxdunt pectora r.t dolorern infdicÙMmœ matris imi-
(a) Athaoat. conlr. Gent., p. il. — (h) Tttcopliil. ad Aulolyc, t. i, p. 75. — (rj Atbeoag. p. 65. — (d) Minât. F«IU , j». ai3. — (*■; Weio . p. i63.
5G/f NOTES.
>. tantur ; mox iovenlo parvulo gaudet lsis, exultant sacerdoles, Cyuo- » cephaîus inventor gloriatur; occ desinunt annis omnibus vcl perdere » quod invenierunt , vcl iuvenire quod perdant. INonné ridiculum est » lugcre quod colas , vol colore quod lugeas? w On peut en dire autant des Chrétiens; ainsi l'argument est commun.
« Srneca, rùm in sacris AEgytiis (a) Osirim lugeri perditura, mox » autcni inventum magno esse gaudio derisisset, cùm perditio cjus in- » vcnlioque fingutur, dolor ta m eu ille atque lœtitia ab eis, qui nîbîf w perdiderunt et nihil invenerunt, expriraitur, huic tamen furori, in- » quît, certum terapus est: toléra bile est semel in anno insanire, etc.
» Ipsum auleni liberum patrera Orphiaci voCv oVkuta* suspi- » cantur intetligi, qui ab illo individuo natus in singulos ipse divi- » ditur. Ideo in illorum sacris traditur Titanio furore in merabra dism rerptus et frustis sepultis1 rursùs unus et integer craersiase, quia veSc, » quem diximus mentem vocari (c'est le Acyc; ou verbum) ex indi- >» viduo prwbendo se diviJendum et rursùs ex diviso ad individuum >» revertendo et mundi iniplet officia, etnatura? sua; arcananon de«erit.B Tel était le genre de théologie en vogue dans les siècles où le christianisme s'établit en Occident ; celui dont Us dogmes et les formes ont entré dans le code religieux des Chrétiens.
L'empereur Julien (c) donne les mêmes idées de Bacchus, ainsi que Proclus sur le itarxdffuov Baechi (</). Ccst là proprement ce Jcsu* passible des Manichéen*, lequrl n'est autre chose que la substance céleste émanée du soleil qui est répandue dans toute laNature, et qui a la vie, le sentiment et la pensée (voyez lieausobre, t. 3, 1. 8, c, 4). Elle s'insinue dans les racines des arbres, et monte par les branches dans les fruits qu'ils portent. C'est cette force qui, morte en hiver, ressuscite au printemps.
Les Manichéens, pour prouver leurs mystères aux Païens, rappelaient à ceux-ci les cérémonies (e) et les mystères du paganisme , avec lesquels sans doute ils prétendaient que les leurs avaient la plus grande conformité. Ils leur parlaient de la fable de Bacchus et de l'entreprise des géans, etc.
[63] On trouve à Saint -Denis , sur le portail du Bacchus ou de FOsiris gaulois, un zodiaque, comme à Notre-Dame, mais moins complet : car les ligures représentatives des divers degrés de la chaleur et de la lumière u'y sont pas.
(a) August. de Civil. D*i , 1. 6, c. io. — (fi) Mtcrob. Somo. Scip., 1. i, c. ia — (nJulian. Hym , p. 355. — Proel. Comra. io Tim.— - (c) Beausobro^ l. i. p. 337.
Sur la porte latérale qui se présente à gauche, ou Ter* le nord, est le zodiaque; et sur la porte latérale qui se présente à droite ou du côté du midi, sont les douze tableaux des opérations agricoles de chaque mois. Christ est au sommet du ceintre de la porte , entre les deux colonnes , chargées des figures des signes, dont chacun est enchâssé dans une es. pèce de médaillon circulaire. Il n'y a que dix signes, cinq de chaque côté, suivant Tordre des domiciles. Ceux de Mercure, savoir, la vierge et les gémeaux, 'sont au haut de chaque colonne, et au bas sont les deux domiciles de Saturne, le verseau et le capricorne. Les domiciles du soleil et de la lune , ou le lion et le cancer, n'y sont pas; il y a eu transposition, car la vierge est sur le taureau, et les gémeaux sur la balance.
A la porte méridionale où sontlesdouze tableaux agricoles, on trouve sur la colonne gauche un homme qui coupe du blé; a° un homme qui bal le blé ; 3° deux hommes qui mettent le vin dans le tonneau ; 4° un homme qui abat le gland que mangent deux porcs; 5« un homme qui met le cochon au saloir, et un cochon accroché par les pieds de derrière et tue ; 6© un homme à table qui semble pétrir de la pâle qu'un autre lui apporte. Près de lui est une cheminée où brûle du bois.
i° La seconde colonne présente au sommet l'homme qui, avec un râteau, remue le foin ; a° l'homme qui mène paître un cheval sellé et bridé; 3° un homme qui passe sa main sur des plantes fleuries qui poussent de la terre; 4° deux hommes qui taillent des arbres, l'un a un manteau avec un capuchon; 5P deux hommes encapuchonnés, assis sur des fauteuils à bras, l'un d'eux semble remuer un brasier avec des pincettes; 6° un Janus à deux faces, Tune vieille, l'autre jeune, il tire d'une porte l'année nouvelle sous l'emblème d'un petit homme, et fait rentrer de l'autre main, dans une autre porte, l'homme qui représente l'année finissante, et qui est du côte de la vieille face , tandis que l'autre ou l'année nouvelle est du côté de la jeune. La vieille partie du corps est couverte d'un manteau, et la nouvelle est nue. Voilà des tableaux qui conviennent à Osiris, Dieu des saisons, ou à Bacchus. On trouve un de ces zodiaques sur l'église de Strasbourg.
[64] Quelques auteurs ont fait subir à Christ les mêmes métamorphoses d'âge, par lesquelles on faisait passer Bacchus dans les mystères, selon le passage de Macrobe (a) rapporté plus haut. Photius (Codex 1 14) cite le témoignage de Lucien Charinus, qui, dans un ouvrage intitulé
n Saturnales ,1. 1 , c. 18.
Periodi jlpostolorum , dit : « Frlium non reverft homîoum factuœ , seJ » tantum apparnissc , variâque forma* discipulîs risum, ntrocjuveDem. » mox sene.ni , rursù* puerum, etc. »
[65] Le lecteur doit ooos pardonner de re'péteT dan§ ce Traité des choses déjà développées ailleurs. Toute la force de nos preuves wr l'identité de la religion de Christ, arec les autres sectes du cnlleâo soleil, se tire de l'ensemble des rapprochement réunis en un court espace ét sous un même coitp-dYril. Renvoyer le lecteur au chapitre séparé de chaque divinité, ce serait lui imposer une longue tâche sam fruit, puisque sa mémoire lui en rappellerait toujours les traits principaux d'une manière trop vague, pour qu'elle pût produire Peffet que not» attendons d'un rapprochemtnt rapide tel que celui-ci. Notre religion étant le but auquel nous avons voulu arriver, en examinant la natert des autres , c'est donc ici que doivent aboutir toutes nos dissertations •or les autres branches du culte du soleil. Cest le point central oùcoo- Tergent tons les rayons de lumière rassemblés d ailleurs.
[66] Cette tête ressemble assez à celle du Dionysos ou de rOsirwde* Gaulois, décollé sur le mont de Mars.
[67] Les mots A demis ou u4donait sauveur ou sofer et hel qui. suivant Servius, était le nom du soleil (a), étaient des noms coo- •acrés dans les formules des exorcistes (ù), ainsi que dans les talisman* astrologiques.
[68] Nous avons déjà vu, par le passage de l'empereur Julien , «se c'était à ces deux époques de Tannée qu'était fixée la célébration do mystères , et que les objets de ces fêtes étaient accessus et receaus Si nous y joignons les formes astronomiques qui déterminent ces époques, le serpent d'automne et l'agneau du printemps, nous auroojl* mal et la réparation.
|ïk)] Les Mexicains avaient un Adonis vivant, ou un homme once renouvelait tous les ans. On l'adorait pendant le cours de l'année; nea he lui manquait du côté des honneurs et de la bonne chère. Mais, fan»* révolue, on l'égorgeait (Cérém. Relig., t.
[70] Pontanus (in i« Uraniœ), après avoir rapporté cette fable, et adopté l'explication physique (c), ajoute :
Terra ettnira solem querilor déserta c ad entra» , Inridit quem tris lis byeoii, cui «evior apri Horret cana gelu faciès....
« Serviu» in .Eocid., I. 1. v. 646. — (A) Meogo flagellum damonum. — («)*•»• Je ()rig. Idol , I. a , c. 55.
ipw Venus puslqjam UcbrVm* effluxére genuqua
Defecit liquor et capiti coma longe revulw «si. Ter measem exanirou jeenit; tïs deniqae quarto Lucem heusit , vulluj et sdtiuc suspirst amorce. . . Ergo obi sol imû victor convertit ab austro, Tan grevidos aperitque sinus et caca relaxât S p i rament* nora* veoiat qui suce us in herbes ,
« Sol (dit Vossius), cadere dicitur, quaodô australis est. Tum vReti» » calor terras maximè destituit. Sed sole arietem subeunte, vernus terras » calor aperit ac laxat, eusquefaecundat instar ma ri ti, etc. a
£71} Dans une certaine nuit , dit Boulanger (Despot orient, sect. 6, p. 70), où la représentation d'Adonis était dans un tombeau, au milieu de l'obscurité et des lamentations, paraissait tout- a-coup une vire lumière. Un prêtre se montrait avec un air de sérénité, et après avoir fait une ooetion sur la bouche des initias, il disait a l'oreille de chacun d'eux, c|ue le soleil était venuf et que la délivrance était arrivée. Cette grande nouvelle ramenait l'allégresse, et Ton célébrait la résurrection d Adonis l>ar toutes sortes de réjouissances. (Voy. Jnl. Firmtc et le livre anglais Purchass, Pilgrinage, 1. t , c. 17, p. 90). Le cérémonial de cette fête était connu et répandu, non-seulement en Phénicie et en Egypte, mais aussi chex les Grecs et les Romains. On ne voyait dans les premiers jours que deuil et qu'affliction; on n'entendait que les cris funèbres des reuses désolées , et Ton ue rencontrait de tous côtés que des et des cercueils. Le christianisme, ajoute Boulanger, comme on voit, date de fort loin.
[7a] Ccst en Phrygie (où était établi le culte d'Atys et de Cybéle) que Ménélas propose à Paris (Iliade, 3, v. 108) de faire un sacrifice au soleil et à la terre d'un agneau blanc «t d'une brebis noire. Ces deux couleurs sont ici symboliques.
On trouve des monnaies de Gallien, où l'on remarque l'empreinte de Yagneau ou dWs, avec Tépithètc de Jupiter sawtur, Joui servatori. Et dans une autre médaille de'Salone, Atnmoni comeruatori. Abulmasar , 1. a, c. 5 de son Introduction astronomique, regarde la chaleur douce comme la cause de la génération et du mouvement des animaux, et Je froid, an contraire, comme un principe de diminution et de corruption, et il ajoute : « Ide& juslé ab ariete suropsit xodiacus principtum. Cùm » euiai sol arietem perambulat, accedit tempus temperatè calidum, et m incipiunt res gencrari, augeri, renovari , etc. (a). »
{*) Ceeeluu, de Prof. Rit., «. 7.
[^3] Les Cbaldéens, peuples voisins des Juifs, et tout entiers livrer au culte du ciel et des astres , avaient l'initiation mithriaque : « Hup » autem Mithnc mysteriis quadam ioitiationes sunt maxime apodChil » daeos (Scol. Nicetae in orat. Gregor. Nazianz.) »
[74] L'origine du baptême peut Tenir de l'opinion ancienne oîilra était que Pâme avait ses appendices qu'elle tirait de la manière, et q 1 t'attachaient à sa nature. C'est ce que Clément d'Alexandrie appelle^ vertus matérielles qui s'attachent à l'âme, mais qui en sont défichées par le baptême. (Clément. Alexand. Éclog. prophet. , na 46, p . 1 000. )
Cy5] (Beausob. t. a, p. 713.) Les Manichéens , les Encratites et autit» sectaires chrétiens employaient l'eau pure, au lieu de vin, dans la eonse cration (Voy. Clem. Alex. Str., 1. t, p. $17, et saint Fpiph. adv. Haro 3o, § 16, p. 139).
[76] Comme chez nous, chaque jour a son saint , comme on fait mention de ce saint, et qu'on l'invoque dans la messe do jour; de même chaque jour, cher les Perses, avait son ange, et la prière de ce jour-fc contenait un compliment pour l'ange du jour (a).
Voyez aussi Beau sobre (t. a, p. 6a3, etc.), sur la théologie des ra*g* et sur l'ordre hiérarchique des intelligences , archanges et anges qui ont passé dans la religion des Juifs et des Chrétiens. On y verra que <kc> le talmud de Jérusalem, il est dit que les noms des anges et des n»^ ont été empruntés des Babyloniens par les Hébreux : a Nomina menfloo » et angelorum aseendisse cum Judaeis ex Babyloniâ , ut Gabriel , Mi- » chaet, etc. » Cela est rapporté par plusieurs auteurs qu'il serait wntile de citer. (Voy, aussi Hyde, c. 19.)
Fauste Manichéen (apud Aug., I. 20, reproche aux catholiques^' n'être que des schis ma tiques qui se sont séparés du corps des Gentil*et qui du reste en ont emporté les erreurs et les superstitions. \oucélébrez, dit-il, les fêtes des Gentils, leurs calendes, leurs notices , etc.
Tout le c.4 du 1. 9 de Beausobre, t. a, roule sur ce rapport du cu.U des saints, chez les Chrétiens, avec celui des génies, chez les Païens, d le chap. 5, sur les pratiques païennes qui ont passé dans le christ»' nisme. On y voit le reproche que fait Tertullien (de Idolat.) aux Ch* tiens d'Afrique, d'imiter presque en tout les Gentils.
Voy. Hospinien (de fest. Christianor., p. 41. (
Les anciens Persans portaient leurs enfans au temple, peu de J0"1, après qu'ils étaient nés, et les présentaient au prêtre, devant le soleil*1
•>) Hyde , y. 3^6.
devant le feu qui en était le symbole (a). Alors le prêtre prenait l'enfant, et lé bajttisait poucla purification </e Vante. Quelquefois il le plongeait dans un grand vase plein d'eau ; c'est dans cette cérémonie que le père donnait le nom à son enfant, etc. (Voy* Hyde, c. 34*)
[77] QQ voyait en plusieurs endroits le lieu de la naissance de Bac* chus, à Nyse,en Elide, dans l'Inde, dans l'Arabie et on nommait les pays qu'il avait conquit. On donnait en quelque sorte la carte géographique de ses expéditions miraculeuses - on voyait les mono mens qu'il avait élevés. Il était difficile de croire qu'il n'eût pas existé, non plus qu'Os iris, avec qui on lé confond j et cependant les savans de ces sièclesla nous disent qu'il ne s'agit dans tout cela que du soleil , le grand Dien de tous les peuples, et nous l'avons prouvé. Apres cela, que de milliers de croisés aillent se faire égorger sur le tombeau du soleil , à Jérusalem, ou de Christ, qui doit son origine a la même fiction mystique, que celle quia fait élever dans tant de villes d'Égypte un tombeau d'Osiris, connu sous le nom de tapkos OsirùHs.
« ln Creti antrum Jovis (c) et sepulcrum ejus ostenditur, et ipsius » sacris suis humanitatis argnitur. » Et cependant les théologiens disent, les uns, que Jupiter est l'amcdu monde, d'autres le ciel, d'autres le soleil. Ce n'est donc pas un homme, quoiqu'il y ait un antre où on le suppose né, et un tombeau pu on dit qu'il a été enterré. On voit que l'esprit du cérémonial des anciennes initiations était de traiter le Dieusoleil, comme s'il fût né, et comme s'il fût mort. D'après cela, on lui élevait un tombeau , dans lequel on déposait un simulacre. Voilà l'origine de tous ces tombeaux du Dieu-soleil, sous les différens noms d'Osirii, d'Ammon, de Bacchus, d'Adonis, de Christ, etc. Cest dans le tombeau de ce dernier que l'évéque de Jérusalem enferme encore la bougie sacrée, qui en sort ensuite avec un brillant éclat, allumée par le soleil de printemps.
[78] Bcausobre (t. a, p. 57) s'attache à prouver que les abraxas attribué* aux Basilidieus étaient relatifs au système céleste, et principalement au soleil : que le nom même d'abraxas répondait à celui de Mithra, ou plutôt, comme celui de Mithra, qu'il exprimait le nombre 3f>f> des jours qu'enfante le soleil dans sa révolution. Il cite même le témoignage de saint Jérôme in Amos ( t. 6, p. m. 100 ) : « Quem solem Eth- 1» nici. aubcodem numéro aliarum litterarum vocant Mitbram. » Il prétend conclure que ces abraxas ne doivent pas être attribués aux Basilidiens, parce qu'ils adoraient Christ, et non pas le soleil. 11 aurait dû
< Be»uwhr«? , t. 2, p. 719. — ■;/;> Diod , 1. 4. — V) Mînut. Fcl., p 3«3-