FUTES
du même saint Jérôme, étant les images sj Basilidiens , ces sectaires adoraient le soleil , ce qui ne l'opinion de ceux qui les font chrétiens.
Bcansobre (t. a, p. ia6) observe que les cultivaient fort l'astronomie et l'astrologie, ce qui ne doit point surprendre, ai , comme nous le prouvons, toutes les religions ancienne}, sont fondées sur le culte du soleil et des astres, c\ si celle des Chrétiens en particulier a pour objet le culte du Dieu-soleil, accompagné des douze intelligences , des douze signes, et médiateur ou Méc/t^jî de l harmonie planétaire.
[79] Casali a fait un chap. entier sur cet usage ancien où étaient les Chrétiens de se tourner vers l'orient en faisant leurs prières , et sur l'opinion qu'ils avaient que leur Dieu habitait l'orient, et son ennemi l'occident. Ii en détaille les différentes raisons dont une des principales est que l'orient et l'occident sont les symboles de la lumière et des ténèbres. De-là, dit-il, l'usage reçu dans la primitive église : « Quod » baptisandus respiccret ante occidentem et ibi très vices abrennntiato » dsmone , vertebat se deindè versus orientem, ubi per alias très » confitebatur nomen Christ i. » Il cite, à l'appui de son a** saint Athanase , quœst. 14 i Jean de Damas, 1. 4> de fide c. 3, saint Justin, 1. 6, quœst. u8i saint Basile, c. v) , etc.
Les anciens Gdéles tenaient si fort à cette pratique, ît ils regardaient l'orient pendant leur vie, qu'ils voulaient encore qu'après leur mort, leurs corps enterrés, la face tournée vers l'orient, comme on le voit passages que rapporte Casali (ch. 67, p. 355.)
Baronius (ann. 57, ubispond., n. 3 a), fait aussi voir des Chrétiens étaient toutes orientées, ou regardaient l'orient.
Saint Léon s'opposa à cette ancienne coutume, environ 443 ans le commencement de l'ère chrétienne. H le reproche au peuple , dao> son discours (in 7 de nativitate) : «Quod nonnulli etiam christ ia ni ade* » se religiosé faccre putant, ut priusquam ad B. Pétri apost. , hasi- 1» licam, quac uni Deo viro et vero est dedicata perveniant, superati* » gradibus quibus ad suggestum arre superioris ascenditur T con verso » corpore ad nascentem solem se reflectant, et curvatis cervicibus in » honorem se splrndidi orbis inclinent; quod fieri partial ignorante » vitio, partim paganitatis spiritu multùm tabescimus et dolrmos» » Quin et si quidam forte creatorem potiùs pulchri tuminisquàm ipaum » lumeu, quod est créât uru , venerantur, abstinendum tamen est ab
tfOTES. 571
» liujus modi specie officii, etc. » L'ignorant n'était pas le peuple , ou, nu moins, il n'était pas le plus ignorant, mais bien saipt Léon qui interdisait un n«age ancien dont il ignorait l'origine et le véritable objet. Noos avons déjà vu un pape qui fait substituer à la figure de l'agneau r ou an vrai caractère mystique de la religion , celle d'un pendu. CVst ainsi que peu à peu l'ignorance et peut-être la mauvaise foi ont effacé les traits qui pouvaient faire reconnaître l'origine primitive du cbria-
tianismc.
Casali, dans son ouvrage de fêter. AC^ypt. ritibus, a fort bien fait remarquer, d'après les auteurs et les monumens anciens, que la croix était un caractère sacré de la religion égyptienne , et tenait en particulier au culte do Dieu-soleil Sérapii, dans le temple duquel on la trouve consacrée dès la plus haute antiquité (Casai., c. i3).Baronius,ann.3j9, et Spondanus, n° 16, traduisent ce nom par celui de sauveur du monde. Quoi qu'il en soit de l'ctymologie , il est certain qu'étant le même que le Dieu Esculape, et le soleil qui fut adoré sous ces deux noms, il était effectivement le sauveur du monde.
Nous voyons, d'après RufEn (I. 06, c. m), qu'on lui avait élevé un m superbe temple et une statue colossale composée de l'assemblage de toutes les espèces de métaux, de bois et de pierres précieuses; ce qui entrait bien dans le génie symbolique des Egyptiens qui avaient affecté aux différons astres, et surtout au soleil , des métaux, des plantes , des pierreries, etc., qui semblaient avoir le plus d'analogie avec la nature et la qualité des influences qu'on leur attribuait.
Théodose, au rapport de l'historien Socrate (I. 5, c. 17), fit la purification de ce temple , et on y trouva plusieurs croix : on donne même * le sens de ce symbole hyéro^lypbiquc. Nous allons extraire la traduction latine de ce passage de Socrate : «In delubro Serapidis jam diruto, » et fondamentis convulso, litterœ repertœ fuerunt lapidibus incisas, » quas bieroglyphîcas appellant. Erant forma* insculpta?, quœ crucis » habebant clBgiem, quas et Christiani et Genriles oculis intuentes » uttïqne cas ad suam ipsorum religionem accomodabant. Nam Chris- » tiani crucem salutaris Christi passiônis signum esse dixerunt, etpro- » priam siue rcligionis notam censuerunt : Gmtiles aliquid in eâ com- » mune esse Christo et Scrapidi afîirmârunt. Nam efDgicm crucis aliud » Gentilibus, Christianis aliud significare. Dura isti inter se de bâc re » digladiantur , .Genliles quidam ad fioem chrislianam conversi qui jj litteras hieroglyphicas accuratè noverant, formam crucis, qui J sibi » vellet , interpretantur, vitam futuram significare docent, quodquidem » Christiani, ut pote prosuâ religione maximè faciens, cupide arripere » et de eo animos encre cœpcrunt;postquam per alias litteras hierogly-
» phicas •ignifiratiim crat t Serapidisdclubrum tum dirutum fore, rua » crucis effigies apparet (id enim esse viUm venturam), multùptut» » ad religionem christianamUe transtulére » tisati suot : hase de crucis effigie ipsc equidem accepi. » I. 7, c. 1 5, Suidas, in Theodosio, Nicepborc Calystus, L ia, c. a6,costiraient tous ce récit. Rhodtginus, I. 10, c. 8, ajoute que cette figur? de la croix était' gravée sur la poitrine de Sérapis.
Je soupçonne que cette croix unie à l'image du Dieo-soleil , et on de caractères symboliques de son culte, pourrait désigner la section cV réquinoxe formée par l'équatetir et l'écliptique, et qui, dans les figura astrologiques , aura servi â marquer ce point important de la route <u soleil, et son passage vers les signes inférieurs et vers les signes supérieurs, le point où les âmes descendaient aux enfers 1 et celui où elles étaient rappelées à l'empirée, comme on le voit dans le passage deSallustre le philosophe.
[80,81, 8a] On peut consulter Procl us (a) sur les triades de Numèroi* d'Harpocration , d'Amélius, d'Orphée , etc., et sur la monade qui Je» unissait et qui se trouvait placée au-dessus (b). On verra que la tripu>>>de la cause demiourgiqoe était le dogme fondamental de la theoK^w de ces siècles-là , et comme un nombre sacré dans toutes les ccolet de métaphysique. On imagina une foule de triades de tout genre, de tootf espèce. On les combioa avec les sept mondes ou sept cieux, comme «s peut le voir dans PselJus et dans Kirker (c). C'étaient autant deu&Df mens de la métaphysique chaldéennc, egyptienue, qui ont pas*e à» les sectes philosophiques des premiers âges du christianisme. Heur*» sèment les Chrétiens n'en ont pris qu'une, et nous ont fait grâce *• autre*. On peut lire Eusèbe, sur les différentes triades et sur leur ro semblance avec la nôtre (</). On pourra consulter également Kirker. «« les triades (e) des Pylhagoricieos, des Platoniciens , et sur celles & Zoroastrc, d'Hermès, des Cabali&tes, etc. Enfin on verra que la mai* universelle des théologiens était la triade.
Il suffit de lire Beausobre (f) pour avoir une juste idée du génie métaphysiciens de ces siècles-là , surtout dans les sectes chrétienne» de* Valentiniens et des Gnostiques. On y observera comment on peitoowfiait tous les attributs de la divinité dont on analysait la nature eu prw* cipes de vie, d'intelligence, etc., les 3exes qu'on donnait à ces attribut*,
fit; Procl. in Tim., P. 93. — (/,) Dml. 9$ , 100. — (c) Kirker, OEdip. . t. ^ — (</) Eu»eb. Pr. evang., I. u . c. i5, 17, 18, etc. — (e) OEdip. , t. 3, p- 'W U'j Bcaui., Traite du Manich., 1. 1, P 5;8.
icnrs filiations , leurs mariages. On y verra comment le premier Dieu , habitant de toute éternité dans la profondeur de son invisibilité et du silence, vivait avec Ennoé ou la pensée. Sigé son épouse devint grosse, et enfanta HoVç , l'intelligence ou l'esprit pur qui seul est égal à son père , et capable de connaître les perfections de la grandeur. Ils donnaient à cette intelligence qu'ils appelaient le ûls unique du père, pour épouse Aletheiaoxx la vérité qui naquit avec lui (a). Bulhos ne désigne autre chose que la nature divine, considérée dans son immensité incompréhensible. Clément d'Alex. (Str., 1. 5, p. 58;) dit qu'on a appelé Dieu Buthos, parce qu'il cootient toutes choses, et les renferme dans son sein, et parce qu'il est incompréhensible et infini. Sigé exprime le silence sous le voile duquel iiflrihs est caché. Saint Epiphane dit que le fils unique voulant faire connaître Dieu, Sigé l'en empêcha par ordre du père. L'entendement, No0ç, et Alelheia, la vérité (6), furent les premières productions de l'être incompréhensible. On reconnaît évidemment dans ces deux cons et dans les suivans le platonicisme des Valentiniens. Platon concevait une intelligence qu'il appelait Not/çetqui fut la première production du père et le principe de toutes choses (car on donnait le titre de pèro à la source dont émanaient les attributs) : c'est «l'elle qu'émane ensuite tout ce qu'il y a d'esprit pur (mens) dans les , * £tres intelligent.
NoS; émane du père avec la vérité, la vérité, sa compagne inséparable et la propriété essentielle de la première intelligence qui a seule l'avantage de voir Dieu, et de voir en lui les idées éternelles de toutes choses (celles que les Platoniciens appelaient rst fcvr* 4**15$, tandis que le mogde visible s'appelait rx QxnOfstv* ). Cela est absolument platonicien. Il y a une vérité métaphysique qui convient aux êtres parfaitement simples et immuables. Mas, les substances spirituelles, fjnulcm esse veritates : has autem imagines rerum (Tertull. de animé, c. 18.)
De SoCç et $ Alelheia naquirent Aoyoç et Ztm qui ne sont que le développement et l'extension des deux premiers : la raison et la vie; enfin l'homme ou l'ame humaine et l'église ou la collection des âmes * distribuées dans le ciel, d'où elles descendent pour animer les corps. Voilà non pas une triade , mais une ogdoade métaphysique qui nous met à portée de saisir le génie allégorique de la théologie orientale, et la manière dont on personnifiait, ou dont on distinguait, en plus ou moîus de personnes, les attributs et les émanations de l'essence unique.
a frrnr'c, 1. l: et F.piplt. ailv. Her**. 3l, c. 10. — Bcaus., p. 58o.
C'est ce génie allégorique qui a fait éclore la triple distinction 8c Te*sence divine en père, fils et esprit, ou de la cause première et du principe unique dont émanent la raison et la rie universelle de tous les élm. On trouve même dans cette théologie (ibUL p. 583) des distinctions de sexes et des mariages parmi les eo/u,ou parmi les intelligences émanées delà première cause. On mariait, dans ce sty'e-là, Dieu avec sa bonté, et à ce mari;igc naissaient toutes les grâc-s divines. On le mariait avec u justice, et on en faisait nattre les peines et les récompenses. Tout* la théologie des Indiens est dans ce style. Pour nous , on nous a fat grâce de toutes ces fictions, à l'exception d'une filiation et dW
Suivant Basilides fa), du père étern<**rtitva3r ou l'intelligence; de l'intelligence sortit Xcyoç ou le verbe; ensuite Qpcvtiriç la prudence; de Pkronésis, la sagesse et la puissance ; enfin la justice et la paix, ulb de la justice. On trouve de ces divinités morales dans Hésiode, el celU généalogie est toute dans le style indien. Ces éoos composent aw le père la bienheureuse ogdoadc. Ce ne sont point huit personnes divin*, mais des perfections et des attributs personnifiés. Voyex le même Buosobre, t. a> p. i56. sur la théologie des Valentiniens , sur leXra;,h theleté, sophia, euthyméùs, pleroma, sur leur filiation et leurs mariages, et comment on personnifiait les idées les plus abstraites de h métaphysique.
• L'auteur du Mercure Trismégiste dit que do l'esprit pur émane U pensée avec sa sœur la parole. H 2» vofsvt «tro rov vov , ocàtXfy ovs* Xoyçv (Merc. Trisraég.).
[833 Pythagore, suivant Diogène Laërce , p. m. 3 19^ a cru que notre a me était en partie détachée de lelher.et qu'elle n'était immort^ que parce que Tëther est immortel. Plutarquc confirme la même cliotf, et y joint Platon (de Placit., Phil., I. 4, c. 7). Cicéron fait auvsidirf* Caton (in Catone majore) que ni Pvthagorc, ni ses sectateurs n'ont j»doitte que les esprits des houuuçs ne fussent ex uni^trsd mente dlelibato*. Les Juifs disent que les foi mes spirituelles, ou les ange* et l. s anies, sont faites d'un corps subtil et spirituel qui est appelé U Saint-Esprit. Ce sentiment est aussi celui des Valentiniens
[84] Cette ame universelle revient au principe d'action unirent qu'où est forcé de reconnaître dans la Rature , principe unique, dit Voltaire (c), principe nécessaire, éternel, présent partout d** ,f
(a) Bcaui., t. a, p. 6. — 'b) ibid., p. 171. — .;r) Piècci détachées, t. 1 ^ preodre un parti- )
[SfTj Le» stoïciens appelaient Dieu celte aine universelle (a), cet esprit unique répandu dans toutes les parties de la matière qu'il pénétre j mais ils plaçaient l'intelligence suprême spécialement dans le feu-éther.
Le» anciens théologiens faisaient un Dieu de Jupiter, et ils disaient <ju'il étail anima mundi (b).
Les SaMIiens ne concevaient en Dieu qu'une seule personne (c), dont le Terbe est la raison ou la sagesse , et dont le Saint-Esprit est la vertu. Ni le Terbe, ni lo Saint-Esprit n'étaient point, suivant Sabellius , des hyposUses, tout de même que les facultés de raisonner et de vouloir n'ont point une substance distinguée de celle de l ame humaine, et ne sont point des personnes différentes de l'homoie. Cette idée que Sabel- Hus avait de notre trinité est la véritable et la seule idée qu'on doive en avoir. Abulfarage (Dynast., p. 81) dit que, suivant les Sabelliens, ce que nous appelons les trois personnes divines sont l'existence (ou l'Étre- Ditso), sa sagesse et sa vie ; que ce ne sont que |es attributs respectifs de l'existence divine. Uajouteque ce sentiment est tout-à-fait le même que celui d'Empédocle sur les attributs divins, et qu'il est suivi d'une partie des doctes chez les Mahométans. Le sabellianisme était, sur le sujet de l'unité de Dieu, le pur judaïsme, comme le dit saint Basile (Ep. 64}*
[S6"] Saint Augustin (Aci. contr. Felic. c. 17. 1. 1) interroge Félix Manichéen (J), qui, suivant les principes de sa secte, plaçait Dieu au sein de la substance lumineuse, et lui demande si cette lumière ou, dans le style allégorique, cette terre lumineuse était cre'ce ou éternelle. Celuici répond qu'elle eat co-étcrnclle à Dieu, et il ajoute qu'il y a dans l'empire de la lumière trois êtres qui existent par eux-mêmes , savoir , Dieu la père y la terre qu'il habite et l'air qui l'environuc, et il convient avec Augustin qui le force à cet aveu, que le père, la lumière et l'air qu'il habite sont consubstantiels. Cette idée rentre dans celle des catholique» qui regardent le père, le fils on la lumière du père, et le spiritus, comme consubstantiels.
Les Manichéens plaçaient Christ daqs la substance lumineuse .répandue dans le soleil et dans la lune, comme on verra ci-apres. Cest pour cela que quelques-uns de leurs docteurs ont dit que la lumière du soleil ot celle de la lune, qui n'est que celle dn soleil, étaient une substance incorporelle et consubstantielle avec Dieu ; ce qui serait évidemment absurde, s'ils n'eussent déjà transporté les expressions des matérialistes dans la métaphysique, et *ïce vend. Ils entendent parler du logos invi-
(«) Plut. Placit. Pliilos., I. 1, c. 7 , p. 88a. — (jb) Macroli. Soin. Scip., I. 1. e. 17. — (r) Peau* , t. 1, I. 3, c 6, p. 537- — 'H) !J»id., c. 4 , p. .'*>•'»•
sible ou de la lumière incrccc , rendue sensible par le soleil qui en est comme le corps. Photius (cod, 17*)) rapporte à ce sujet la doctrine <¥sfgapius, Manichéen qui disait « que la lumière qui brille dans ce* » deux astres est consubstantielle à Dieu j quelle n'est pas une lumière » visible, mais une lumière intellectuelle, etc. » Voyez Pkotius. Il est impossible que cet sfgopius entendit parler de la lumière corporelle. Le témoignage des yeux le dément. Mais il entendait parler du logos incorporel ou de la lumière abstraite incorporée ou incarnée dans le corpi solaire.
Ces principes sur l'unité de cause et sur ses divisions en Christ, intelligence souveraine, placée dans la substance lumineuse du soleil, et m esprit place dans la substance aérienne , sont conformes à l'ancienne doctrine orientale (a), conservée par les Manichéens. ( taustus ap*d Augusiumm). Fa us te répondant à la question que lui fait saint Auguttin : « Pourquoi adorez-vous le soleil? Nous servons, dit Fauste, un seul » et même Dieu , sous le triple nom de père tout-puissant , de J. C. son » fils et duSaint-Espvit. Mais nous croyons que le père habite dans la » lumière suprême, dans celle que saint Paul appelle inaccfssibU.i\Cts\ le sentiment d'Orphée, comme on le verra ci-après, (p£ç irpisn» - « Nous croyons aussi que le fds habite dans la seconde lumière fui cri la lumière visible. Mais ayant deux attributs, parce qu'il est la rerto et la sagesse de Dieu, nous croyons que sa vertu réside dans le soleil, <t sa sagesse (Minerve) dans la lune. Nous croyons de même que latroittèœe majesté , qui est le Saint-Esprit, a pour son séjour tout l'air qui environne la terre. Rien n'est plus conforme à notre théorie qui est la véritable, m La secte manichéenne était dans les vrais principes de la philosoplùe orientale. Les Chrétiens d'occident étaient les plus ignorons.
[87] Nous voyons dans Origéne, comm. in Joh., p. que plusieurs faisaient Dieu, ZmuârtKitç $>un*ç texrouspovç xsu mùepcScv. Zcjfiz srwyu*" rtxov xeo aûfcpvfaç fjuttoçot xarx ro tryeuovixov avrov.
[88] On voit dans Théodole, fameux Valentinien (Théodot., Ecloçsect. 4^>, p* 4/) qu'entre les parties de la matière, il y en avait de légères , de subtiles et de pures qui s'élevaient au-dessus des autres, et que les Valent miens appelaient matière, tytx'*l *** $*T&yif. Ce fut de celles-là que le créateur forma les archanges, les anges et la lunuète elle-même.
[89] Cléanthe, qui donnait le nom de Dieu à l'amc et à l'intelligence universelle, fixait dans l'éther la principale essence de la divinilc-
[,c llrauwdtrc, t. 2, I. 9 . p. 55^
NOTES. 5jJ « Qeanthes qui Zenonem audivit unà cura ooquero
» tùm ipsum mundum Dcum esse dtcit,tùra totius nature menti atque » animo tribuit hoc nomen; tùm ultimum et altissimum alque undiqtie
» rem qui «ter oominatur, certissimum Deum )udicat. » Ce qui ae réduit à l'Univers- Dieu mu par une aine divine et intelligente, dont la substance est le feu éther qui circule dans le* régions les plus élevées du monde,
Ta» pstw omnipotent facundi» irahribui atb«r Coojugù ingemium lœtœ descendit, ctomne»
■us alit raagoo commiittis curpore foetus.
plaçait également la substance intelligente qui régit le dans ce feu lumineux qui recouvre de sa substance divine les cieox et toutes les sphères qui nagent dans cet Océan de lumière qni compose rerapyréc. « Parmenides {a) Stephanem appellat contineniem » ardore lacis nrbem qui cingit cœlura quent appellat Deum. »•-
C'est cet étber qu'on appelait Jupiter (£), autrement , suivant Macrobe, l'urne du monde (c).Cicéron cite les vers d'Ennius et d'Euripide, qoi donnent le nom de Jupiter a ce feu éther.
Aspicc hoc sublime
V*d«* sublimo fttfum , «nmodenium nubera (d) Qui tauero Urréfei circurojeclu amploctitur. II une summum babeto divaat , hune perbibeto Jot
C'était le feu artiste, Dieu c]es Stoïciens, principe d'ordre et d'arrangement dans la Nature et dans les arts.
Cicéron explique en détail la nature et les différentes propriétés de ce feu-prtneipe qui tranat omnia. (Test a lui qu'est dn le principe de vie : « Omne quod vivit, sive animal, sive terri editum, id vivit prop- » ter inclusum in eo calorem, ex quo intelligi dt bet cam caloris naturam u vim habere in se vitalcm per omnem mundum pertinentem. Atque j» etiam mundi ille fervor purior, perlucidior, mobiliorquemulto, ob eas » causas aptior ad sensu s commovendos quam bic noster calor, quo » ha»c quss nobis nota sunt retinentur et vigent. Absurdum igitur est » dicere , cum bomines et bestire hoc calore teneantur et propter-
(•) Cieor. de nat. Deor., c. ia. — (*) Ibid. i5. — (r) Ibid. a5. — (d) Euripide. TOME V. 37
» ei moveantur et sontîant, mundom este sine sensu qui iotegroet » pnro, ctlibero eodemque acerrimo et mobilisnmo ardore teoestar » Prœscrtiro unat is ardor qui est mundi, non agitatus ab alio,nqut j» exteroo pulsu, sed per se îpse ac sua sponte nioveaton »
Or, ce mourement spontané n'appartient, dit-il, qu'à Tarne; àoai n animus sitnecesse est. Ex quo efficitur animantem esse muudum. > H en conclut ensuite l'intelligence qu'il tire de la nature même de IVther, comme nous l'avons tu plus haut : liac mundi divinitate perspectâ, etc.» Ainsi Fétucr se trouve renfermer tout à la fois les principes du mourraient, de la Tic et de l'intelligence du monde, et conséquemment ctai de tous les autres êtres qui ne tiennent que du monde le mouvement la vie et l'intelligence.
Les mêmes principes théologiques sur le feu ether sont exprimés d^1 ce passage de Varron (1. 4 ) : * Animalium semen ignis , qui anima f' x» meus , qui calor a cœlo , quod hic innumerabiles et imraoriaks » nés. » Il cite le passage d'Êpicharme déjà rapporté , et il y ajouts celui de Pacuvius : « Animam sether adjungafc. »
Lac tance (a) regarde également le feu comme le principe de U lumière et de la vie, tel qu'il l'est effectivement « Ut lux sineigaeeiK v non potest, sic vita sine luce. Ignis elementum est lucis ac vit», etc. Il me semble entendre Jean qui dit : « Lux erat viU, et viU erat htf, », et lux erat Xcyo^ • et la lumière, qui compose la eu bstance intelligente de la divinité , est aussi le principe de la vie.
[90] Vairon (6) cite le sentiment d'Êpicharme, qui vient encoft » l'appui de notre théorie sur la lumière, comme substance intelligent* et source de nos intelligences, a Epicharmus de mente huoianAduil, » istic de soie sumptus ignis; idem de sole asserit:is actus mtn! » est. » Mais la source de nos intelligences est dans l'intelligence oniverseftle, dans l'intelligence divine ou dans le Logos. Aussi l'Évangile^ Jean dit-il également du Logos : « Erat lux qua? illuminât otnncmhow minem venientem in hune mundum : » fonction que remplit douM*ment le soleil , principe de lumière visible et de l'intelligence oc stf ames, foyer du feu éther intelligent, dont nos âmes sont une énwJ' tion. « Fons lucis cetbereae sol, » dit Macrobe ( Somn. Scip. ).
<c Praecipua cœlestis ignis actio ea est, quaeprsecipuam acttonem ce* » lestis animas reprsesentat , id est intelligentiam : ejus modi verô 2b- >i minatio est (c). »
(a) L. 7, c. 9, — (*) De Liog. Lat. , I. 4. — (e) Marsîl. Ficin. GommtDt. «d H* Eanvaà. ï,l. l,c.8.
itOTES.
C91] Si le feu est la ldmiére, dit Chardin, et que la 1 , le culte que les Perses rendaient au feu f était en et relatif; direct, en tant que le feu est supposé d'une
une portion de la divinité; relatif, en ee que l'honneur que l'on rend au feu ne s'y arrête pas, et remonte à la divinité tout entière, qui daigne se rendre visible aux yeux des mortels par ce léger extrait de «a substance. 0
C9a3 Voyez aussi dans Origène, cora. in Job. p, aS3, la distinction «le ces deux mondes , et la supériorité de l'intellectuel sur le matériel, « non propter materiam , sed partteipatione illius hoyo;t etc.
« Plat«nici duos prircipuè mundos ponuot (a):primum intelligibi- » 1cm, scilicet dirinam mentem, round i bujus principium et exemplar; » secunduro sensibilem , banc scilicet sensihus manifestant divini exem- « pluris imaginem. »
Saint Augustin (Confes. 1. 7, 19) convient que ce furent les dogmes de Platon qui lui firent admettre ceux des Chrétiens; qu'il apprit des Platoniciens , « que le Verbe existe avant tontes choses; quSI était de » toute éternité avec Dien ; qu'il a tout créé ; qu'il est le Gis unique *du »> père , et qu'enfin il est égal au père , étant de la même substance que » lui (6). »
Augustin, dit M. dèTillemoot (art. *5, p. 58, t. i3 ), fut , pour ce qui regarde la connaissance de Dieu, par la hvres de Platon* et des Platoniciens. Car, an lh?u?
à élever l'esprit à la
rà concevoir une lumière qui n'a rien de ( August. Conf. c; 10 ). Saint l'esprit humain dans c anciens philosophes du système matériel au système intellectuel, et surtout comment ils conservèrent à la première cause le principe de vie et d'intelligence inséparable de son unité. « Viderunt isti philo- » sophi , quos cceteris non immeritô foro.1 atque gloriâ prseclaro» vide- » mus, nullum corpus esse Deiira, et ideû cuncta corpora transeen- » derunt , qtiflprf ntes Deum. Viderunt quidqttid mutabile est non esse » summum Deum, et ideo omntm animaro, mutahtlesque omnes spiri- » tus transcenderont qusrentes Deum summum. Deindè viderunt om-
(«) Man Fie Commeat. ad Enoead ; Mutin , I. 3, c. 1. — (*) Bwmoltra , t. c,
>8o NOTES.
DAftt speciem h» re qulcmiiqoe mutahili, qttA -est quidquid tllud r^t, q«loquo modo «I quicaroqne naturâ est , non esse posse nisi ab illn qui vere est, quia tncocnmutabili* est. Ac per hoc site xamk mundi corpus, figuras , qnalifales, ordinatumque mot um et démenti
^ et qujpcurnque corporu in eksuct.
vitam Tel qitae nutnt et continet, q un lis est in pecoribea; vel que; et haecbabet et intastigit, qudis est io horainibas; ti4 q«>
înieiugit, quitus esi in angeus, msi un 1110 ess<* non posse, qui sjui Quia »on alind iUi est esse, aliud mère ( c'est son ) quasi possit esse viveos, nec aliud est ffli vivere, ahod htslli- , quasi posait *ivere non intclligen* ( c'est le Logos), nec situé est iUi ioteJi.gere , aliod beatutn esse ( c'est le père aPP de Bonm)\ c|uasi possit vivere et non beat u m esse. Sed quod et illi vivere, i> telligerc , beatum esse, hoc est ill? esse. » On voit que le être appelé le Bon, r'&yotHov , renferme essentiellement l1 et la vie, ou « mens et spiritus» propter h* oc iricommutabiiiUv teru et simplicdatem intellexere eura et omnia ista fecisse et ip*»^ * à nullo tîeri potuisse. Consideravere enim quidquid est vei corp* u esse vel vitam, ineliusque aliquid esse vitam qu;<m corpus speaea- « que corporis esse sensibilem , intelligibilem vit». Proindc inteUipti- » lem specicm sensibili praetulerunt. Sensibilia dicimus quœ visu t«*cf^ » que corporis sentiri queant; intelligibilïa qttm conspectu menti- » pnssunt intelligi. INulla est enim pulchritudo corporalis sive in stjtu » corporis , sicut est figura , sive in motu , sicut est cantileua, de q^1 non aninsiis judicet, quod protecto non posset, nisi rue! i or m ia* esse h«c speciea, sine tu more molia, sine strepitu vocis, sine *p*": vocis vel temporis. Sed ibi qaoque niai mutabUis esset, non afo* alio malins de specie sensibih jodicaret; meliu* iwgeniosior qi»àt« , melius perîtiôr quant imperitior,
prius. Quod autem recipit inagis et minus , sine dubi»est. Undé ii
, non esse in cis reous pnoiam specicm,
et
incommutabilis et ideo nec comparabilis. Atque ibi ctpiom rectissimé crediderant , quod factum non esset , et ex qw> facta cuncta essenl. Ità quod notom est Dei, ipse ojaoifestavit «' rùm ab eis invisibilia ejus per ea quae facta sunt intellects
NOTES. 58l
et
i, ijuu Jim n. ij m: i ( n v - 1 ï. ont compose le temps oà U philosophie platonicienne était le plu. tir vogue.
[933 Lei Platoniciens t dit Brau sobre ( t. 2 , I. 5, c. 1 , p. la ) , posaient trois principes qui au fond se réunissaient dans un seul ( Ftotin , Ennead. 2. 1. 9 ). Le premier qu'ils nommaient le bien et l'unité ( le bon Dieu ) est proprement l'essence divine j te second est V entendement 1 vovç ou le Aoycc), qui conçoit et forme les desseins. Le troisième est l'ame, qui exécute et donne te mouvement, Tordre et la vie à tous. Ces trois principes étant inséparables, tes Platoniciens soutenaient aussi que le créateur du monde est une cause bonne, parfaite, et le bien luimême.
On voit dans Macrobe la même théologie sur le Nowç et le Spir tus dont l'un contient originales rerum specics , et l'autre condit, créât et animât omnia. Et on trouve aussi que les Manichéens plaçaient le premier, le Aoyoç, le Verbe et Christ dans la lumière du soleil, et dans celle que rédéchit la lune et le Spiritus, dans l'air, ou plutôt dans te souffle de lame universelle, exprimé parle mot anima, qui lui est commun avec Pair auquel on l'assimilait , et qui , comme lui , anime tous les «•tres qui respirent.
On voit même, chez les anciens Perses (a) , que le Verbe fut produit par son père au moment où Dieu voulut créer le monde, afin qu'il lui servit a cette formation. Le jésuite Petau conjecture que les anciens
crois qu'il a raison. LeTprinc pes des anciens, dit l^Dupin (Bib.' eccL t. 1, p. *4), sont que le Verbe était de toute éternité dans le père, étant sa sagesse, sa puissance et son conseil; que quand il a î, il l'a, pour ainsi dire , mis au dehors. (») appelle Dieu <pëç àopxùov km cubov , et son fils
xitoyxjfxx tarrov, rayon émané de la lumière invisible Ut
* ex igne lux, ità de Deo Verbum, ex sapiente sapientia, ci pâtre » filins.... n (Orat. 4* P* 5ai )•••• « Patris imago, «sternum Verbum >» non aliquando non existens, sed semper exUtens, xtertiar lucis ieter- » na proradiatio stve splcndor. »
X Brmu.brc, t. 1. p 5»o — (A) Athana*e contr. A risn., r»r 3, t. 1, p '^\-
58* *OTES.
Plotin (a) prétend que le monde visible est le plus parfait apte» le inonde intelligible. « Nostcr est imuso mundi intelligthilis: a vero putchrior imago iUius fieri potuit ? Quis ignis
, la cité simple de l'Apocalypse et la terre éthéréede Vh- » ton) denîquc sol, post illum invisibilem , quisnam potest rffinci » alter, etc?... * Le mémo auteur (b) compte jusqu'à cinq modes : celui de la matière, de la nature, des formes, des intelligences, etc.
Des philosophe* chrétiens ont distingué deux mondes (c) ; fan matériel et visible, l'autre spirituel et intelligible, et dont l'origine t* cachée dans 1 eloignement infini des siècles passés. Saint Basile a embrassé ce sentiment (in hexamer. hom. i ). « Il y avait, dit ce p*rr. » avant la création de ce monde , un monde d'une nature et à vtk » constitution diflerente de celle du nôtre; un monde convenable soi » vertus célestes, lequel existait avant le temps, et qui est éternel et si perpétuel. Le Créateur y forma une lumière voirai) iotelL- » gible (c'est le AAdes Phéniciens), telle qu'elle doit être poorit » félicité des natures raisonnables et invisibles qui aiment le Seigneur. » Saint Jérôme a pensé de même dans son commentaire sur l'Épftre à Tite (c. i , p. 198 )* On peut consulter, sur cette opinion, le pc" Petau ( dé Opif. in prœm. p. 1 18 ) , et Thomas Burnet ( Archœoty 1 a , 8, p. 5i 1 , etc ) On voit que les pères ont cru que les ang?^ es-
taient dans le u, , .u. ...... ,
visible (</).
Synésius ( Hynm. 4 , v. 7 ) parle aussi de ces deux mondes , de IV
Chalcidius, philosophe chrétien du quatrième siècle ( in n* Tu»- »?5) admet cette même distinction des deux mondes. Il avait prû <* idées chez les Juifs et surtout dans Philon.
Clément d'Alexandrie ( Strom. I. 5, p. 5g! ) appuie cette opio*» sur le témoignage de 1 Écriture et sur celui des philosophes barba»*- « La philosophie barbare , dit ce père , a » qui ne peut être aperçu que de l'esprit , et un j» premier est l'archétype, l'original. Le second est la copie» » tion. Cette philosophie attribue le premier à la Monade, pree 3» ne peut être découvert que par l'esprit ; mais elle attribue le sec*d a au nombre 6. Les pythagoriciens appellent de la sorte le rnsn*^*
{a) Plotio. Ennsad. 2 , 1. 9, c. $. — (b) Ennoad. 5, l. <), £( ^- (o BeW*krf' t. a , p. »7$. — (<i) Ibid. , p. a8a.
* ce nombre étant celui de la, génération. La même philosophie établit » dam la Monade le ciel invisible , la terre sainte, la lumière intelligible m ( c'est celle de l'Apocalypse ). C'est cette terre invisible dont parle » Moïse , et qui fut faite au commencement. Mais dans la création du » monde sensible, Dieu forma un ciel solide, parce que tout ce qui » est solide est sensible. Il fit aussi une terre visible et une lumière » qui est aperçue des sens. » ;
Beausobre ( ibid. p. a83 ) observe avec raison que la Monade ou l'unité est un des noms que les philosophes ont donnes à la nature divine. ,
11 y a de l'apparence que les Grecs avaient pris dans la philosophie barbare leur idée d'un monde intelligible. Platon la tenait vraisemblablement de Pyihagorc, et celui-ci des Chaldeens ou des Égyptiens. Les platoniciens la gardèrent et en furent enchantés. Proclus ( in theol. Plat. 1. lï, 1 1 ) loue Dieu , non de ce qu'il a fait le ciel et la terre, ctp., mais de ce qu'il a fait auparavant toutes sortes de Dieux intelligibles et intelligens j de ce qu'il a formé tous ceux qui sont au-dessus du monde ( ce sont les esprits purs ), et tous ceux qui sont dans le monde ( les intelligences du soleil et des astres); car il est le Dieu de tous les Dieux, Y unité des unités, celui de tous les êtres le plus impossible ù comprendre, plus ineffable que le silence même, et plus inconnu que ton les les substances.
Origèoe, Corn, in Joao. p. 19, commentant ce verset inprincipio, etc., traduit ce mot grec Aoyoç , « qua» ratio etiam dicitur, ut seeundùm » sapientiam et seeundùm figuras colleotionis intelligenliarum , quai » sont in ipsâ, fiant omnia. Opinor enim, sicut domus et navis fahri- » catur, vel oedificatur juxta figuras et formas mentibus eorum , qui » structura; président, conceptas, domo navique principium sumen- 1» tibus ab his figuris et rationibus qua» sunt in artifice 4 sic universa 1» facta fuisse juxta rerum futurarum rationesjara antea manifestatas » à deo in sapientiâ. Dicendumque estDeum, cùm animatam s a pieu - 1» tiam ( peut-être la mére de la vie ) creasset , itlius cunc permisisse , ut » ex figuris et speciebus, qua s ipsa ha h ébat, subsisten tiam et plasma- » tioneiu et formas pneberet entihus et raaterii*, etc. »
CO*] Plusieurs savans anciens et modernes ont confondu le Saint-Esprit avec l'orne universelle. Et d'autres croient que c'est la mére de la vie du système manichéen, t. a . p. 3 ta (a).
Simplicius ( p. 188 in Epictet ) dit que les Manichéens prétendaient
\a. Deautobre, t. I, p. 56V».
que le premier bien ou Dieu («) , la mère de la rie ( fax et TÎta ) , et le Créateur sont d'une bonté inaltérable. Le Créateur est le même q*e l'taprit Tivant. Le chapitre 5 du livre a , 6, de Beausobre , ibid. p. 358, roule fcur la création du morde visible par l'esprit Tirant.
[o5] Empédocle et Hérédité appelaient Dieu le feu intellectuel de la Monade première (6). ( Orig. Philosoph. 49» & Heraclite Tvp top* rev 0fcv, ibidL p. 54- )
C'est cette lumière intellectuelle, dit Origine , Comment, in Jon. p. a5, qui est la lumière vraie , par opposition à la lumière sensible qui, parce qu'elle touche sur les corps terrestres et les illumine, n'est pas proprement la vraie lumière. C'est Christ qui est la lumière do inonde intellectuel, la lumière primitive et vraie, par opposition il» lumière sensible. Cette dernière idée est toute platonicienne.
Macaire d'Alexandrie prétend que famé est par elle-même lumineuse et pure, comme un écoulement de la lumière immortelle (c).
f§6] Origène , Corn, in homil. t4 Jeremite , p. i38," dit à peu prés la même chose : «i Lux vera fiiius Dei , quae illuminât omnem homincff » Quicunque rationalis est , particeps Ter» lucis efficitur. Ra!ionalia autem omnis homo. »
« Plusieurs pères , dit Beausobre (t. i , p. 3©7 ) , ont pensé à pea » près comme les philosophes païens sur l'illumination universelle. 11» » considéraient l'esprit, la raison humaine comme nn rayon, cemn^ » une lumière qui sort du Verbe ou de la raison divine; ce qui a M » dire h Justin martyr que le Christ a été connu en partie de Socrate, » parce que le Christ est le Verbe, et que le Verbe ( Aeyo« ) est <h* » tous les hommes ; que tout le genre humain y participe. Car to* a ceux qui vivent suivant la raison sont chrétiens. » Tels ont et* , parmi les Grecs , Socrate, Heraclite, etc. Justin concevait que tout?* les lumières viennent de Dieu qui en est la source , mais qu'elles en Tiennent par le Verbe qui émane du père, et qui éclaire immédiateiDcct les esprits.
[97] Comme on ne peut rien apercevoir dans l'ordre corporel <ni'en y introduisant la lumière , on ne peut rien comprendre dans Tordre intellectuel qu'en y portant le flambeau de l'intelligence; et celle-ci ttl dans le monde intellectuel ce que la lumière physique est dans leauteriel. I! y eut donc une lumière corporelle et une lumière intellectuelle. Celle-ci était l'esprit, l'intelligence. On dit tous les jours la lumière de l'esprit.
(ai BNutoJbrc, l. l, p. 357. — (A) Orig. PhUotopb. , p. 49, Si. -
^[98] Ces principes font d'accord avec ceux de Plotin(a), suivant v Implication que son commentateur, Marsile Fiera, nous en donne. Voyez comment il parle de la lumière. « Lumen profecto eue vult ig- » nia, id est cœli formam , quasi sit imago quaedam vitae cœli, adeb ut 11 quod in cœlesti vitâ est intellectuale, ait in cœlesti corpore lumino- » aum.... Intellectualis lticis pulchritudo prttcipué , ab cA qu* videtur *» in lumiue, imagine nobis repraesentator. ... Ut plalonîcê loquar, ip- » sam mentem lortnam ipsam esse pulenritudinis , ipsum vero nonum » mentiaque patrem ease pulchritudinia genitorem; aie et in paire fi- » litim adtniraberis et patrem amabia in filio (*). »
[90l Qua"d *«• Galilëena (c) , dit VaJentin , affirment qu'il y a deux natures dans Christ , ils nous font éclater de rire ; car ils ne savent pas que la nature de Ut lumière ne peut jamais £tre mêlée avec la matière. Elle est simple, exempte de tout mélange , et bien qu'elle semble être unie à une autre substance, elle ne Test point en effet (Phot. Cod. »3o). On voit que Valentin était persuadé que r essence de Christ était la lumière qui ne peut se mêler re'ellement aux ténèbres. Mais ici , dans le système chrétien, c'est la lumière intellectuelle qui s'unit à la lumière corporelle dans le corps du soleil, et cette incarnation n'est pas contradictoire comme l'autre. Hicroclès, dans son Commentaire sur les vers dorés de Pythagore , distingue deux sortes de lumières, Tune pure et sans mélange, dont aont composéea lea substances intelligentes; et l'autre quoi in tenebris lucet , ou qui est liée à la matière. Comment, io 1 v. «t>wç vxxpôpoY xxi xxlzpsv , (zsT 6 tTivoeiTxt ro ev rxix $>uz km to vTrà<rvfj.fjuy tç ffKorto yticocusvov. Ce qui pourrait bien cipliquer l'idée de Jean sur le Verbe , et lux in tenebris lue et.
Suivant le système manichéen (<t*), le soleil Vt la Inné étaient formes des parties du bien , au lieu que les autres astres étaient formés d'une matière on peu gâtée par le mauvais principe. Cest là, sans doute, une des sources de leur respect pour le soleil. « Solem honorât Manichetis, » et, u! cAitnavit, decernit non habere mixtionem mali. » Tite de Bostre, p. 9a 1.
C'est cette lumière unie a la matière appelée ténèbres par les mêlapiiysiciens anciens, matière <ioni esi compose noire monue, qu on ait ti^urement luire au sein des ténèbres, sans éprouver cependant de leur part aucune atteinte. « Erat lux qu» in tenebris lucet, etc. » Origène, Corn, in Joan. p. 70, dit qu'il y a une différence entre la lumière « qua;
f«t) Enaead. i, l. 6, e. 3. — (*) Ibid , c. 4 — (r) Bmuiobre, i i,p. $3«- — IWH., 1. a, p. 36».
io tenehris lucet , Dec ab eis appreheoditur , et lux » quam tenebne sunt , etc. »
Cioo] LibaniusditqueJes Manichéens adoraient le soleil saas In offrir de victimes ( Liban. 1. 4, cp. 140 ), et qu'ils l'honoraient rono le second Dieu.
Saint Grégoire de INazianzc dit du soleil « qu'il est dans le œot- >» visible ce que Dieu est dans le monde intellectuel. »
Suivant Hiéroclès, le créateur de toutes choses , le Dieu inU-lligibk, est l'auteur du Dieu céleste et sensible, c'est-à-dire du soleil ( Hier* in carm. p. a3o ).
Hermès Trisraégistc , apud Stobceum, p. \o% nous dit qu il adore • vérité du soleil , et qu'il le reconnaît pour créateur après celai qui le premier et qui est unique. Le même auteur, c 16, dit « que to»i<< » les bonnes qualités sont dispensées par le soleil, et qu'il yi** » substance intelligible, c'est le soleil qui dans son globe ea est le * » servoir. »
Agapius Manichéen (a) déifiait le soleil et la lune , et disait que ^ lumière était con substantielle à Dieu. Mais il s explique en disant s* cette lumière consubstanticlle n'est pas une lumière visible, nuis"1' lumière intellectuelle. H s'agi* du fi« que F*uste dit « in secuaJl « « visibili luce hâc coosistere. » ( Apud Au g. 1. 30. )
Les Manichéens (b) appelaient nos âmes les parties de la luimirt-b que les parties de la lumière ont essentiellement la riedt i, et ne la perdent jamais.
Us plaçaient Christ dans la substance lumineuse qui brille d»^ soleil, et que la lune réfléchit. Cest ce qui a fait dire à AJexsodff " Lycople (c) que de tous les Dieux, les soleil et la lune ( Alex. Lycop. p. 7 ).
Us donnaient à Christ le titre de roi des lumières (d) ( 1 ad August. ). Ils prétendaient que les deux vaisseaux , ou le sole» et»lune(e), furent faits de la pure substance de Dieu, substance céleste ; que le soleil fut fait du bon feu , et la luo* &t k mauvaise eau (August. de Haeres. c. 46)* Ces vaisseaux iri*ofl^ corps planétaire qui reçoit la substance intelligente et la lumière intellectuelle. Cest comme le corps de Christ. Les pères grecs, lorsq0^ ont parlé de la transfiguration , ont cru , comme Manès , que c était eeocc divine, ou du moins une lumière sacrée qui en rejaillissait? fuf
(a) Photius, Codex 179. - (/*) Bwusobre, t. 1, p. aao. — (r) Ibid. , p a36 " «Ibid. 469. — (e) T. a, p. 36a.
«OTES. 587
les soi-disant apôtres virent briller sur le Thabor. C'était aussi Popinion des Valentiniens. « Comme la nature de Christ, disaient-ils, est » la lumière , il montre sur la terre ce qu'il ejit dans le ciel («). »
On voit dans Plutarquc un philosophe barbare qui prétend que, dans ta production de l'homme , la terre fournit le corps , la lune l'amc , et le soleil l'entendement ou l'esprit pur (6).
[toi] On peut voir dans Origène , Comm. in Joan. c. ai, p. aga, que le Christ seul est Auroirniç des choses qui sont cbe* son père : « Nemo » agnovit patrem, nisi filius, etc. »
te In medio horum numéro Mithram, quem et Mesitem, Vlktit^ , » hoc est mediatorem , pooebant , Id est solem , dneem et supremum
Cioa] L'abbé (r/)Foucher disserte sur l'épithête de M*r/n« , donnée au soleil ou à Mithra, et rapporte un passage de Plethon ( Oracul. Caidaic. ), où Mithra est appelé le second principe, la seconde intelligence f StArtpov voCv , qui a au-dessus de lui le Dieu , éternelle lumière, appelé le père. Ce père, suivant Zoroastre , est le principe de toutes choses. Cette situation du soleil au milieu de l'Univers, dit l'abbé Foucher , fit nattre l'idée d'une médiation morale. Mithra parut un Dieu médiateur entre Oromaze et les hommes.
On voit les rapports de ressemblance et de différence qui se trouvaient entre la religion des mages et celle des Chrétiens. Ils convenaient les uns et les autres de l'existence éternelle d'un Dieu suprême, père et fabricateur de toutes choses (e) ; a» de la nécessité d'un Dieu médiateur et visible, pour avoir accès auprès du père céleste; 3° que le médiateur, qui était de la même substance que le père, devait être adore avec lui et comme loi. Mais quel était ce Dieu médiateur? Voilà le point où la dispute commençait. Les Perses prétendaient que c'était le soleil ; et les Chrétiens que c'était Christ. Aussi voit-on dans les actes de nos martyrs , que de part et d'autre on met en opposition perpétuel* lement Christ avec le soleil, et le soleil avec J. C.
Les Perses avaient raison , et l'ignorance seule des sectes occidentales avait établi cette distinction entre Christ et le soleil, laquelle était in-
nichéeo que nous avons rapporté.
11 est certain que Mithra, dit Beausobre, t. î , p. 107, est un de*
BeiusoWe . t. 1, p. 553. — (A) Pint. Œuvres morales Irad-, t. a . p — le) Ktrktr , OEdip., t. 2 , pars a. p. 106. — (d) Acad. 1 tue ri p t., t. 29. p. u3. — {* ibiu.,p. i$3.
nom* que les Persans donnaient au soleil ; mais si nous en crovoos Porphyre , Mithra était aussi le nom de cette seconde intclligt-nc*? f'l« Aoyoç ) , par laquelle Dieu a créé le monde ; et peut-^tre ne donnaientils le même nom au soleil, que parce qu'ils le croyaient l'image cw la résidence de la lumière pure et intellectuelle ou de rintelli^eni créatrice. Celte intelligence était le Dien médiateur ou mitoyen, M«*n-*, Geoç de Plutarque. Nota. Marcion admettait trois principes ; k bon, c'est le père; le juste, le créateur, Mithra dans Porphyre (aj; et le chef de la matière ou le diable , Typhon , Ahrimane.
L'auteur des actes d*Archélaiïs appelle prêtre de Mithra et adorateur du soleil Manès qui était, de tous les chefs de secte, celui qui avait le mieux conservé les idées anciennes : « Pcrsa barbare, Rarba , sacerdos • Mithra et collusor, solcm tantùm colis, Mithram locon» rajxft- » corum illumioatorem, ut opinsris, et conicum; hoc est cruod apoJ w eos lunes , ei lanquam eirgans min) us peiages mysiena. » Act. p. h. et 63. Effectivement, les Manichéens plaçaient Chriat dans la lamiêit du soleil, et ils avaient raison. Ils ne différaient des autres chrétienqu'en ce qu'Us entendaient un peu mieux la religion chrétienne, qui n'était réellement qu'une secte mithriaque sortie de la Perse , dont Itt Ucciclentaux ne connurent jamais nien la nature.
Les Priscillianites , comme on le voit dans la lettre de Léon I à Tïburtius, évéque d'Astorga ( c. 4, t. 1 , p. 45 1 ), jeûnaient le jour de la nativité du Sci gneur et le dimanche , se conformant en tout aox dogmes de Cerdon , de Marcion et des Manichéens leurs alliés. Ces derniers , dit-il , passent en jeûne le dimanche qui est consacré à la résurrection du Seigneur , et cela , comme on l'a découvert , par respect et par dévotion pour le soleil.
Dans les premiers siècles , l'opinion de plusieurs d'entre les chréf l'enétait que Christ , en montant au ciel , avait laissé son corps dans k soleil y ce qui est un reste de l'ancienne tradition , que le corps solaire était la substance matérielle à laquelle s'était uni le Logos , ou la lumière intellectuelle (b). Hermogènes était de ce sentiment , et Pantéme docteur d'Alexandrie : Evtot utv $a&i ro myux rov Kvpiov iv rw mAan ovtov ocko TiltÇouotç Eppcryeniç (Clemcns, inElect. Prophet. ).
On croyait communément que la première des intelligences résidait dans cet astre que Platon appelle le fils de Dieu , et que ce bel astre est le séjour des bienheureux (Hyde, p. 4°° )• L« Préjugé commun do peuples les conduisit là : « Si Ton vous demande , dit Fauste à saint
(n) Bcausobre, t. a. p. 87.— (b) Ibid., t. 1, |». 564-
N OTES.
>. Augustin, soit à vous, soit à d'autres, en quel endroit habite le Dieu w que Tons serrez, tons répondent sans balancer que c'est dans la luv » raière. » Ainsi , ajoute Beausobre, les Manichéens, suivant les idées 4e l'Écriture, placèrent Dieu le père dans une lumière invisible et inaccessible et, suivant après cria les idées des philosophes persans, ils crurent que le fils, qui est l'image du père, avait choisi pour son séjour la lumière visible ou le corps du soleil.
L»e fils, dit Fauste (AugusL, L ai, p. aa), habite la lumière visible, et comme il réunit deux perfections, et quHl est la vertu de Dieu (la chaleur], et la sagesse de Dieu (la lumière, Minerve, la lune), nous ■croyons que sa vertu réside dans le soleil, et sa sagesse dans la lune.
Clément d'Alexandrie, dans les extraits de la doctrine orientale , dit que, suivant cette théologie (b), le créateur a produit le Christ animal, qui est l'image du fils (le soleil corporel animé, image de l'intellectuel), ensuite les archanges et les anges, de la subsUnce animale et lucide ( te feu éther) , tpofiaXXu ex mç 4f%'*VC km (pureivtfç obr/aç.
Saint Augustin, Cent., Faust., L ai, p. £ (c), donne a croire que les Manichéens adoraient le soleil , parce qu'ils étaient persuades que cet astre n'était pas une créature de Dieu, mais une probole, une émanation de la substance divine, et par conséquent une personne divine, et un Dieu grand et bon. « Istum solem ta m magnum , bonnm De uni esse w putatis, ut nec factum à Deo, sed "prolatum , vel emissum esse w credatis. »
11 parait constant que les Manichéens ont été accusés d'adorer les astres, et surtout le soleil et la lune; et la dissertation de Reau<ohre, sur cette inculpation , ne roule que sur la nature dn culte. C'était une suite de la religion astrologique, la seule qui ait jamais existé chez les anciens, et dont celle de Christ ou du soleil faisait partie, quoique plusieurs de ses sectateurs s'y soient mépris.
Le pape Léon 1, Ep. i 5, ad jurib., c. dit : « Les Manichéens ont n été convaincus, dans l'examen que nous avons fuit, de passer dans la m tristesse du jeûne, le dimanche qui est consacré à la résurrection du 11 Seigneur, et l'on a découvert qu'ils gardent cette abstinence par vi- » néraùon pour le soleil. a> Et dans le sera». 4 du carême, il dit encore : « On les accuse de jeûner le dimanche en honneur du soleil, et le lundi
» en donneur de la lune. »
[io3] Martianns Capella nous présente le système planétaire sous la
(«■ ftautobre, p. 565. — (b) Ilkid., t. a, p. »86, part. a. — fr) IM > P ^84.
5go HOTES.
figure d'un vaisseau conduit par sept pilotes. « In efidem verô rite Ϋj m quidam lucis yetherea; arcanisque duoribus manans in totiiis raW m lumîna fundebattir. n Au haut du mât était la ligure da lion, ce h ? mithriaque, ce lion de la tribu de Juda, ce lion, signe céleste oui: soleil a son domicile.
« [iOf] Mercui ius Trismegistus (a) scripsit libros ctquidem mult: » ad cognitionem divinarum rerum pertinentes, in qtiibus niajcsU'r' a summi et $ingularis Dei asserit, iLsdemque nominibus appeibt, o- » busnos Deum et Pat rem ; ac ne qnis nomen ejua requîrerei Axmta » esse dixit, eo qeod no mini» proprietatc non egeret, ob ipsam sciKect i» unitatem. Deo igitur nomen non est, qnia soins est, necopuci » proprio vocabulo, nisi cum discrioura exigit moltitudo, ut uniaa quamque personam ml notâ et appellatione design et. Deo antea. » qnia seniper unus est , propriè nomen est De us. » Cest aussi le bai de la philosophie de Plotin. « Plotiuus distribuât nrinctniorni] a hune in mundum. Absolutissima Dei noitas Tel simpliaUi » unit». <*), etc. »
l>e qu on appelait i eirc appartenait au perc ou cran le ptre , l'être est la première entité. Il n'y a que l'être qui puisse être met? Ûble des propriétés. Avant d'être vivant et intelligent , il feotd'abd être. Prius est esse quhm esse taie, disent les métaphysiciens. L1»^ gence de l'être était le premier degré après lui, et la vie le Iroiuèo* cette graduation est bien marquée dans Origéne (c). 11 dit qoeleD»" père pénètre tout ce qui a la qualité d'être; que le fils pénètre I* êtres doués d'intelligence , et que le Saint-Esprit pénétre les corps qrî anime et qu'il conserve. Voilà pour les êtres animés que itepi vivifie.
« Deus in mente, mens in animâ, anima autetn in materii : oasv » vero ista per xvum (d) : totum hoc corpus in qoo omnia • otDU: » mente Deoque plena : intima mundi replet , viam omnibus soi- » gerit. >»
[io5] Diogènc Lacrcc remarque que Zénon, outre la matière, cipo passif, admettait l'activité de la raison, te Asycc, principe d'en»* qui était en elle , et ce Acyoç était Dieu : Tav rv avr* Acr«> r* «*■ Ta» rov yafi ovtx suhov Six xcuifç acuTviç hffttovpyttv txaça.
Cest ce que dit Jean : ln mundo erat verbum , et mundus pet ip** foetus est , et Deus erat verium . *
(n) LacUnce , 1. i. c. 6. — {b) Plot. Eonead a , 1. 9 , c. 6'. Comm. M>r?U- F* (c) Lib 1 prineipior. — (rf)
Comme le verbe existait dans l'unité, ce monde intellectuel était aussi un, et l'unité était son principal caractère (a). Afundus intelligibilis habens naturam unitatis sitœ in divino verbo.
£107] Cest le~se«£mcnt de Platon que Dieu n'a pas fait immédiatement et par lui-même l'arrangement de l'Univers (6). Il s'est servi du ministère de la premièreintelligence qui est émanée dclui.C'est ce second principe qui est appelé dans les oracles ctvrovpyoç. Ce fat aussi le sentiment des Hébreux que Dieu produisit avant toutes choses une personne divine qui est appelée la sagesse, et par le moyeu de laquelle il forma le monde. De là ce que dit Jean du Logos : Et sine ipso factura est
jtifoil et ^ei* xpstêftt ^ûdu §ii/it otftfiin (j ti <y Jûûta SMifit Tout ceci est
Le célèbre Méthodius (apud Phot. codes a35) s'est imaginé que l'onvragedupèrefut de tirer U matière du néant, et celui du tilt d'en former le monde, suivant le plan que le père lui montra (c). Cela, re- ]9Q j rc£ c j iakIic 1 c use m e u t 1^ ed xx s re y se d \ \y\c n le 1 j x\ \ ^ ui e •
Origène , Comm. in Johan., p. 19, dit la même chose sur le logos ou la sagesse étemelle qui organise la matière d'après les idées archétypes.
[108] Beau sobre remarque que le nom du verbe a été donné en général aux intelligences ou émanations divines qui résident dans le ciel et dans les astres (</). On l'a donne aux anges (le Dieu-soleil Peut par excellence, comme étant la première iutelligence,l image du père,etc.)On la donnait aux éonsou à ce* intelligent es éternelle'; subordonnées à Dieu. Clément d'Alexandrie et Synésius donnent aussi à Christ le nom dVora intini,réon qui ne vieillit point. Méthodius l'appelle le premier des tfons. On peut voir dans les deux derniers chapitres du premier tome de Beausobrc toute cette théorie mystique des éom bien développée.
[îogQ Les Valentiniens (e), pour dire que Dieu le père est invisible et incompréhensible à l'homme, et qu'il habite, relativement a nous , un lieu impénétrable, et, pour ainsi dire, un silence éternel , disent que le père ou Butkos , profondeur, a épousé Sigé ou le silence, et que pour se manifester aux esprits ou aux intelligences qu'on appelle les éons, il fit sortir de lui-même Yenterulemcnt, voùç son fils unique; ils donnaient à ce fils pour épouse U vérité qui est l'objet de l'entendement. Car les anciens n'annclaient véritablement êtres, rx evra . uue les obiets in tellectuels, pour ses diflérencier des êtres corporels qu'ils appelaient appa~
(a) Philon , p. 5. — (b) Beaniobre , t. 2, p. 358. — (r) lbid., p. 36o. — (<*) lbid., t.», p. 571 ei 5;3. — (r) lbid., u, p. 55i.
rentia. On assimilait également Dieu Ormusd à la lumière et à la Tenir. Les Valentiniens (a) appelaient verbe cette m gesse divine conseilcomme sortant au dehors, et se communiquant aux hommes. Le vêtît de Dieu , qui n'était autre chose que la raison ^ la sagesic de DifL avait pour épouse la vie» {Lux erat vita et vit a erat lux). (Tétait en la un attribut actif et fécond. (Cest le spiritus de Macrobe, conJau et
[110] On trouve chez plusieurs philosophes juifyet arabes (b)k même* idées et la même progression des causes. In rabb:n (Moa», Beo-lsra, de créât, probl. i3, p. 5a, etc.) nous dit qu'AvicèaeetpUautres phdosophes, considérant que Dieu eut ua être simple et parfaite unité, ont conclu : « Qu'il ne peut émaner de Dieu qu'a simple et un comme lui; c'est la première intelligence, sutalioc pure et dégagée. D'elle émane une seconde intelligence; ensuite lasphét suprême et l'a me de cette sphère. Ensuite une troisième iateliigntf avec Tame et la sphère du second ciel. De la troisième intelligence « émane une quatrième avec l'ame et la sphère du quatrième cid. CtA ainsi qu'il y a eu successivement une production d'intelligences, dis» et de sphères, jusqu'à celle de la lune avec sa sphère et son ame. Celte
est dans la lune est appelée par ATicèoe> actif. Cest lni qui produit tous les êtres •ublunaires.'llM
Je remarque que cette cbatne d'intelligent placée au-dessus de notre monda sublunaire, rentre dans l'idée de h théogonie d'Hésiode, qui, avant de parler de l'organisation de i»1" terre avec ses mers et ses montagnes, nous donne d'abord la des muses ou des intelligences attachées aux sphères célestes, Macrobe. . .
Qui] Saint Athanase reproche aux Ariens d'avoir emprunté ^ Païens l'expression équivoque de Ayev»frcu, ingeniti, pour expnntf la filiation du verbe, et il ajoute : « Quod si prse insciUâ vocabuli *t » istam improbitatem delaberenlur, oportebat eos ab iis undc idais»1* u acceperunt, vim ejus dictionis cognoscere. Uli en un et meaten»*x m bono (du père), et ex mente animam, ex tou &yx$ov vcv ksu tx ïiï^vtf* a oriundam dicunt , et quamvis earum origines videant, lamen inge*>t' neque se eâ de causâ majeslatem primi, uodèmfl" rt onginem desumunt carpere aut diminuere arbitrantur. *
(«) Bc»u»obr«, p. 55a. — (a) lbid., t. i, p. 7.
xotks... 5g5
[lia] On peut voir dans Beau sobre, t. i , p. fUSi , combien les anciens auleurs chrétiens étaient partagés sur l'égalité des personnes. Les Manichéens ne l'admettaient pas. Origéne enseigne partout que le fils est inférieur au père. C'était l'opinion commune de l'Église. Ainsi Manés assignait aux trois personnes divines des séjours proportionnes ù leurs dignités. 11 mettait le père dans le cirl suprême, le fils dans le soleil, et le Saint-Esprit dans l'air au-dessous du fils.
A l'égard du père, continue Beausobre, il n'y a rien à reprendre dans la doctrine de Mânes. 11 suivait la notion de tous les peuples qui , croyant le monde borné par une grande voûte, logeaient la divinité au plus haut étage de ce superbe palais. Manès se figurait le pére retiré dans une lumière inaccessible, d'où il gouvernait le monde par le ministère du fils, du Saint-Esprit , et par celui de ses anges.
Quaut au séjour du fils dans le soleil, il emprunta cette idée des mages qui enseignaient que Dieu avait établi son trône dans le soleil. Les Pythagoriciens l'appelaient Asoç $0Aax>y, Ztpoç irvpyov , Aie; @;a»oy. Là était Mi thra, lequel, suivant PI ut arque, est le mesiteso» médiateur, et, suivant Pfellus , le Netfç de la divinité. Ainsi le nom de Mithra était commun au soleil et au NoCçou à la première intelligence qui émane du père ; l'un était le corps , et l'autre l'intelligence ou la substance intelligente qui y habitait. C'est là , suivant moi , l'origine de l'union du logos intellectuel au corps visible et à la substance lumineuse, ou enfin de «on incarnation subsigno vii^inis (a\ De-là l'opinion de quelques-uns, que le soleil était le séjour du corps de J. C. et des bienheureux.
Le Saint-Esprit étant la troisième majesté, les Manichéens le plaçaient dans l'air {b). La théologîedes Hébreux , suivant Kusèbe, avait beaucoup de rapport avre celle des Manichéens que nous développons ici. Voye* res rapports dans Beausobre. Le Saint-Esprit avait la charge des ames humaines qui , suivant Manès, tiraient leur su bs tance, ainsi que cello des animaux , de l'air ou du spiritus.
[î i3] Les Platoniciens, dit Beausobre, t. it p. ira, posaient trois princiers qui au fond se réunissaient à un seul. Le premier qu'ils nommaient le bien, V unité. C'est proprement l'essence divine. Le second est Vente ndement qui conçoit et forme les desseins. Le troisième est Yame qui exécute et qui donne le mouvement et la vie à tout. Il cite Plotin (contra Gnostic, ennead. a, I. 9).
[n41 Ln savant platonicien du quatrième siècle, Chalcidiiis (c), qui commenta le Timée, nous dit que Platon concevait premièrement «un
9) Beaupré . p. 56q. — (A* Tbid. S6o\ — (c) (Julcid m Tun«i.m . S 186. TOME V. 38
r>r)4 ' NOTES.
Dieu suprême et ineffable qui est la cause «le tout les être* j ensuite on secoml Dieu qui est la providence du père, et qui a donné les lois de b ▼ic éternelle et de la vie temporelle j et enfin un troisième Dieu et une troisième substance qui est appelée seconde intelligence, qui est corn m' ja conservation de» lois éternelle». La Providence est cet esprit, Note, qui tient le second rang et la seconde autorité après le Diea suprême. Comme elle est incessamment tournée vers cet incomparable mode)?, et appliquée à le contempler, elle en est aussi la parfaite image. Eik tire de la bonté souveraine celle dont elle est ornée eUe-méme et celle dont elle embellit les créatures. La troisième substance est inteUie^nce,
ritus, anima muudi), répandue dans ses trois parties dans la régie* suprême, dans celle des planètes et dans la région sublunaire, celle ce est notre terre, a Le Dieu souverain commande,- le second ordonne le planj le troisième grave,
[i i5] Le Pimander donne le nom de lumière à Yesprit pur, et IW est ce qu'il appelle la vie. L'homme, dit cet auteur, reçoit Yame de \» vie et Y esprit pur de la lumière.
[1 16] Le Pimander eut la plus grande autorité parmi les Chrétiens {«V, il ne l'a pas même encore perdue en Orient. Fauste Manichéen met Hermès au nombre des prophètes des Gentils. Les Syriens ont encore aujourd'hui des entretiens d Hermès avecTatien son disciple, écrits en langue babylonienne. Ces sortes de livres dont les Chrétiens se sont servis dans leurs dispotes contre les Gentils, sont remplis d'idées platoniciennes ou semblables à celles que Platon emprunta de la théologie égyptienne et chaldéenne.
Llf7l On attribue aux Chaldéens , dit Beausobre (&), d'avoir conva une espèce de trinité composée de Dieu le père qui a seul l'existence par lui-même, de Yesprit purHoCç, et de l'amcOest ce que l'on voit dam les oracles attribués à Zoroastre. Quoique ce poème ne soit pas de Zeroastre, on convient néaomoins qu'il contient une très-ancienne philosophie. Il est cité souvent par Synésius, sous les noms de gawsen et de Aoy«. Synes. de insom., p. 140, et les schol. de Niceph., Grcg., p. 383.
[n8] Un certain Aristocrite (c) avait composé un ouvrage sous knoin deThéosophie, dans lequel il prétendait prouver qu'an fond toute? les religions païenne, judaïque, chrétienne convenaient dans le principe tt dans les dogmes , et ne différaient que dans quelques cérémonies.
Bmusobrs , t. i, p. 3a6 — (A) Ibid., t. a , p. 348. — (r) laid., C. i, p. 43i
Partout un Dieu suprême et des Dieux subalternes . ici son* te nom de Dieux, là sou* celui d'anges j partout des temples, des sacrifiées, des prières, des offrandes, des récompenses ou des peines à venir, et, si Ton y joint ce qu'un bel esprit moderne a Me-hé d'établir, partout une divinité médiatrice entre Dieu et les hommes , et une première intelligence qui est le premier ministre de Dieu.
£119] Personne n'iguore combien on a fabriqué de ries de J.-C. peu re*srml>lantes , combien d'évangiles apocryphes ou déclarés comme tels par ceux qui se sont bornés à quatre, dont rien ne nous garantit l'autorité que l'assertion de ceux qni nous les ont donnés, et qui 'apportent, pour raison de leur choix, la fable la plus absurde.
£i?o] 11 est constant, dit Fautte («), que tes évangiles n'ont point été écrits par J.-C. ni par ses apôtres, mais long-temps après eux par des hommes inconnus, « qui, jugeant bien qu'on ne les croirait pas, puis- » qu'Us racontaient des choses^u'ils ne savaient pas, mirent a la téte » de leurs livres les noms de quelque apôtres ; les autres, les noms de w quelques hommes apostoliques, assurant que ce qu'ils avaieut écrit , y ils l'avaient écrit sur leur témoignage. »
[lai] Eleuther ptintu» sûnulacrum Uberi patris cnnstiluit , et quemadmodum coli deberet attendit. Chez nous, c'est également saint Elcuthêre et saint Denis qui apportent la religion en France. Il était assea naturel que des Francs prissent Eleutbère pour leur patron. m
Un certain Pagasos (b) avait aussi apporté in Eleutherd urbe Baatiœ imagines Dionysii, et, iur le refus que les peuples firent de recevoir co culte, ils furent frappés d'une plaie honteuse dont ils ne purent étie guéris qu'en instituant les fêtes ity phalliques ou la cérémonie du phallum , dans laquelle on porte en pompe l'organe de la génération.
Comme les Chrétiens ont en octobre, le neuf, une féle de saint Denis, ils ont. au bout de six mots, précisément le huit avril , une autre fête de saint Denis.
Voici ce que dit Servius sur les fêles appelées Dionysia (c). Diony ti* atitiquissimi rusticieon/êctrf vindemidjaciebant.
[tai] Le calendrier de Ptolémée ^d) fixe au dix-sept de juillet le cou* cher de la brillante de la couronne. Lucula tioieor coronac occidit outnè. ISous fixons la fête de sainte Marguerite au ao juilKt (e). Gemirnu fixe aussi vers le rn&ne temps le coucher de la couronne, dont la plus belle étoile s'appelle Margarila, seu lucida coronœ (J).
(«) Apud Augustin , 1. 3a «t 33. — i*A) Kirker, OEdip», t. t, p. a»Q. — (c) Senr. m Gtorg., I. a . y. 38i. — (rf) Pets». Uranol., t. 3, p. 51. — («) Ibid. , p. 37 — (/) Cm. Cm. Attroo.
5q6 note».
[ta3] Cest moi-même, dit Fauste le Manichéen, qui, si j'en sait digne, «lis le temple raisonnable de la divinité. Une ame instruite dt la vérité est son autel. Faust., ap. August., 1. ao , 3. Le temple agrêable à la divinité, celui qu'on doit lui consacrer, c'est notre esprit et notre cœur, dit Minutîus Félix, sect. 3a, p. i*4- On reprochait soi premiers Chrétiens, dit le même Minutius, 10 p. 3r, de n'avoir ni temples, ni autels, ni simulacres, ni sacrifices. Tel était le culte de l'église primitive, comme l'observe judicieusement Beausobre, 1. 1, p. 63 1, etc. Vojez Beaus.
[t?4] Les Kgyptiens, après avoir long-temps raisonne sur la nator* de Dieu, Unirent par conclure qu'elle était impénétrable. Aussi appelaient-ils Dieu ou le premier principe ténèbres inconnues et obicunt' impénétrable : Tpwrifv ecçxK^, oxàro; virep %xcxv vcyiriv , <tkotoç ar>->»îr."> rptç tovto fTnQfffuÇovTtç. (Damascius. ap. Gale not Jambbc. , >» p. 198). Les Platoniciens admettaient pour premier Dieu le Di« suprême, ineffable j les Égyptiens te Cnepk invisible ; les Orphita le Dieu qui habite la lumière inaccessible; les Valentiniens \etiuthu et la Sigéi les Athéniens le Dieu xyvutrroç. Toutes les théologies oot été forcées de dire que la première cause était absolument invisible a fto). incompréhensible a la raison. Tenons-nous en la; le reste ne peatétrf que ré>eries.
Cia53 « Dixit etiam finitis omnibus saxutis rursùs eadem reaoTiri: » quam rem etiam philosophi hac disputatione colHgunt : complet» m magno aono omnia aidera iu suos ortus redire, et » modo. Quod si est idem siderum motus, necesse est nt » f uerunt babeant iterationem : univers* enim ex astrorum 1» derc manifestum est. Hoc secutus Virgilius dixit » et iterari omnia quae fuerunt. Alter erit Tiphys. Videtur hic locu» » dictus per Hm'fTcxxTcurrtuw, id est per omnium rerom voloWi- 1» tatem ex siderum ratîooe venientem , ut diximus supra. »
[126] Porphyre (in Sent., p. 147) distingue autant d'années qu'il J a de planètes. Autre, dit-il, est Tannée ou la révolution du soW. autre celle de la lune, autre celle de Vénus, etc. Mais Tannée ea h grande révolution qui les comprend toutes est Tannée parfaite, ls volution absolue et complète qui s'exécute par l'impulsion de Taeie asiversellc , à l'imitation de laquelle tous les corps célestes se meuveot
notes. 597
Périodes connues sous le nom de grandes années.
La diétéride ou période ( appelée improprement tnétéridé), de a ans («).
La tétraétéride ou pentaétéridë , 4
L'octoétéride , autrement ennéaétéride , ou période d'Eudoxe le Cnidien (b),
La dodécaéte'rîde gencthliaquc des Chaldéent,
L'ennéade'caelcride de Mc'too ,
L'année de Philolaûs , La période callippique (c), Celle de Démocritc, Celle d'Hipparque, Période solhiaquc, Période persane, Année d'Aristarqne , D'Arc tes ,
D'Héraclite et de Lions, De Dion, D'Orphée, DeCnsundre, De l'anonyme de Plutarque , D'Héraclite, De Diocènc r laion ,
Cicéron m HorUnsto, la fixe à Suivant d'autres , Et suivant d'autres (Serrius) à Soxtus Empiricus la fixe à (</)
Achille Tatius fixe la grande restitution de Saturne à
ISicet.is Choniate fixe la grande année à (/)
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