‹ Origine de tous les cultesChapitre 177 sur 180 · oo,ooo i5,c · texte numérisé non relu

oo,ooo i5,c

35o,635 i,753,aoo

(a) De La Nausa , Me». Acad. Invrr., t. 3l, p. 89 ; tt CcMoria. de Di« Piatal., c. 18. — 0) Plutarcli. de Placit. Phil., 1. a , c. 3a. — (e) Serrius ad jEoeid. I et 3 ; et Xnetd. a, v. a84> Solio, c. 45- — (<0 Sext. Entp. ad?. Math, sub Bue. Firmic, Maibes. Pr«f. ; el 1. 3. e. i. — (e) Achill. Ttl. inbagog., e. 18 ; Tfcei. Orthod. Fié. — (/) Mecrob. Som. Seip., 1. a , c. ti.

5gfl hôtes.

Il n'y a crue ceHe «le Cacsandre ou celle de 3,f>oo,ooo, qui soit uo multiple delà grande année, dont elle cotnjucnd un siècle, ou 100

restitutions.

Celle de Linuset d'Heraclite est la divïriou des trois degrés de chaque décalé marie réduite en minutes et eo secondes. Car 60 x 6o'=u ss 10,800^. Aiu&i chaque dodécatémorie renferme 10,800". « Est pnetereâ annus quem Aristoteles mtm appeilat, quem solis, lunse, va-arumque quinque orbes coniiciunt , cùm ad idem si uoà reft-runtur. Cujus anoi hyems si nostri diluwonem appellant : AEstas autem sxirvïtm:,

Nam his altérais U

ridetur (a). »

Cette opinion est a peu près la même que celle

, rapportée de Sénèque iQusest., nat., 1. 3, c. 39). qui Belum interpretatus est , ait cursu ista » et ide6 quideuo id affirmât, ut conflagration» atque diluvio » assignet : arsura enim terrena contenait, quandà » nunc dirersos agunt cursus , in cancrum couveneri» » posita vestigio, ut recta linea ezire per » dàtionem futuram, corn eadem sideruo m vent- rit. lllic solstitium, hic bruma cooûcitur. Magnat potentia- signa, m quandà in ipsa mutatione anni motnenta sunt. »

[1373 Massoudi, auteur arabe, qui attribue à Brama l'origine de fa^tronomie iudienne, dit que, suivant Brama, le soleil demeure trois mille ans dan» chaque signe, ce qui donne trente-six. mille ans pour la révolution totale. Ce mouvement est le même que celui que donne Ptolomcc. (Arad., inscript., t. 36, p. 77'.)

[138] Le premier précepte de l'asti onomic des Siamois est un précepte d'astrologie.

£139] La Chrooiqne d'Abugiafar ( Herbelot, art. dires, p. 398) suppose que Dieu, avant la naissance d'Adam, créa les Dives, et leur donaa le monde à gouverner pendant quatre mille plus trois mille ou sept mille ans. Les Péris leur succédèrent pendant deux mille ans. Si l'on ■oit la gradation de cette théorie, on aura en<

3ooo

(«) Ceutorin. 4« Di« Natal., c. 18.

HOTES. 59g

pour les quatre générations d hommes et de génies plus parfaits que

l'homme , qui l'avaient précédé.

[i3oJ Ou observe que toutes les fois qu'il devait arriver quelque grund événement qui ehange.1t le sort d'un peuple, à plus forte raison celui de l'Univers, on imaginait toujours des prodiges qui t'avaient annoncé. Virgile, dans son livre premier de PÉnéide, suppose que des signes an ciel et sur la terre, dont il rapporte une partie, avaient annoncé la mort de J. César.

Payez Virgile, Georg., I. 1, v. 463, etc.

Solem <nu« dicere felauan Audeat ; ille eliara cœcos mstarc turaultus, «te.

Lucien, dans sa Pharsale, 1. 1, t. 5*4 et snivans, fait Ténumération^ d'une foule de prodiges et de signes qui avaient paru au ciel et sur la* terre, pour annoncer la guerre civile de César et de Pompée , et le courroux des Dieux qui la permirent :

Superique minaers (a) Prodigiu terras implerunt

On fait également parler les livres effrayans de la Svbille de Cumes :

(b) Diraque

Vulgantur, elc.

On entend aussi le son de la trompette et les cris tumultueux, tels que ceux qu'on pousse au moment da combat :

fcdtt, ele

(rf) Haec propter plaçait Tusco* de more tetmlo Aecîri raie*.... m

Le devin ordonne des processions autour de la ville et une lustration «oîconello :

te) Moi jubot «t toUm pa vidù ciribus urb« m Ambiri et festo purganles mœaia luttro.

xm) V . 5x5. - Kh} V. 564. - (0 V . 578. - (rf; V. 584. - («) V. 5oa.

JIUI

SOTFS

Le poète, t. 5g6 el suirans, fait la description de le Ensuite l'astrologue Figulus, v. 63g, consulte les secrets du ciel et le» décrets de la fatalité :

i«) Jjoiqac ira paluére Dcûro , mamfetUHfae 1*11, Signa dcdit maadiu, legeique «t fasdera rcrum Prœscis moattrifero vertit Naturc tamullu

Cur banc tint rector OHrojn mortalibm adderc curarn ul dira per onùna cisde» .'

Q i3 1 3 Daos le livre d'Enoch rapporte par Syncelle, p. a6*, les ma a va in gen tes désolent la terre jusqu'au jour delà Consommation jour auquel la grande anode est révolue.

[i3a] On remarque aus,i dans Josépue, c. 3 , huit

On remarque que ce nombre 36 mille ans, qui est celui de la tion des fixes , vaut dix sarcs, durée précise du premier règne de la décade des règnes de Chaldée.

Alorus, premier roi, régna dix sares ou trente-six mille ans (6; [i33] Le Syncelle, p. aa, fixe également au moi

ou au sixième des Romains , répondant à juillet, la

[i3f] Kirker (Chiu., ill.t p. 1 6a) donne 4 ce chenal des ailes à Pégase, et Vichnou prend alors le nom de Ar, fort approchant XArish, nom du lion céleste ou du signe que le soleil ou

[i35] Ce but mystagogique se remarque aisément dans tous les phètes qui éclatent en menaces contre le Juif coupable, lui peignent des chiUimens de toute espèce, et finissent par rassurer le pécbeur qni se convertira par l'espoir d'être rétabli dans sa patrie où il jouira d'un bonheur inaltérable, tandis que celui qui persévérera dans le péché, périra sans ressource. (Test la le refrain de toutes les prophéties ; il n'y a de différent que la fable mystagogique.

Ci36] Les Toscans étaient originaires des lieux où se fabriqua ensuite l'Apocalypse, c'est-à-dire de Lydie. On y avait pour principe de conduire l'homme par la fiction; témoins les fables d'Esope écrites en ce pays. 11 en fut de même des fictions sacrées; aussi le manuscrit do T Apocalypse fut-il trouvé accolé W ce les fables d'Esope.

<« L. a, v. i . b; Syncelle, p. 18.

HOTES. 6oi

ti3"] SanclioniatoD terminant «on récit merveilleux des «tenture» des Dieux de Phe'nicie, dont Hélios ou le soleil est le chef, donne le nom de prophètes aux chefs d'initiations qui, dans les mystères, présentaient aux initie's des tableaux empruntés de Tordre du monde et de la physique nuancés, dit-il, des bigarrures de l'allégorie.

£1 38] Les mystères d'Eleusis «ont appelés , par Synésiu«, les révélations de Ccrès , ~\*J.twt$ Uytt râ Avf/xjjrpoç àv«jac> t/?mfp<«. Syniisius , Encom., Cal vit., p. 70. Il en fut de même de ceux do Christ que Jean appelle aroxâcAtflf"* Xptarcv. Dans ces premiers mystères, c'était le dragon on le serpent et le taureau qui figuraient comme animaux sacres et symboliques. Dans ceux-ci, c est le serpent et l'agneau qui succéda au taureau.

[139] Les Manichéen», dit Ebed Jcsu, font du dimanche un jour de tristesse et de jeûne, par la raison que ce monde-ci finira un dimanche, après avoir subsisté neuf mille ans. ( Apud As«cman., biblioth., orient., t 3, p. aa, p. 36i.)

On trouve aussi dana les livres des Parsis des professions de foi a la résurrection. (Zend., Avest., t. a, p. 3q. a Je crois au juste juge Ormusd , et que la résurrection des corps arrivera. » Les dogmes sont donc le. mêmes.

[i4o] Cicéron, dans son Traité de la Divination , 1. 1, parle assez au long de ces genres d extase, dans lesquelles on prédisait l'avenir.

« Ergo (à) et ii quorum animi , spretis corporibus e volant, atquc ex- » currunt foras , ardore aliquo indammati atque incitati, cernunt illa »► profectô, quœ vaticinantes pranuntiant ; multisquc rébus inflamman- » tur taies animi qui corporibus non inhœreot, ut ii qui sono quodam » vocum et Phrygiis cantibus incitantur. » 11 avait dit plus haut, en parlant des prédictions sur la fin du monde (fr), qu'elles étaient le fruit des méditations de ceux qui font une espèce de divorce avec le corps, pour s'occuper de la connaissance des choses divines, avec lesquelles nos a me s ont parleur nature la plus grande aflinite, puisqu'elles sontunc émanation de la raison étemelle et de l'intelligence divine. 11 ajoute (e) que notre ame ayant vécu de toute éternité avec une foule d'ames, voit tout ce qui est dans la nature, pour peu qu'elle ne surcharge pas le corps d'alimens, et qu'elle puisse veiller elle-même, lorsque le sommeil enchaîne . les sens. De- là naît la divination par les songes. Il dit enfin plus loin << qu'un esprit chaste et pur (</), dans l'état de veille, rend l'homme pro-

f. pre à découvrir l'avenir par tous le* »oyens qui servent a nous le ma-

nifester.

(*)D«Dir.,l. i,c. 114.— (A)lbid., c. no. — (ejfbid. 1 15. — W Ihid. 111.

Passage de Cicéron.

« Ut interdùm vctere* illi, sire rates, sive in sacris, initîsque tr»- » dendis divins mentis interprètes, cpii nos ab aliqua s cèlera suscept* » in vitil superiore, pp»narum lucndarum causâ natos esse dixerunt, alti» quid vidisse videantur. »

[i$0 Le fameux Persée, placé dans les cit»ux sur les divisions de l'agneau et du taureau, et qui monte avec eux, passait pour avoir établi le culte du feu cher les Perses. 11 tient en fies mains le glaive de Mars; il a des talonnières, comme le génie du soleil qu'a peint Martianus Ca- . .pella ; et il a beaucoup de traits de ressemblance avec l'homme aiJé qui monte le taureau mithriaque,en sorte qu'on pourrait presque le regarder comme un symbole du soleil équinoxial. Persée, compagnon ûdtie de fa g n eau ou Varies, si fameux dans la religion des peuples delà Hante- Egypte, était l'objet d une tbéophanie («). Tous les ans les habitaus de Kemmis allaient attendre l'apparition de Persée, suivant Hérodote, et ils en tiraient des présages du plus ou moins de fécondité de l'Égypte.

On tronve dans Kirker (b) un talisman qui représente un lion, image du soleil, sur lequel sont sept étoiles et le disque lunaire, et sur le revers le nom d'Iao écrit au-dessous d'une figure , dont la tête est sarmontée de la crête du coq , oiseau d'Esc ulape et du matin, et des pieds de serpent. D'une main elle lient un fouet, un bouclier de l'autre , et •on corps est couvert do la cuirais*. Un autre Abraxas, gravé à la même page, présente la même figu çe entourée de ce mot : Ophéon'} .ce qui donne a croire que ce talisman appartient à la secte des Opbioniles , adorateurs de Sérapis ou du serpent d'Ksculape.

[f4al On remarque (c) que ces premières sectes employèrent aussi la combinaison des sept voyelles, pour designer les sept cieux et 1 harmonie sacrée qui résultait de leurs sept sons* Le premier ciel , dit saint Irenée (Advers., Ha?r., 1. î, c. io, ad 8s) faisait entendre A j le second E; le troisième H; le quatrième, qui est en même temps celui du milieu, fait en tendre Ij le cinquième O; le sixième Y; le septième,quiest le quatrième à compter do milieu , fait résonner SI. Les vertus de ces sept sphères, s'unissant entre elles, forment un concert et célèbrent la gloire de celui qui les a produites. La gloire de ce son parvient jusqu'en haut au père suprèma et au premier chef du monde j et ce même son, répet-

(a) Hcrod. Eulerp. , c. 91. — (h) Kirker, OEdip., t. a, pari a. p. tfiz. [c) Epipu. ad*, ltœies., c. 33.

NOTES. 6o3

cote vers la terre, y engendre les formes qu'on voit ici bas, c'est-à-dire que c'est à l'action combinée des planètes qu'ils ont soomis l'organisation des formes sublunaires. Ces sept voyelles, suivant les mêmes sectaires (ibid., p. 80), étaient affectés à l'église , et formaient son nombre caractéristique.

Dans la Cosmographie latine de Affrula, on trouve un talisman où ces combinaisons des voyelles sont gravées.* 11 a été trouvé dans un tombeau à Versay en Angoumois (Mérula, p. 5ao).

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