‹ Origine de tous les cultesChapitre 178 sur 180 · SI T O I H A E · texte numérisé non relu

SI T O I H A E

T O I If E A il

[i4?] Chaque planète , suivant les Caballistes , était présidée par nn archange. Raphaël était celui du soleil, Haroièl celui de Vénus, Michel celui de" Mercure , Gabriel celui de la lune , Zaphikiel celui de Saturne, Camaèl celui de Mars, Zadukiel celui de Jupiter. Chez les Arabes, chaque planète est aussi présidée par un ange (a).

[t44] Le même Origène (Comm. in Johan , p. i63et 166), parle de la pâque des Juifs, ensuite de celle des Chrétiens, et enûn d'une troisième pftque mystique qui était tout entière rebtive aux choses célestes. Les deux premières n'étaient qu'une figure et une ombre de la troisième qui était la pâque r£v w-frtfv , ou le passage de l'ame vers les choses intellectuelles, qui doit se célébrer au milieu des myriades d'anges par un passage infiniment pins heureux.

Qi45] Ce métal est appelé Tvpoirvç , et c'est celui par lequel les Arabes caractérisent le soleil, comme étant de nature ignée. L'cscarboucle, le rubis et le pyropus, en qualité de substances fortement imprégnées de la matière du feu , sont affectées au soleil dans le système astiolo- Kique des Arabes, sur les rapports des planètes avec les pierres, les métaux , les plantes, les animaux, etc. (6).

(m) Kirktr, Œdipe, t. a, pari. 1, p.aio. — (t>) Ibid., part.*, p. 178.

6o4 NOTES.

[i4<T) Cette idée est fort conforme à celle de U secte phrygienne qui, dans ses mystères célèbre* à Pépuzza , déplorait les misères de cette vie mortelle, alm d'augmenter le désir de l'initié pour la céleste Jérusalem dans laquelle son a me devait passer.

C 1 473 * Scpfenarius numerus , quo universitatis sîgoiûcatin serpè » figuratur, qu.T ctiam ipsi ecclesiae tribuitur propter instar unirern- » tatis; uodè Johann. apdst. in Apocalyps.. c 7, ecclesiis scribit. Ec- » clesîa vero in istâ adhuc mortalitate carnis, propter ipsam muUbih- » tatem, lutta? no mi ne signilicatur in scripturit. (Isid., 1. 6, c. 6.) ■

[148] On peut distinguer dans l'ouvrage de Jean deux parties, Tune de sa composition, et qui ne nous présente que des idées grecques et des noms grecs, puisqu'il s'agit de Pathmos, Ephèse , Smyrne , etc., telle qu'on peut croire qu'elle n'est qu'une espèce de préface, dans laquelle il adapte à ce siècle et à ce pays une prophétie orientale; l'autre, toute dans le style oriental, chargée de tableaux et de figures magiques et astrologiques, puisées a la même source où avait puisé Ezéchiel , et peut-être copiées d'après lui : celle-ci forme le reste de tout Fourrage de l'Apocalypse , à commencer par le quatrième chapitre qui est une copie du premier d' Ezéchiel. Depuis ce moment, les deux auteurs suivent la même marche, se correspondent et se ressemblent dans le plan jusqu'au dernier chapitre, où l'on nous établit dans la Jérusalem rcbJ lie, et l'autre dans la nouvelle Jérusalem, où nous demeurerons pour toujours avec le Seigneur. Car tel était le terme de toute initiation , le retour a la céleste patrie. J

Ooy lit dans tous deux: « La fin vient, la fin est proche, le voilà qui » vient , le jour vient , le four est déjà présent j que celui qui achète ne 1» se réjouisse point (c. 7, v. 6, 10, ia, et Apocalypse, c. 1 , v. 3, 7, et » c. 91, y. 10 et 11, 13, ao). » L'un et l'autre annoncent la fin de l'ordre présent; le jugement qui va récompenser la vertu et punir le crime . et faire passer les uns et les autres dans une nouvelle Jérusalem.

C'493 Parallèle de la prophétie de Jean ou de l'Apocalypse , avec U prophétie dExéchiel , dont elle est une copie abrégée.

On retrouve dans la vision d'Ezéchiel les quatre animaux de la vision de Jean, au milieu de3 flammes et de la lumière la plus brillante. Le> animaux se meuvent circulairement attachés à des roues; or, on sait que les Hébreux donnent au zodiaque le nom de roue des signes. Cest cette même roue à laquelle sont attachés douze sceaux qui, en tournant, puisent les ames dans le système manichéen (ci-dess.) Au-dessus de ces animaux est le firmament de cristal (v. aa); f homme de l'Apocalypse (c. 4» 3), qui brille comme le jaspe et la sardoioc, placé sur un trôoe qui environne Tarc-en-ciel, sç retrouve aussi dans Ezéchiel (c. 1 , 6),

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«t dan» Daniel (c. to, t. 6), a côte* de ce» marnes animaux assis sur un tronc plac* dans le firmament, et peint sous les mêmes traits. L'Apocalypse et les figures allégoriques qu'il renferme sont donc une copie abrégée et dénaturée de la vision d'Ezéchiel , ou , pour mieux dire, une seconde façon du même thème, sur l'affranchissement de l'ame des misères de cette rie, et sur son retour à la cité bienheureuse, but unique de toute espèce d'initiation. On voit, dans le chapitre 3 de la rision d'Ezéchiel, ce prophète à qui on donne à manger un livre qu'il mange et qui devient doux comme le miel. On voit de même, dans le chap. 10 de l'Apocalypse, l'ange qui donne au prophète Jean un livre à manger qui, dans sa bouche, devient également doux comme le miel. Cest la même fiction trait pour trait. On y voit ensuite les plus grands malheurs annoncera la terre de Jérusalem, comme dans l'Apocalypse à tout l'Univers, à cause des crimes de ses habitans. On peut s'amuser à rapprocher les traits de ressemblance de ces fictions mystagogiques. On voit, dans le chap. 7 de l'Apocalypse, et 9 d'Ezéchiel , un ange qui appose le sceau thau à ceux qui doivent être épargnes. Dans le chap. 10 d'Fzeclùel , v. », et dans le chap. 8, v. 5, un ange jette des charbons et , du feu sur la terre. La guerre, la famine, la peste et le» bêtes sont les trots grands fléaux dont se sert le Dieu vengeur de l'Apocalypse, c. 6 : ce sont aussi les mêmes fléaux qu'il emploie dans Ezéchiel, c. 6, v. if, et c. la, v. 16. Le plus grand nombre périt j on n'en laisse échapper qu'un petit nombre dans Ezéchiel et dans l'Apocalypse. Les prostitutions d'Oolta et d'Olyba , c. a3 , ont été copiées dans l'Apocalypse, sous l'emblème de la grande prostituée ou de Babylone (c. 18), et ces deux fictions représentent les vices du peuple corrompu , dont le prophète prédit la ruine. Mais l'auteur de l'Apocalypse, dans ses chap. 17 et 18, a appliqué a la ruine de la Babylone les mêmes traits sous lesquels Ezéchiel avait décrit la chute de Tyr } dans son chap. 26 et 37 , le pro-

A la suite de la chute de Babylone, l'auteur de l'Apocalypse nous présente la défaite du grand dragon, c. 30. Pareillement , à la suite de la destruction des générations coupables de Palestine ou de Tyr, Exechiel présente le tableau de la défaite de Pharaon qu'il ne nomme que le grand dragon, c. 4, ag, v. 3 et c. 3a, v. ?. Dans l'un et l'autre ouvrage fEzéch., c. 3?, v. 4 et Apocalyps. c. 19, v. i3j, les oiseaux de proie et les bêtes féroces viennent se rassasier de la chair des vaincus. Dans le chap. 34 d'Liéchiel, après la défaite du grand dragon Pharaon, I^icu annonce qu'il %a venir au secours de ses fidèles brebis opprimées, les rassembler près de lui, les retirer de la terre d'oppression, et les' faire passer dans une terre délicieuse, c'est-à-dire qu'il va soustraire l«

6oG NOTES

faible et le pauvre à l'oppression du riche, et s'etaMir juge de ton troupeau , et les réunir- tous un méroe pasteur. U va rester avec eux, comme étant leur Seigneur et leur Dieu. Dans l'Apocalypse, c. ?o, après la dé laite du grand dragon, il se fait aussi un jugement on on sépare le peuple ûdéle et chéri qui va vivre désormais et régner arec J.-C. (t. 4.} Mats quelques versets après, Jean fait parattre Gog et Magog qui se liguent arec le grand ennemi du peuple fidèle, et qui font la camp des saints et à la ville bien aimée. Pareillement Ezecbiel, avoir rassuré (c. 36) le peuple châtié et puni de ses fautes par l'cspéiance du pardon et par la promesse formelle d'un prochain retour dans la terre première , d'où ils avaient été chassés, afin d'y vivre purs et exempts de tous les maux, sous l'aile du Dieu qui va établir son sanctuaire au milieu d'eux, fait parattre également sur la terre Gog et Magog (c. 38;, qui, après que le peuple est rassemblé, et a joui que temps du repos, viennent pour troubler son bonheur, en contre lui une ligue de plusieurs peuples , dans le moment de mier rétablissement (*) ; ils fondront sur le peuple nouvellen semblé, et ils paraîtront les derniers ou dans les derniers jours avant l'entier rétablissement et avant que la nouvelle ville soit rebâtie en grande troupe et avec de puissantes armées; mais ils seront détruits (c. 38, v. 31) par des pluies de feu et de soufre qui* tomberont du ciel. Dieu enverra sur Magog (c. 3q, v. 6) son feu vengeur, ils seront consumés par le feu pendant sept ans (v. 9). Ne semble- t-îl pas entendre Jean, qui , après la première résurrection et un règne tranquille de mille ans , fait parattre les armées nombreuses de Gog et de Magog (Apoc., c. 30, v. 7}, qui égalent eu nombre le sable de la mer, qui environnent le camp des saints, mais sur qui Dieu fait descendre du ciel un feu qui les dévore (v. 9) ? C'est encore absolument la même fiction mot pour mot. Cest après le ebap. 37, où Ezéchiel voit une résurrection, qu'arrivent le combat et la défaite de Gog et de Magog; c'est aussi à la suite de la première résurrection (c. 10, v. 5), que Jean les fait paraître sjir la *oène, où il nous peint leur combat et leur défaite; l'un est calqué sur l'autre. Le nombre sept y est aussi consacré ; c'est pendant sept mois qu'on en sevelira les morts. Lucien reste aussi sept mois avant d'être admis dans la ville sainte qu'habitent les bienheureux (hist., ver., t. a, p. 751). C>*t au bout de sept jours qu'Ezéchiel , sur les bords du fleuve Chobar, prophétise (c. 3, v. i5). Kabnchodonosor (Daniel, xc. 4, v. i3), qui e*t réduit, pendant sept ans, à l'état de Wte, n'est réintégré qu'à la

La Tille, auprès de laquelle cette action te passe, et où l'ennemi, pour la dernière fois, va être vaincu , s'appelle Âmun, nom du génie du premier signe ou d'aries (a), signe où va s'opérer le passage à un nouvel ordre de choses, et où la cité «ainte va être reconstruite, et dans laquelle vont passer les Israélites (ou* voyons) retires enfin de cette terre étrangère. Cest alors qu'ils verront Dieu, qu'il ne leur cachera plus son visage, c' st-à-dire, c'est l'époque où doit arriver la fameuse théophanie pascale.

Effectivement, de même que l'auteur de l'Apocalypse, c. ai, fait tout-à-enup paraître la nouvelle Jérusalem, toute brillante de clarté que l'hériophante Jean, transporté sur une haute montagne, voit lui apparaître ; de même aussi Ezéchicl,\c. 40, reçoit du Seigneur une vision divine , à la suite de la défaite de Gog et Magog , dans laquelle il se trouve transporté sur une haute montagne, v. a, où il voit une ville et un temple qui figurent Ja réparation de Jérusalem. Celui qui parle à Jean a une canne d'or pour mesurer la ville (Ap., c. 20, v. i5) dont il donne ' les dimensions, dans lesquelles Tordre duodécimal se trouve à chaque instant répété. Ezécbiel voit pareillement (c. 4°, v. 3) un ange ou génie lumineux qui tenait en main une canne, et qui lui donnettcylsmcnsions des murailles qu'il mesure ; trois chambres à l'orient, et ensuite trente autres chambres, nombre égal a celui des degrés du signe, formaient la façade orientale où s'ouvrait une large porte. On y montait par huit degrés (v. aa), nombre égal à celui des huit sphère*. 11 en était de même des façades do midi, du nord et de l'occident. Tout-c-coup (c. .p, v. a), paraît la gloire du Dieu d'Israël qui remplit ce lieu Ho sa gloire, et elfe brille du côté de l'orient. Au milieu du bâtiment s'élève un autel appelé ariel ou hauteur de Dieu (v. i5), dont les dimensions étaient de douze coudées en tout sens. La consécration et la purification de l'autel se font pendant sept jours (v. t6\ et au huitième jour se font /es offrandes.

On interdit 1 accès de ce sanctuaire à tout étranger et à tout incirconcis (c. 44> v- 9)- On sait que les étrangers étaient exclus des mystères d'Eleusis, et que Ton exclut aussi de la ville sainte ceux qui ne •ont pas inscrits snr le livre de l'agneau , ce qui répond aux incirconcis, cest-à-dire, ceux qui ne sont pas de la même confrérie. Toutes ces cérémonies sont relatives a la fête de pAque, comme' il paratt par le c. 45, dans laquelle doit s'offrir un bélier (v. i5) pour sacrifice expiatoire.

1/1; C. 3g. v. ia.

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