‹ Origine de tous les cultesChapitre 25 sur 180 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

avec celai de l'homme réuni après la mort au principelumière , dont son ame est émanée , et où il doit rentrer par la porte de l'agneau ou d'Ormusd. Ceci s'accorde parfaitement avec la théorie des mystères de Mithra , que nous avons expliquée , et avec celle de l'Apocalypse, dont nous parlerons bientôt. La terre peut être ici comparée à l'état de l'homme durant les six mois de ténèbres pendant lesquels il est déchu des biens que procure le Dieu-lumière ; le ciel , au contraire , à l'état de l'homme dans les six mois où le soleil éclaire et échauffe notre hémisphère, et verse tous les biens sur la Nature. Ce contraste de son état dans les deux divisions de l'année en six mois de jour et de bien, et six mois de ténèbres et de mal , lui retrace celui qui se trouve entre son état passé , au sein de la lumière dont son ame est descendue pour animer un corps, et celui où il est réduit dans cette région de ténèbres où le mal altère son bonheur. Aussi , dans les mvstères anciens de la religion de Zoroastre, on retraçait à l'initié la manière dont les ames se dégradaient en descendant de l'empirée dans la matière ténébreuse , et dont ensuite elles se régénéraient en retournant à leur principe. Les signes astronomiques, les portes des planètes , celle de la descente et de l'ascension des ames y étaient retracées, suivant Porphyre et Celse , comme on le voit dans Origène , et comme nous l'avons exposé ~ y dans notre Traité des Mystères.

Comme la théorie métaphysique est nécessairement postérieure à la théorie physique , elle a été calquée sur * elle, et les idées , ainsi que les cérémonies relatives aux voyages de lame , dégradée par les ténèbres et régénérée par la lumière, se trouvaient essentiellement liées aine points équinoxiaux, et figurées par les emblèmes qui y

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