‹ Origine de tous les cultesChapitre 26 sur 180 · TOME V · texte numérisé non relu

TOME V

sont tracés. Ce sont là ces allégories métaphysiques dont parle Philon (a) dans son ouvrage sur les allégories de l'Écriture , que nous avons développées , auxquelles nous revenons , et dans lesquelles il cite un dogme d'Héraclite sur la vie et sur la mort de l'ame, dogme qu'il prétend que celui-ci avait emprunté de Moïse. Les principes de ce philosophe sont les mêmes que ceux que Cicéron et Macrobe ont développés dans le Songe de Scipion , sur la vie et sur la mort de l'ame (b). Mais revenons à l'allégorie physique , dont cette digression nous avait écartés.

Nous venons de voir parmi les figures astronomiques placées dans le ciel , près du point équinoxial de printemps, Ti mage du Chelub armé de l'épée flamboyante qui défend l'entrée de la partie du monde affectée au bien et à la lumière , comme nous trouvons à celui d'automne le génie malfaisant qui dégrade la Nature ; ce Chelub , le même que Persée placé sur l'agneau , auprès de lui , et sur les derniers degrés de l'agneau et du taureau , la belle constellation du cocher qui porte la chèvre qui éleva Jupiter, et les deuxboucs ou chevreaux qui fournirent les attributs de Pan. C'est de cette chèvre, dit-on, que le Dieu-lumière , Jupiter, prit le titre d'JSgiochus [22]. Elle fixa Ion g- temps , comme Persée , et quelques siècles avant lui, l'cquinoxe de printemps, lorsqu'il répondait au commencement du taureau, tandis que le serpent et le scorpion fixaient celui d'automne. Cet homme , accompagné de la chèvre , se trouve représenté avec la femme et son serpent , tous deux au pied de l'arbre fameux, dans une pierre gravée tirée d'une église de France dans laquelle on la gardait religieusement depuis

{a) Phil. leg. Àllcg., p. 46. — (b) Macrob Som.Scip., 1. !, c. 10.

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