‹ Origine de tous les cultesChapitre 29 sur 180 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

l'agneau ou (Taries , du trône duquel coule le fleuve d'Orion ou le Gyon, un des fleuves du paradis terrestre , comme l'Apocalypse nous le présente. Sur cette porte est placé le fameux Chelub à épée flamboyante , qui en défend l'entrée. Ce Chelub est Persée, placé ainsi dans nos sphères , et qui défend le bélier à toison d or.

Nous avons fait. graver l'effigie du soleil , de cet astre que Platon appelle le fils de l'Etre-Suprême , et dont Christ prit la forme \ et nous l'avons mise sur l'agneau réparateur ou sur aries , parce que c'est là que l'astrologie avait fixé le signe de son exaltation et de son entrée dans sa toute-puissance. C'était aussi à cette époque que les adorateurs du soleil avaient fixé sa plus grande fête («), comme les Chrétiens y ont attaché la célébration de leur pàque , et les Juifs la féte du passage de l'empire du mal à celui du bien et à la terre promise.

Nous avons pareillement fait graver sur les limites de l'empire du mal et des ténèbres , près de la balance , les constellations qui montent avec elle et qui ramènent les hivers à la suite de la récolte des fruits.

Parmi ces constellations est le fameux dragon du pôle , qui gardait les pommes des Hespérides , et que les sphères représentaient entortillé autour d'un arbre , comme le serpent d'Ève.

Nous y avons aussi placé le bobtès appelé Arcas , ce fameux fils de Lycaon , que son père servit dans un festin aux Dieux, crime qui fut le terme de l'âge d'or, et attira sur la terre la vengeance des immortels. Alors Thémis , Astrée ou la vierge céleste, monta aux cieux, et abandonna l'homme coupable à tous ses malheurs (b).

(«) Bjàe, de Vct. pcn. Rcl. - {b) Onde, Métamor., 1. 1, fab». f>.

74 BELJG10N CHRÉTIENNE.

Nous y avons aussi fait dessiner le loup , ce fameux loup Feuris y qui , dans la théologie des Scandinaves , concourt avec le serpent à introduire le mal dans l'univers.

Enfin nous y avons projeté le serpentaire , Pluton et son serpent, qui monte en même temps que la balance , et qui a sur sa tète la couronne d'Ariadne et de Proserpîne. Nous avons conservé à ce serpent le nom que lui donnent encore aujourd'hui les Perses , celui de serpent d'Ève , et d'Heva , comme l'appellent encore les sphères arabes. Il est le fameux astre-serpent dont parle la cosmogonie des Perses 5 cette couleuvre mère de l'hiver dont Ahrimane prend la forme pour introduire le mal dans le monde.

Toutes ces constellations répondent au septième mille ou au septième signe occupé par la balance , époque périodique à laquelle la cosmogonie des Perses fixe le terme du bien et de l'action du bon principe , comme celle des Hébreux fixe au septième jour le repos de Dieu , et à sa suite la chute de l'homme séduit par la femme et le serpent.

Nous y avons ajouté le lever des pléiades , signe annuel du labourage et du travail imposé à l'homme par le Dieu de Moïse , après qu'il eut été déchu de sa première félicité.

Nous y avons joint , sous le capricorne , l'effigie de'Sirius, appelé Seth, nom connu dans la Genèse, et qui figure avec les autres personnages allégoriques. Nous avons aussi placé à sa suite l'cenochoos ou verseau-Ganymède, enlevé aux cieux, afin que ceux qui voudront suivre dans ses détails cette cosmogonie hébraïque aient déjà quelques données pour commencer ce travail. Pour

Page 1