CHAPITRE II
les rien*, dans le môme signe céleste où nous trouvons son jenne maître , c'est-à-dire , dans la vierge mère du Christ , qui ouvrait tous les ans la nouvelle révolution solaire , comme on peut le voir dans Plutarque (à). Ainsi, la mère , le 61s et le chef des douze se trouvent placés dans le ciel , an point même du zodiaque qui ouvre la révolution. Si on loi donne des disciples , on les fixe à soixante-douze , nombre encore consacré dans les allégories du soleil , et rapporté par Josèphe au système planétaire. Enfin le nombre sept , qui est celui des planètes , est partout consacré dans la religion christiano-mithriaque ; on j compte sept -sacremens , sept péchés , sept dons du Saint-Esprit, etc. ; enfin cette religion a tous les nombres mystiques de la religion solaire.
Le nom même de la vierge sa mère est fort analogue a la fonction qu'elle vient faire dans la Nature. Isidore de Sévillc (b) prétend qu'il désigne celle qui va illumi ner , Maria illuminatrix»
On donne à cette même vierge pour mère Anna , nom allégorique par lequel les Romains désignaient la révolution de Tannée, que Ton personnifiait, et que Ton fêtait sous le nom (c) à? Anna Perenna, à l'époque même du temps où l'ancienne année commençait. On prétendait, suivant Ovide, qu'elle était la même que Thémis (à) , ou que la vierge céleste qui porte ce nom , etqni ouvrait effectivement l'année lorsqu'elle commença au solstice d'hiver , comme nous l'avons vu.
Si notre théorie sur la mère de Christ ou sur la fameuse vierge céleste qui lui donne le jour , est vraie , il
(a) Plut., t. a, Parellel., p. 307. — (&) Isid. Orig., 1. 7, c. 10. — Maerob. Sa!., 1. i, c. n. — («/) Ovid. Faat., I. 3, t. 61(5.