TOME
98 HELIGIOW CHRÉTIENNE .
a 'ensuit que la vierge céleste doit partout la représenter. Donc au bout de huit mois, lorsque le Dieu-soleil devenu grand viendra à parcourir le huitième signe , il l'absorbera dans ses feux, et elle disparaîtra au milieu des rayons lumineux et de la gloire de son fils. Ce phénomène, qui se renouvelle tous les ans vers le milieu d'août , donna effectivement lieu à une fête qui subsiste encore , et dans laquelle on suppose que la mère du Christ , dépouillée de sa vie mortelle , est associée à la gloire de son fils , et placée à ses côtés dans les deux. Le calendrier romain de Columclle (a) marque à cette époque la mort ou disparition de la vierge. Le soleil , dit-il , passe dans la vierge le i3 avant les calendes de septembre. Les Chrétiens y placent l'assomption [39] , ou la réunion de la vierge à son fils. Les anciens Grecs et "Romains y fixaient l'assomption d'Astrée qui est encore cette même vierge. Au bout de trois semaines ou environ , le calendrier marque la naissance de cette même vierge-constellation, ou son dégagement des rayons solaires. Le 3 avant les ides , dit-on , le milieu de la vierge se lève. Nous fixons à la même époque la naissance ou la nativité de la mère de Christ , en sorte que la même constellation qui naît en septembre préside à minuit à la naissance de Christ, le a5 décembre , ou semble L'enfanter, et se trouve réunie à lui et éclipsée dans sa gloire au milieu d'août. Ainsi , sans rien changer , cette vierge éprouve absolument tout ce qu'éprouve la mère de Christ, et aux mêmes époques du temps où sont fixées les fêtes dans lesquelles on célèbre ces divers événemens. Voilà un accord bien singulier , et qui ne pourrait exister s'il n'était fondé sur
(«0 ColumeJJc, 1. 11, c a, p. 4*9.