CHAPITRE II. COI
Nous n'insisterons pas plus Ion g- temps sur ce rapport. Quant à l'enfant ou an Dieu-lumière , dont die porte rimage entre ses bras, ou le représente sur le monument, non-seulement enfant, mais avec six graduations d'âge correspondantes aux six mois durant lesquels Tannée gradue sa lumière depuis son état d'enfance jusqu'à sa vieillesse. On voit , sur les côtés intérieurs du pilier qui porte cette vierge et l'enfant , Un jeune homme de doua* ans ; au-dessus , un de dix-huit ; plus haut , on jeune homme qui à peine a de la barbe ; au-dessus, un homme fait <, avec la barbe \ plus haut, un homme d'un âge plus mûr et d une barbe plus forte ; enfin le dernier est un vieillard dans la décrépitude. De l'autre côté , on a marqué la gradation de la chaleur. An haut est un jeune homme nu absolument, qui est à l'ombre d'un arbre pour représenter les chaleurs solsticiales. Au - dessous il n'est couvert que d'un voile léger, depuis la ceinture jusqu'en bas. Plus bas, pour représenter le passage de l'équinoxe , celui de la jeunesse de la Nature à sa vieillesse, c'est un jeune homme à deux visages tels que ceux de Janus , l'un jeune et l'autre vieux. Il est incliné obliquement à l'horizon et comme couché , de manière que la tigure jeune regarde la partie supérieure du ciel où est la jeunesse de la Nature , et la figure du vieillard regarde la terre ou la partie inférieure des signes où est le siège de l'hiver qui approche. Ici il a un manteau , mais il ne couvre que la moitié de son corps prise dans la longueur et que la partie vieille , de façon que le bras et 1 épaule , le côté et la cuisse qui regardent la partie supérieure et appartiennent à la figure qui a tous les traits de la jeunesse, soient absolument découverts. Audessous de ce Janus on retrouve le mema homme à un
seul visage , bien enveloppé dans un manteau. Au dessous , il est représenté courbé sous le fardeau d'un fav got qu'il emporte chez lui. Enfin au dernier tableau , ou au plus bas , on le voit assis auprès d'un grand feu , et au-dessus de lui plusieurs fagots entassés. En comparant ce dernier tableau au premier, on à celui du solstice qui est au plus haut, c'est-à-dire à l'homme qui est tout nu et à l'ombre ; en les comparant ensuite tous les deux à celui qui occupe le point du milieu , et qui est moitié couvert et moitié nu; et en suivant les nuances intermédiaires , il est impossible de méconnaître le but du sculpteur, qui a été de marquer les graduations successives de la chaleur. De même, de l'autre côté, en comparant le tableau inférieur du jeune adolescent avec celui d'en haut, qui offre tous les traits de la décrépitude, et en examinant les nuances graduées de l'âge des tableaux incorporés, qui d'abord sans barbe, en acquièrent de plus en plus forte , on voit aisément qu'on y a représenté le Dieu-soleil ou le jour dans ses diflërens âges, comme on faisait en Egypte et en Italie , dans les mystères du soleil ; ce que nous avons vu plus haut dans le passage de Macrobc.
Outre les douze tableaux destinés à représenter la graduation de la durée du jour et celle de la chaleur, rangés autour de l'Isis ou de la vierge qui tient entre ses bras le Dieu-jour enfant, on en voit encore douse autres correspondans à chacun des signes du zodiaque , au centre desquels on l'a placée. Ils sont sculptés à côlé de chacun des signes , et expriment les opérations agricoles de chaque mois. Par exemple , à côté du cancer ou du signe du mois de juin , on voit un homme qui aiguise sa faulx -, à côté du signe où devait être la vierge, iui