CHAPITRE II
qui forment sou cortège , et qui sont placés dans le firmament sur la même voûte , aux quatre points cardinaux de la sphère. Cest devant l'agneau que se prosternent les vingt-quatre vieillards.
C'est l'agneau égorgé qui est digne de recevoir toutepuissance , divinité, sagesse, force, honneur, gloire et bénédiction.
Toutes les créatures se réunissent pour bénir celui qui est assis sur le trône de l'agneau , à qui est due bénédiction , honneur , gloire , et puissance dans les
C'est l'agneau qui ouvre le livre de la fatalité ou des sept sceaux.
Toutes les nations de l'Univers sont représentées devant le trône [56] et devant l'agneau, vêtues de robes blanches , et ayant des palmes à la main -, et elles chantent à haute voix : « Gloire à notre Dieu qui est assis sur le trône et à l'agneau. »
Tons ceux qui ont lavé leurs robes dans le sang de l'agneau sont devant le trône de Dieu, et seront jour et nuit dans son temple; ils n'auront aucuns besoins désormais. L'agneau, qui est au milieu du trône ., sera leur pasteur et les conduira aux fontaines et aux eaux vivantes. *>
On .nous présente le spectacle de l'agneau debout sur la montagne de Sion, et douze fois douze mille personnes qui ont son nom et le nom de son père écrits sur le front. . ; Us sont destinés à suivre l'agneau partout où il va : ils sont consacrés à Dieu et à l'agneau, comme des prémices.
On voit les vainqueurs du dragon chantant le cantique de l'agneau.
On voit les ennemis de l'agueau terrassés. Il en
triomphe, parce qu'il est le Seigneur des Seigneurs et le roi des rois. Ceux qui sont avec lui sont appelés les élus et les fidèles.
On trouve ailleurs une foule d'initiés célébrant la fête des hilaries ; on y chante alléluia en l'honneur de 1 agneau dont les noces sont venues : Heureux ceux qui ont été appelés au souper, des noces de l'agneau.
Enfin , on voit l'ennemi de l'agneau , le grand serpent et tous les génies qui forment son cortège, détruits et précipités dans le Tartare. ,
La Nature se renouvelle , et on montre aux initiés le spectacle de l'agneau et de la cité bienheureuse , dans laquelle l'initiation transporte ses amis. Elle est divisée, comme le ciel physique , en douze stations dont le chef est, comme dans le zodiaque, l'agneau, sous le signe duquel le principe-lumière rétablit l'harmonie de l'Univers. Elle est divisée de trois en trois , comme les signes et les saisons. Les douze génies tutélaires des signes y président sous le nom d'apôtres de l'agneau ou Varies, Les fondement de la muraille sont les mêmes pierres précieuses que celles 'qu'on voyait sur le rational du grand-prêtre , et qui , suivant l'explication que donnent Josèphe, Phi- Ion et Clément d'Alexr îdrie (a), désignent les douze sf&nes du zodiaque. Elles sont les mêmes et sont rangées dans le même ordre que les pierres par lesquelles les astrologues arabes désignent les douze maisons du soleil , comme on peut le voir dans Kirker (b).
L'agneau est le temple et la lampe qui éclaire cette ville. On n'y admet qûe ceux dont les noms sont écrits dans le livre de vie de l'agneau, c'est-à-dire les seuls ini-
(a) Stroroat., 1. 5. — {b) Œdipe , t. a , p. 177.