‹ Origine de tous les cultesChapitre 52 sur 180 · CHAPITRE II. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. l

nés à la lumière victorieuse 60us le signe de l'agneau.

Enfin , on voit le fleuve du temps qui , comme un fleuve d'eau claire, coule du trône Varies ou de l'agneau , et sur les bords duquel est planté l'arbre de vie qui porte douze fruits , et donne son fruit chaque mois. Il n'y a plus de malédiction , parce que le trône de Dieu et de l'agneau y sera , et que ses serviteurs (les initiés aux mystères de l'agneau ) porteront son nom écrit sur leurs fronts.

Heureux ceux qui lavent leurs vêtemens dans le sang de l'agneau , afin qu'ils aient droit à l'arbre de vie.

On voit combien de fois dans cet ouvrage d'initiation le nom d'agneau est répété; on voit qu'il est le chef de toute l'initiation , le symbole sous lequel on y révère le dominateur de l'Univers, le vainqueur du dragon, celui dont on attendait, la nuit de pàque , l'avènement pour le renouvellement de toutes choses , et celui qui devait transporter dans le monde lumineux ses fidèles élus. Car cet agneau a toujours été regardé avec raison comme l'image symbolique du réparateur dont on avait fêté la naissance lé a5 décembre, au solstice , le jour de la naissance du soleil.

On remarque que le type symbolique du soleil réparateur , ou du premier signe où le «soleil avait son exaltation et remportait la victoire s#r les ténèbres , a été soigneusement conservé dans la religion des Chrétiens , et que nommer Christ ou l'agneau, c'est la même chose, quand on veut désigner le réparateur. U s'ensuit donc que les mystères de Christ sont les mystères de l'agneau , et que les mystères de l'agneau sont des mystères de même nature que ceux du boeuf mithriaque , auxquels ils succédèrent par reflet de la précession des cquinoxes , qui

I2Ô HBUGION CHRÉTIENNE.

substitua au bœuf égorgé l'agneau égorgé. Nous rapportons ces mystères à l'initiation mithriaque , parce que c'est chez les Perses seuls que ce signe s'appelle l'agneau; les autres peuples l'appellent le bélier. Ainsi la même religion de Zoroastre , qui nous a donné la clef de la Genèse et le mot de l'énigme du serpent destructeur*, celle qui nous a expliqué la figure symbolique de la vierge et de son enfant , est aussi celle qui nous donne le mot des mystères de l'agneau ou du soleil triomphant des ténèbres , à l'équinoxe de printemps , sous aries : ce qui confirme toutes nos explications, puisque partout la lumière nous est fournie par la même théologie de Zoroastre, dont la religion juive et celle des Chrétiens sont une émanation.

On a eu soin de perpétuer parmi les Chrétiens le type et le nom symbolique de l'agneau , parce que c'était le mot du guet, le caractère , et , pour ainsi dire , tessera de cette société d'initiés qui se disaient les disciples de l'agneau et les associés à l'initiation de l'agneau. Aussi c'était là le signe et comme le sceau dont on marquait tous les initiés. C'était l'attribut symbolique auquel ils reconnaissaient leur fraternité, comme les francs-maçons ont leurs attributs caractéristiques et les symboles communs de leur association.

De-là l'usage où l'0h était , dans la primitive Eglise , de donner aux nouveaux initiés ou aux nouveaux baptisés pour tessera (ai) le sceau de l'agneau , ou une empreinte de cire représentant l'agneau [57].

Les Chrétiens de ce temps-là faisaient porter au cou par leurs enfans au lieu de bulle , l'image symbo-

(a) Casali de Yeter. Sacr. ChrUt. rilib., c. 5 , p. 6a. — (0) Id. Ca«.il., c. 48 1 P- a^7-

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