CHAPITRE II
triomphe le soleil , et subir les mêmes aventures qu'éprouvait le soleil dans les fictions sacrées de toutes les religions solaires. Or, en examinant les traits caractéristiques de Christ et sa forme symbolique , et en réunissant les traditions , nous voyons qu'effectivement il a tous les caractères que devait avoir le réparateur allégorique d'un mal physique produit par l'animal symbolique. Donc Christ, soit dans sa nativité , soit dans sa mort et sa résurrection , n'a rien qui le différencie du soleil ; ou plutôt ce n'est que par le soleil qu'on peut expliquer les traditions extravagantes qu'on nous a transmises sur lui. Donc Christ est le soleil.
La partie miraculeuse étant expliquée , avant de passer à la partie métaphysique et à la mysticité, ou plutôt aux abstractions mystérieuses de cette religion qu'elle a empruntées de la philosophie la plus subtile, nous donnerons l'explication d'un planisphère qui contient les positions du ciel , au moment de la naissaucc de l'année et du jour, le huit avant les calendes de janvier , époque à laquelle on célébrait la naissance de Mithra et celle de Christ , c'est-à-dire , celle du Dieu-jour, sous ces diflerens noms. Ce planisphère servira à l'intelligence de ce que nous avons dit plus haut sur la naissance de Christ et sur l'origine des principaux traits de celte fiction astrologique qui fut imaginée par les mages. Car ils attachaient une grande importance (a) à la célébration du jour natal de chaque homme , et conséquent me ut à celui de Tannée personnifiée et du Dieu-jour peint sous l'emblème de l'enfant naissant au solstice d'hiver.
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l88 RELIGION CHRÉTIENNE.
Explication du planisphère qui représente la position du ciel au moment de la naissance du Dieu-jour, sous lenom de Christ , le vingt-cinq décembre à minuit.
Ce planisphère est partagé en deux par une ligne qui aboutit aux points orient et occident , et qui représente l'horizon. La partie qui est au-dessous de la ligne horizontale , comprend l'hémisphère inférieur et invisible : celle qui est au-dessus comprend l'hémisphère supérieur et visible. m
Au bas du planisphère est placé le signe du capricorne , qui , à minuit, ce jour-là , est au méridien inférieur, tandis que le cancer occupe le méridien supérieur et visible. Ce capricorne est le bouc qui fut nourri avec le Dieu-lumière , Jupiter, lequel , comme Christ , prend au printemps les formes du bélier Hammon ou de l'agneau. Ces trois décans appartiennent au soleil , à Mars et à Jupiter. Nous les avons marqués.
Il est suivi du verseau ou de l'homme qui accompagne un des évangélistes et qui estun des quatre chérubins. Il est précédé de l'aigle qui accompagne Jean l'évangéliste et qui est aussi un des chérubins. Tous deux, c'est-à-dire l'homme et l'aigle , sont opposés diamétralement à deux autres animaux qui sont dans l'hémisphère supérieur , savoir le lion et le bœuf qui tous deux accompagnent les deux autres évangélistes , et forment les deux autres chérubins.
Dans la partie supérieure et visible du planisphère , on voit à* l'horoscope ou au point d'orient la vierge céleste qui , par son ascension , préside à l'ouverture de Tannée. Elle a sous ses pieds , dans l'horizon inférieur ,