‹ Origine de tous les cultesChapitre 86 sur 180 · CHAPITRE 111. IQ · texte numérisé non relu

CHAPITRE 111. IQ

nés (a), comme les anges et les saints le sont au Dieu des Chrétiens , et ce Dieu suprême est unique. Tel était le grand Jupiter chez les Grecs et le6 Romains , Jupiter , père des Dieux et des hommes, qui remplissait tout l'Univers de sa substance (b) : Jouis omnia plena. Il était le monarque souverain de la Nature , et les noms de Dieux , que prenaient les autres , étaient une association plutôt dans le titre que dans la puissance , chaque divinité ayant 60n département particulier sous l'empire du pie-» mier Dieu , souverain et maître absolu de tous les autres. L'Écriture elle-même donne le nom de Dieux aux êtres subordonnés au premier Dieu (c) sans nuire à l'unité de chef ou de la première cause. Il en fut de même du Jupiter des Grecs. Ils répètent sans cesse le nom de Jupiter Tunique, pour désigner l'être qui seul embrasse tou-f tes les parties de la Nature , et qui les contient dans son sein. L'oracle d'Apollon admet un Dieu incréé, né de lui-même , lequel habite au sein du feu éther , Dieu chef de toute la hiérarchie des Dienx (d). Ceux-ci ne sont (Jue ses ministres.

Dans les mystères des Grecs (e) , on chantait un hymne qui exprimait clairement l'unité. Le grand-prêtre, adressant la parole à l'initié , lui disait : « Admire le maître de l'Univers; il est un, il existe partout, invisible à tous les yeux. »

C'est une vérité reconnue par Eusèbe (/), par saint Au-

(a) Sonnera*, Voy. aux Inde», t. a , c. i4 , p. ai4, 1. 3; idem, t. i, c. 5, p. J07; Acad. Inscrip., t. 3i, p. 319; t. 3, p. 1; Hist. des Voy., t. 3 , p. 439 ; t. 48 , p. 46 i t. 57, p. 74 , 93 ; t. 33 , p. 3i a ; t. 34 , p. 33o ; t. 38, p. 16a. — {b) Virg., églog. 3, v. 60. — (c) Paalm. 4, 981. — id) Lactance, 1. 1, c. 7. — (e) Euseb. Pra:p. ev., 1. 3, c. 9, p. 100.—, [f) Auguat. de Civil. Dci, 1. 4 » c. 9, c. iij J. 7, c. y, c. i3} Thcophil, ad Antolyc , I. a.

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