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n'est donc pas étonnant que ce retour, qui formait l’objet de leur impatience , ait été Ra désigné dans les cieux ; et ils ne pouvaient même choisir de symbole plus ae que celui qu’ils y ont mis. Îl est vrai que Macrobe, dans son explication, supposait que c'était au solstice d'été que l’écrevisse avait été originairement placée. Mais cette supposition tombe. d’ellemême, quand l’on prouve que le lion a occupé le solstice d'été avant l’écrevisse ; et il est certain que, lors de l'invention du zodiaque , le cancer ne fut pas destiné à peindre ce solstice, puisqu’alors il n’y répondait pas. 6
Mais outre que nos explications mythologiques ont. déjà prouvé cette existence du zodiaqne, antérieure au temps où l’écrevisse occupait le solstice d'été, nous ferons quelques réflexions qui prouvent l'erreur de Macrobe. Il savait, par les traditions anciennes , que l’écrevisse avait été originairement destinée à peindre la marche rétrograde du soleil ; et comme, au temps de Macrobe, ce signe était près du solstice d'été, il imagina que c'était pour peindre ce solstice où il était alors. Cette erreur était d'autant plus naturelle à un Romain, que l'année des Romains commencant au solstice d'hiver, ils pouvaient regarder ce point comme le commencement de la carrière du soleil , et le solstice d’été comme l’époque de son retour. Mais Macrobe devait considérer que le mot rétrograde est une expression relative dont le sens dépend du point de départ ; de manière qu'un corps ne peut jamais être censé rétrograder, à l'instant où l’on suppose qu il commence à se mouvoir. Or, pour les anciens Fgyptiens, qui commencçaient leur année et leur grande période au solstice d'été, au lever de Si-