‹ Origine de tous les cultes, ou religion universelle (volume 2)Chapitre 24 sur 97 · ÉTÉ D · texte numérisé non relu

ÉTÉ D

tellation porte-t-elle le nom de lyre et de Mercure. C’est peut-être lui qui est désigné dans la fable indienne sous le nom de Saturnano , premier roi du pays , et que la tortue dit avoir gouverné ce pays avec bonté. Il est égalementiquestion dans l’histoire des Chinois d’une tortue de millé ans , qui existait sous le’règne d’Tao (a), et qui portait écrits sur son dos tous les événemens qui étaient arrivés depuis le commencement du monde. Cette tradition estyraisemblablement égyptienne, et la même qui se retrouve chez les Indiens , et qui fut faite sur le débordement du Nil, dans le temps où le coucher dela lyre, testudo, + l’annonçait. Le nom de cette tortue en [chinois signifiait tortue céleste. Cette constellation était, avons-nous dit, celle dont Mercure avait fait sa lyre , et elle ‘porta le nom de lyre de Mercure (b). Lucien raconte que Mercure trouva une tortue morte , et que sur son écaille il monta sa lyre. Germanicus César dit que cette 1yre est celle de nos constellations, et que Mercure trouva cette tortue ‘après la retraite des eaux du Nil (c); c’est le temps où se lève la constellation de fa lyre (d). Cet auteur ajoute qu'il y mit neuf cordes ; nombre égal à celui des Muses. D’autres disent sept, à cause des sept sphères ; d’autres trois : à cause des trois saisons de l’année égyptienne.

Il est important de distinguer la double fonction qu'a faite la lyre , celle d'étoile polaire , dans le premier âge ou à l'époque de l'invention de l'astronomie, et celle de paranatelion ou d’astre qui fixait l’équinoxe de printemps et le solstice d'été dans les derniers âges, lorsque

PS (a) Souciet., t. 3, p. 47. — (b) Hygin, L. 2. German. Cæs., c. 13. Lucian, t. 1, p. 136.—(c) Theon ad Arat. Phœn., p. 135-—(d) Hygin., 153,06 16:

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