CHAPITRE XVL
C’est vraiment dans ce chapitre que vont commencer à se consommer les vengeances du Seigneur. IL séra à propos de le rapprocher du huitième chapitre, dans lequel ces maux sont déjà annoncés, dans le livre des des-
ere émane
RE ee
(a) Epiph. adv. Hæres. , 1. 71,0: 18.
tinées où dans le livre des sept sceaux, par sept anges. qui embouchent sept trompettes. Ils sont effectués ici par sept anges qui versent sept coupes de maux sur la terre. Ces deux chapitres marchent parallèlement , comme une prophétie avec son accomplissement, et on ne doit pas négliger d'en suivreles rapports et la correspondance,
Dans le chapitre 8 , v. 9, le premier fléau paraît tomber sur, la terre [3]. Das le chapitre 16, v. 2, c’est aussi [a terre qui est frappée d'une plaie dont on ne dé. finit pas la nature, et qu’on appelle , d’une manière générale , wulnus sœævum et pessimum. Dans le chapitre 8, elle est caractérisée plus particulièrement.
Dans le chapitre 8, v. 8, au moment où l'ange sonne Îa seconde trompette , c’est sur la mer que tombe le fléau. Dans le chapitre 16, v. 3, la seconde coupe verse aussi sa plaie sur la mer. L'eflet y est bien énoncé; mais la eause ne l'est pas ; elle l’est dans le chapitre 8, et l’effet est le même. Ce sont les eaux changées en sang et les animaux marins détruits.
Dans le chapitre 8, v. 10, ce sont les fleuves qui sont frappés au moment où la troisième trompette sonne.
Dans le chapitre 16, v. 4, c'est aussi sur les fleuves que la troisième coupe est versée, et dans lune et dans l'autre la nature des eaux fut changée. Mais la cause n’est exprimée que dans la prophétie ou dans le huitième chapitre. |
Dans le chapitre 8, v. 12, lorsque le quatrième ange sonne de la trompette, le soleil, Ja lune et les étoiles sont frappés de ténebres.
Dans leehapitre 16, v. 8, e’est aussi sur le soleil que
le quatrième € ange verse sa Coupe.
DE L'APOGALYPSE. 7
Dans le chapitre 9 , v. 2, ke cinquième ange aÿant sonné de la trompette, il s'ensuit une grande obscurité dans l'air, produite par la fumée qui s'élève de labime.
Dans le chapitre 16, v. 16, ke cinquième ange répandit sa coupe sur le trône de Hx bête (qui habite l'abime), et son royaume devint ténébreux.
Dans le chapitre 9, v. #4, après que la sixième irompette à sonné, le sixième ange délie quatre anges hés sur le grand fleuve de l'Euphraie , lesquels se trouvent prêts pour Le combat qu'ils vont tivrer [4].
Dans le chapitre 16, v. 12, le sixième ange verse sa coupe sur le grand fleuve de PEuphrate dont Feaw fut séchée pour ouvrir le chemin aux rois qui doivent s’assémbler au grand jour destiné au combat. Il sort ce la gueule du dragon, de la bête et de la bouche du fanx prophète, trois esprits impurs sous la figure de grenouilles [5]. El sort aussi (e. 9, v. 17 ) de la bouche des chevaux monstrueux que monte eette nombreuse eavalerie, du feu, de la fumée , et dm soufre.
Le septième ange(e. 15, v. #5) ayant sonné de da trompette , on entendit de grandes voix dans le ciel , qui disaient : Le règne de ce monde a passé à notre Seigneur et à son Christ. Le temple de Dieu s’ouvrit dans le ciel ( v. 19); il se fit des éclairs , des voix, un trembkement de terre et une grosse grêle.
Pareïillement (ce. 57, v. 16), le septième ange verse sa coupe dans l'air , et une forte voix se fit entendre du temple , qui dit : C’en est fait; aussitôt il se fit des éclairs, des bruits de tonnerres , un grand tremblement de terre ; et une grande grêle, comme du poids d’um talent {v. 21), tomba du ciel; et auch. 19, v. 6; il est dit que le Seigneur est entré dans son règne,
On a vu une parfaite correspondance entre les fléaux annoncés par les sept trompettes , et ceux qui ont été versés par les sept coupes. Il est évident que ce n’est pointune répétition de l’auteur, ni le simple complément de l’action des sept premiers fléaux qui n'avaient frappé que la troisième partie, soit de la terre, soit de la mer, soit des fleuves, soit de la lumière, etc. ; mais que les trompettes ne faisaient que prédire et annoncer à l’Univers les maux que les sept coupes devaient verser.
Après que les sept trompettes ont sonné, on voit dans les chapitres suivans, douze et treize, quatre tableaux qui se suivent, savoir une femme, un dragon, uné bête, une autre bête qui fait des prodiges , et qu’on appelle faux prophète ; et à la suite (c. 14) est l'apparition de l'agneau sur la montagne.
On voit pareïllement ; après l’effusion des sept coupes, dans les chapitres suivans 17,19, 19 et 20 , une femme (c. 17, v. 3), une bête et un faux prophète qui, comme dans le c. 13, v. 12, avait fait des prodiges en sa présence (c. 19, v. 20); et enfin le dragon, l’ancien serpent (du c. 12, v. 9); le diable ou Satan, qu’un ange vient enchaîner (c. 20, v. 2).
Et à la fin de ces tableaux , celui de l'agneau et de la ville sainte sur une haute montagne (c. 21, v. 9 et 10), accompagné, comme dans le c. 14, de l’ordre duodécimal des signes, et de ceux qui n’ont commis ni l’iniquité ni le mensonge.
D'après celte suite de rapports et de comparaisons entre les tableaux successifs de l’Apocalyse , on peut dire que , depuis le ch. 8 où se fait l'ouverture du dernier sceau du livre de la fatalité, jusqu’au ch. 16 exclusivement, on voit les figures de ce qui doit arriver , et
DE L'APOCALYESE. 9 que tout n’est encore qu'une image ; mais que , depuis le seizième chapitre jusqu’au dernier, tout s’accomplit et
À Q a F Q <) 4) °C? paraît mis à exécution. Il n’y à qu’une seule différence, c'est que la femme du ch. 17, qu’on appelle la grande Babylone , ne me paraît point être celle du ch. 12.
CHAPITRES XVII er XVII.
ÎL nous semble que la grande Babylone, dont il est ici question, est un nom factice qui renferme tout le secret du mystère, comme dit l’auteur(a) : « Et sur son front était écrit Mystère. » Il nous paraît contraster absolu- . ment en tout avec Jérusalem. Or, comme celle-ci est le monde lumineux et le séjour originaire des ames, cellelà sera le monde des générations, le monde sublunaire où nos ames sont, jusqu à la mort, dans une espèce de cachot et de captivité dont la vertu seule peut affranchir l'ame de l'initié.
Ces deux villes, Babylone où les Juifs avaient été capüufs, et Jérusalem, étant naturellement ennemies, les hiérophantes juifs les choisirent pour emblèmes du règne des deux principes opposés, qui sont la lumière et les ténèbres, le bien et le mal , Dieu et le diable, Ormusd et Ahrimane. Babylone devint la figure du monde de ténèbres et de corruption , qui va être détruit avec les gé-
(a) Apoc., ca 7v. 6
nies ou anges ténébreux qui le gouvernent ; et Jérusalerre figura le monde de lumière , qui doit s'élever sur tes ruines du premier avec l'agneau vainqueur du dragon et des ténèbres. Cet agneau traîne à sa suite a foule des initiés à ses mystères , tandis que les ames corrompues des amis du serpent se trouvent ensevelies sous les ruines de Babylone ou du monde ténébreux. C'était là tout le mystère et le but théologique de Pouvrage dans lequel l'auteur se proposait de préparer aux ames un retour facile vers la lumière sacrée, en les préservant de la COrruption de la matière terrestre qui, de sa nature , est ténébreuse, et qui seule communique aux ames, comme le dit Virgile (a), le principe de toutes les passions et une espèce de souillure dont Fa mort ne les affranchit pas toujours. Le PERS Ézéchiel (6) avait choisi l'emblème de Tyr qui s'était réjouie des maux de Jérusalem , et celui de plusieurs autres peuples , tous ennemis de la villé sante , qui avaient voulu profiter de ses malheurs dans sa captivité. L'auteur de Apocalypse a emprunté les traits d'Oolfa et Ofyba pour peindre sa grande prostituée, et ceux de Fyr pour représenter la grande désolation de Babylone et la frayeur de ceux qui commercçaient avec elle, comme on peut s'en convaincre en comparant les 17 et 18€ ch. de l'Apocalypse avec Les ch. 23, 26, 27, 28 d'Ézéchiel.
Ce que l’auteur de l’Apocalypse, v. 1, dit de Babyone, qu'elle est assise sur les grandes eaux, convientencore mieux à la situation de Fyr qu’à celle de Babylone, et annonce assez que l’hiérophante Jean est copiste. Voici comment commence ce chapitre : « Alors un des
(a) Virg. AEneid. , 1. 6. — (b) Ezech., c. 26.
DE L'APOCALYPSE. Ti
sept anges qui avaient les sept coupes , vint me parler et me dit : « Venez, étje vous montrerai la condamnation de la grande prostituée qui est assise au milieu des eaux (a);
» Et avec laquelle les rois de la terre se sont corrompus, et qui aenivré du vin de sa prostitution les rois de la terre. »
Cet ange, qui montre à l’hiérophante la grande Babylone , laquelle va être détruite, et les monstres qui combattent l'ange, est aussi celui qui, au ch.2r, v. 9, Jui montrera la sainte Jérusalem qui a l'agneau pour époux. Le contraste des deux eités est trop bien marqué pour qu'on n'y reconnaisse pas celui des denx mondes, l’un ténébreux , l'autre lumineux; le monde d’Ahrimane et le monde d'Ormusd. Il est évident qu'il n’a voulu ici peindre ni une femme, ni une ville. Le mot de mystère, qu'elle porte sur le front, indique clairement que ce n’est qu’un emblème qui a trait à la doctrine, qui fait le fond et la base du secret de l'initiation et des mystères de l'agneau.
V. 3. « Et w'ayant transporté en esprit dans le désert, je vis une femme assise sur une bête de couleur d’écarlate, pleine de noms de blasphèmes , qui avait sept têtes et dix cornes. ». | |
L'auteur ne nous dit pas que eette femme, comme celle du ch. 12, parut dans le ciel; ce qui fait que nous n'avons pas cru devoir ly chercher, quoique celle du ch, 12, qui d'abord avait paru au eiel, se füt sauvée dans le désert. En conséquence, nous avons pensé qu’il ne s'agissait pas de la femme céleste, ni de l’hydre qui
(a) VE à:
l'accompagne , lesquelles, à cette époque du maün, se couchent et disparaissent entièrement. Peut-être pourrait-on l'entendre de la femme qui tient la balance dans les anciennes sphères, et qui sy trouve unie à Vénus, laquelle a dans ce signe son domicile (a), tandis qu'au, nord la belle constellation de l’ourse, appelée le chien de Typhon, remarquable par ses sept étoiles, est au point le plus bas et frise la surface des flots. Ces aspects astronomiques auront pu se mêler à la fiction de la desiruction de l’ancien monde désigné par Babylone, par opposition au nouveau monde que-lauteur appelle Jérusalem. Quoi qu'il en soit, nous nous sommes déterminés à voir dans Babylone le monde de corruption qu’habitent nos ames ici-bas, exposées aux outrages des principes ténébreux qui le gouvernent, et qui, comme le dit l’Apocalypse, v. 13 et 16, ont tous un même dessein ; car ils donneront à la bête leur force et leur puissance pour combattre l'agneau qui les vaincra, parce qu'il est le seigneur des seigneurs.
L'Univers, visible d’ailleurs, ne pouvait mieux être désigné que par l'emblème de la grande ville qui règne sur les rois de la terre. Les sept couches planétaires qui le composent , et qui avec la huitième forment l’ogdoade mystique du monde, fortifient cette idée. « Quant à la femme que vous avez vue, dit l’auteur, c'est la grande ville qui règne sur les rois de la terre (b).
» Les eaux ( v. 5 ) sur lesquelles elle est assise, sont les peuples, les nations et les langues. »
- C’est ce monde corrompu que l’auteur de l’Apocalypse (c) ordonne aux fidèles de fuir. Alors j'entendis
(a) Médailles d’Antonin. — (b) c. 19, v. 18. — (oc) ©, 16, v. 4.
parür du ciel une voix qui dit : « Sortez de Babylone, mon peuple , de peur que vous n'ayez part à ses péchés, et que vous ne soyez enveloppé dans ses plaies. Car ses péchés sont montés jusqu’au ciel (a), et Dieu s’est ressouvenu de ses iniquités. Elle sera brülée par le feu (b), parce que Dieu qui la condamne est puissant, et les marchands qui trafiquaient avec elle se sont écriés en voyant la place de cette ville brûlée [6] : Quelle ville a jamais égalé cette grande ville! »
Ce tableau de Tyr convient parfaitement à l'Univers, que les traditions sacrées prédisaient devoir être détruit par le feu au jugement dernier.
C’est avec cetie grande prostituée que les rois de la terre se sont corrompus et ont vécu dans les délices (c), et toutes les nations ont été séduites par ses enchantemens. Elle les avait fait boire dans la coupe de ses abominations.
Tout ceci rentre entièrement dans l’idée théologique développée par Macrobe (d) sur la chute des ames dans la matière, à travers les sept sphères dont elles empruntent leurs passions , et s'accorde avec la doctrine des priscillanites sur les sept puissances des sphères , que nous avons exposée plus haut. L’ivresse que communique la matière à nos ames, et l'oubli des choses célestes, s’y trouvent désignés, suivant Macrobe, par la coupe d’or placée sous la vierge et sur l’hydre. C’est ce monde planétaire, composé des sept sphères , où résidaient autant de puissances contraires à l’ame , que l’auteur nous désigne ici sous la figure d’une femme prostituée, assise
(a) V. 5. — (b) V.8, v. 16. — (c) C. 18, v.9, v. 23; c. 19, v. 24; e. 18, v. 6. — (d) Macrob. Som. Scip., 1 1,c.12, p, 48 et 49.
sur un monstre à sept têtes, enivrant les hommes dans la coupe de ses prostitutions. | On retrouve des traits de cette doctrine dans saint Épiphane (a), à l’occasion des principes théologiques des gnostiques. Âu second ciel est le génie princeps scortationis, et le prince de ce monde des générations y est représenté sous la forme du dragon qui dévore les ames et qui les précipite dans le monde sublunaire. Le monde , dans les principes de ces gnostiques et des Valentiniens (b), doit être consumé par le feu qui dévorera toute la matière. Telle était la théologie de ces siècles-là; elle était puisée dans les sources anciennes de la philosophie orientale sur la nature de l'ame, sur sa descente dans la matière sublunaire , et sur son retour à la sphère éthérée ; ce qui formait la base de toutes les initiations anciennes aux mystères de la lumière, ou d'Ormusd, ennemi et vainqueur du prince des ténèbres, Ahrimane, Typhon, le diable, etc. ; d'Ormusd, dont la ville lumineuse aura pour chef aries ou l'agneau équinoxial, siége de l’exaltation du soleil , premier des signes, princeps signorum, que l'Apocalypse appelle le seigneur des seigneurs (c). Jusqu'au moment où le soleil de printemps aura repris son empire sur les ténèbres de l'hiver, le mauvais principe régnera dans la Nature, comme il règne dans le monde matériel, jusqu'à sa destruction, et jusqu’au moment où le monde lumineux seul s’établira sur les ruines de la matière. Ainsi l’auteur , d'après ces principes théologiques , a dû dire : Leur royaume sera donné à la bête jusqu’à ce que les paroles de Dieu soient
accomplies (d).
(a) Epiph. contra Hæres., c. 26, 27 et 37. — (b) Ibid. Kfesus Mæres., c. 31, — (c) Apoc., c. 19, v. 14. — (d) C. 19, v. 17.
DE L'APOCALYPSE, 5 On remarquera encore que, comme ici la bète qui porte le monde de ténèbres a sept cornes, l'agneau qui préside au monde de lumière est représenté également avec sept cornes (a). F paraît que ce nombre sept faisait allusion aux sept sphères, tant à celles que l’on connaît dans le monde matériel et ténébreux, qu'à celles que l’on connaît dans le monde-lumière. Ce sont peut-être les quatorze mondes des Indiens. Il pourrait aussi faire allusion aux sept principales étoiles de la constellation. Au reste, ces symboles de cornes, expliqués par des rois , sont une fiction empruntée de Daniel, ch. 7, V2 qui pourrait bien ici être étrangère à la théorie des sphères , et ne point se lier au reste de l'ouvrage, comme il est assez naturel de le penser d’un morceau étranger , appliqué à une autre fiction. Peut-être aussi y trouverait-on une allusion à des êtres moraux. puisque la Babylone elle-même est un être moral plutôt qu’un être astronomique. | Mais si la femme symbolique , appelée Babylone , que porte la bête, est un être moral, la bête elle-même, qui a tous les caractères de la première bête du chapitre 13, ne l’est pas. Elle ne peut être que la baleine , ce monstre où dragon marin qui, placé à la tête des signes méridiomaux et inférieurs , comme l'agneau à la tête des signes septentrionaux etsupérieurs , préside au monde ténébreux avec le dragon et Méduse, de mème que l'agneau est censé partout présider au monde lumineux. Peut-être aussi que ce qu'il dit de la femme assise sur les grandes eaux (b), contient une allusion à l'élément même où vit le monstre sur lequel la femme est assise, et qui doit monter de
(a) Apocalyp. , c. 5, v. 6. — (b) C. eV LUET TD:
l’abime et périr ensuite. On se rappelle ce que nous avons déjà remarqué , que la baleine , qui se couchait avec l’agneau , le soir , revenait avec lui à l'Orient , le matin, et renaissait; mais qu’elle était absorbée dans les rayons du soleil etcomme enchaïînée au char brülant de l'agneau. Aussi est-ce par le feu qu’elle doit périr, ainsi que la femme elle-même (a), puisque c'est le retour du règne du feu qui anéantit les principes de destruction que les ténèbres et l'hiver répandent dans la Nature. Les Indiens adorent le Dieu du feu, monté sur le bélier équinoxial du printemps ; et les Égyptiens , sousce signe, célébraient une fête commémorative de l’embräsement du monde par le feu céleste qui va détruire les germes du mal et purifier la terre à l’instant où le soleil aura atteint le signe de l’agneau ou le premier signe du zodiaque.
CHAPITRES XIX Er XX.
Au moment où le principe de la lumière va reprendre son empire etdétruire le monde des ténèbres , il enchaîne toutes les puissances et tous les génies malfaisans qui y exerçaient leur tyrannie , afin que lui seul et ses anges puissent régner librement sur le monde régénéré. Ainsi le dragon séducteur, la première et la seconde bête, qui avaient les attributs du dragon, et les autres génies, qui
tous, comme le dit l'Apocalypse (b), avaient un même
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