‹ Origine de tous les cultes, ou religion universelle (volume 2)Chapitre 40 sur 97 · BALANCE · texte numérisé non relu

BALANCE

LA balance fut placée souvent entre les serres du scorpion , qui de son vaste corps paraît couvrir deux signes. Le premier de ces signes porte le nom de magnæ chelæ (a) ou des grandes serres du scorpion (b), et de balance (c); car il a eu ces deux noms. Virgile, dans ses Géorgiques , les emploie tous deux (d) , ainsi qu Eratosthène(e). Hipparque se sert du mot zugon ou balance ( f). On mettait souvent aussi cette balance entre les mains de la vierge, sous les pieds de laquelle elle est placée et qu’elle semblait tenir suspendue (g). D'autres fois on mettait une figure humaine dans ce signe, et elle paraïssait soutenir une balance (h). C'est pour cela que le centaure , voisin de la balance, et la vierge céleste, . prirent le nom d’astres justes. Car Chiron était autant recommandable par sa justice que Thémis (1). Cicéron donne aussi le nom de balance à ce signe (j).

Voici les noms différens qu’on lui a donnés.

Les Arabes l’appellent al-mizam (k), mizan, mizin, midsanon.

Les Chaldéens , mesathre.

Les Syriens, mesatho ().

(a) Hygin,1,3,e. 25. Arat., v. 89. Germanic., c. 6. Theon., p. 117. — (b) Eratosth., c. 7.—(c) Hygin,L.2, e. 27. Stofiler., c. 14, p. g1.— (dy Georg., L. 1. — (e) Eratosth. Uranol., p. 142: — (f) Hipp., 1.3, c. 1, p.134 — (g) Theon., p. 117. — (h) Manil. ,1. à, v. am. — (à) Hygin., L 2, ce. 26-39. — (j) Gic. de Div. , L.2, c: 2. Stofler, e. 14. —(h) Cæs., ce. 7, p. 80. Kirk, Œdip., &. à, part. 2, p. 108. Hyd:, p. 40. — (4) Ricciol. , p. 127.

328 DE LA SPHÈBE

Les Perses, lerazu.

Les Turcs, mizan en arabe, et dans leur langue , tartagiek alati (a).

Les Indiens, farazou en pelhvi (b), tolam en brame (c).

Les Hébreux, madzenim , momazané (d), miznaim.

Les Grecs, zugos, stathmos, litra, stater (e), mochos , chélar.

Les Latins, jugum, libra.

Les plats de la balance s'appellent vazneganubi et £uben el-senubi, c'est le plat austral ; vazne schemali ou zuben eschemalr, c'est le plat boréal (f); on les appelle al-zubanan.

Ulugbeigh (g) appelle le plat austral al-kiffa al-genubra, et le plat boréal al-kiffa al-shemalia. On les appelle en général al-kiffatän (h). Mizan ou almizan , ou zubañe , forme la seizième station de la lune. Algafré, placé près le plat droit ou près mizan-al-iemin , en est la quinzième (1). Ce signe est le lieu du domicile de Vénus, de l’exaltation de Saturne, le siége de Vulcain dans la distribution des signes entre les douze grands Dieux : il est affecté à l'élément de l’air.

Columelle marque au 4 des ides d'avril le commencement du coucher de la balance au lever du soleil (j), avec indication de tempête ; aus 1des, le coucher total, avec froid. Ovide place au 7 dé ces mêmes ides le couclier cosmique de la balance (4), à la suite du cou-

(a) Hyd. , p. 40. — (b) Anquetil. — (c) Le Gentil. — (d) Epiph. adv. Hæres. Ricciol., p. 127.—(e) Hyd., p. 40. Cæs., c. 7, p. 80,—(f) Ricc., p. 128. Scalig., p. 436. Bay., tab. 98. — (g) Ülugbeigh., p. 84. — (k) Hyd., p. 40. — (i) Alfrag., c. 22, — (j) Columell,, L 11, €, 2, p. 425. — (k) Fast,, 1. 4, v. 536.

cher d'Orion. Il marque au 13 des calendes d'octobre (a)

le passage du soleil dans la balance, et le lever héliaque

de la coupe. Théon (b) fixe l’équinoxe au 25 du mois ‘ thot, sous la balance.

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