À PT
(a) Palephat., c. 46. — (b) Apollod. , 1, 2.—(e) Hygin., 1. 3, c r2-20: Serv. Comm. ad Afneid. , 1. 9, v. 668. — (d) Germ. , ©. 12.—(e) Hyg., 1.2, c. 14. — (f) Nonn. Dionys., 1. 26, v. 303, — (e) Lars
lation du cocher. Ce sont effectivement ces chevreaux et leur mère qui ont fourni à Pan les attributs du bouc, comme nous l'avons vu dans notre chapitre sur Pan (a) ou sur le soleil aux formes du boue, et dans notre explication du déguisement de Cadmus lorsqu'il trompe Typhon (8).
. On donne à là chèvre lPépithète de chèvre sacrée (c) et de chèvre d'Olenus où olenia (d), d’Aglaë , splendida (e).
On lui donne par excellence le titre de domina C1 qui semble répondre à celui de despoina chez les Arcadiens (9).
Son influence pluvieuse lui a mérité l'épithète de pluvialis (h), de sigrum pluviale (i) et de sidus pluviale (j). |
C'est sans doute par une suite de cette opinion que l'on disait que Jupiter excitait les orages toutes les fois qu'il agitait l'égide formée de la peau d’Amalthée (4).
Ses chevreaux portérent le même caractère ) et Virgile les appelle pluvieux, Pluvialibus hœdis (1). Servius dit que leur lever et leur coucher provoquent les plus alireuses tempêtes (mn). I fixe un de leurs levers sons le scorpion ; c’est alors un lever du soir. Hygin fait lever le cocher qui les porte au coucher d'Ophiucus placé sur le scorpion, et il le fait coucher au lever du sagittaire et du capricorne (7). T'héon en dit autant (0). On NET te
(a) Ci-dess., t.2, c. 9. —(b) Nonn. Dionys. — (c) Arat., v. 163. — (d) V. 164, v. 659 — (e) V. 165. — (f) Ovid: Fast., 15, y: 138: = (8) Pausan. Arcadic. — (4) Germ., c. 42. AC) OMIS East. | 5, v- 113. — (j) Métaro., [. 3, Fab. 10. — (x) Virg. AEneid. , 1. 8.— (2) L. 9, y. 668. — (m) Serv. Comm. ibid. — (2) Hygin., 1.3, c. r2. — (0) Theon, p. 124-193-1794. Arat. v. 682.
leur attribue , dit-il, la faculté d’exciter les plus violentes tempêtes. Il les fait coucher le matin, le soleil étant au sagittaire à l’entrée de l'hiver qu'ils annoncent.
Columelle fixe au 3 avant les calendes de mai un lever du matin de la chèvre, accompagné du souflle de l’auster, et quelquefois de pluie (a) : au 8, au 7 et au 6 des calendes de juin un lever du matin de la même chèvre, avec des vents de nord. C’est la veille de ce jour, ou le o des calendes que l’on sacrifiait à la fortune publique (b), et on a vu dans notre article sur la bonne Déesse, qui n’est autre chose que cette même chèvre, qu'elle était invoquée pour la prospérité de l'empire ; et que sa corne était mise entre les mains de la fortune chez les Grecs, et dans celles de Sosipolis, génie tutélaire de certaines villes (c).
Le même auteur marque au 7 des ides de DR bre (d) la fin du coucher du matin du poisson boréal et le lever du soir de la chèvre, avec indication de tempête.
Il fixe au 5 des calendes d'octobre (e) le lever des chevreaux, accompagné du souflle du favonius et de l’auster, et quelquefois de pluie.
Il place aux nones d'octobre (f) le coucher du matin du cocher, la vierge finissant de se coucher. Il marque pour ce jour-là quelquefois de la tempête. La veille des nones d'octobre est annoncée par le lever du soir des chevreaux.
Il fixe (g) au ro des calendes de janvier un coucher
du matin de Îa chèvre, avec indication de tempête.
(a) Columell, 1 11,0. 2, p. 125. — (b) Ovid. Fast., 1.5, v. 530.-— (c) Pausan, Mesen. , p. 140. Achaic. p. 204. — (d) re At ibid. p. 439. — (e) P. 430. — (7j) P. 431. — (g) P. 35.
C'est au 9 des mêmes calendes qu'il place le solstice d'hiver, suivant le calcul des Chaldéens. La chèvre se couchait le matin lorsque Jupiter ou le Dieu-soleil était peint, comme Christ, sous l'emblème d’un enfañt naissant que la chèvre Amalthée était chargée d’allaiter, avec le Capricorne où Ægipan, fils de ja chèvre , frère de lait de Jupiter naissant (a). Voilà donc encore un fondement à la fiction ainsi qu'aux monumens qui représentent Jupiter naissant monté sur le Capricorne de Saturne son père. Car Saturne y a son domicile.
Cette chèvre était censée produire quelquefois la grêle et frapper les vignes de sa funeste influence. Aussi Nonnus lui donne l’épithète de grandinosa (b). C'est pour détourner ce fléau que les Phliassiens avaient élevé une chèvre de bronze doré dans leur place publique, et qu'ils lui rendaient des hommages (c). Près de-là était le lieu où Amphiarüs s'enfermait la nuit, et avait les songes d’après lesquels il rendait ses oracles. Amphiarüs , comme le cocher, montait un char, et il était représenté dans la même attitude que le cocher d'OEnomaüs, etc. (d).
Ce sont les mêmes oracles que ceux que Faune, père de la bonne Déesse ou mari de la chèvre » rendait autrefois dans le Latium (e).
Cette chèvre se trouve placée sur beaucoup de figures de Vischnou dans l'Inde, et ce Dieu y prend alors le titre de Dieu de la bienfaisance, comme on peut le voir à notre article Pan.
Em RP
(a) Hygin , !. 2, c. 29. — (b) Nonn. Dionys., L 1… y V. 178. — (c) Pausan, Corinth., p. 56. — (d) Paus. Phoc., p. 216. Boiotic., P- 296. — (e) Virg. AEneïd. , 1. 5.
400 | DE LA SPIÈRE
Un ancien commentateur de Ptolémée appelle la chèvre hircus (a). |
Cette chèvre s'appelait chez les Grecs aix (b), et ses petits eriphoi (c).
Je soupçonne que c’est elle et ses chevreaux qui sont désignés dans Job sous le nom d’aïsch, et de ses peuts ; au moins c'est l'opinion de M. Hyde ,-comme nous le verrons bientôt. |
La constellation totale du cocher s'appelait chez les Grecs héniochos , le cocher (d); hrppélatès, elasippos, armélatés, diphrélarè (e).
Les Latins le nomment auriga, aurigator, agitator (f) currûs, habenifer, custos caprarum , habens hircum , capellas , hædos (g) ; heniochus (h).
Les Arabes appellent le cocher memassich al-hanam , celui qui tient les rênes (#), ou mumsik alainna (j), ou, comme le nomme Blaeü , memassich al-Raran (R). C’est, suivant Kirker, le berger qui tient un frein (1), el-samak.
Ülugbeigh (m) appelle l'étoile de l'épaule gauche ou la chèvre, aïjuk ; les Arabes l’appellent alhatod (n) et alhaiot, haiok (0) et al-haiok, ophiultus.
UÜlugbeigh (p) nomme celle de l'épaule droite menkib
dil inän ; et celle du talon gauche qui lui est commune
(a) Stofil., v. 14, pag. 122. Alphons., p. 217.— (b) Arat., v. 157- 158-G59-518. Procl., c. 16. Theon, p. 123. Germ., p. 8. Hipp., 1. 1, C.11,p. 105, ©. 12; p. 124. Uran. Petav.,t. 3. — (c) Germ. , p. 7. Hipp.,L1,c. 2. Procl., c. 17. — (d) Bay., tab. 12. Ricciol., p. 127. Cæsius, c. 9, p. 125. — (e) Hygin, 1.2, c. 14. — (f) Germ., c. 12. — (g) Cæsius, ibid. Ricciol., ibid. Bay., ibid. —(h) Hyg., L 3, c. 12. Plin., 1. 18, c. 36. — (i) Comm. ad Alfrag., c. 106. — (j) Hyde Comm. Ulugbeigh, p. 20-23. — (4) Cæs., c. 9, p. 126. — (1) Kirk. Œdip., t.2, part. 2,p. 107. — (m) Ulugbeigh, p. 38. — (7) Ricciol., p. 125, Bay. ,t. 12. — (0) Alfrag., c. 22. Stofil. , c. 14. — (p) Ulugb. , ibid.
ävec la corne du taureau cab dil inan. Hésychius la nomme inné, aix ou la chèvre (a). |
La belle étoile de la chèvre, dit Hyde (b), est al-aiyük. et après elle on trouve uñe petité étoile appelée &/maaz . le bouc; et plus loin deux pétités étoiles nommées alg edyan, les chevreaux. Atüd est ün jeune bouc. L’étoile quatorzième est menkib dil inän. La onzième, cab dil inän ; la première , l'épaule ; la seconde, le talon du cocher. |
Al-aiyäk est une étoile brillante à la droite de la voie lactée , et qui suit les pleïades. Son nom en syrlaque est iyütho, et en hébreu, aisch ou asch. Hyde pense que c'est la constellation désignée sous le nom d'aisch dans Job , et je crois qu'il a raison. Les Hébreux sont partagés d'opinions sur cet aisch de Job. Les uns , tels qu'Aben- Ezra, prétendent que c'est l’onrse qu'il faut entendre. Les Syriens modernes veulent que ce soit iyütho ou les pleïades qui sont désignées par aisch. Isa Bar Haly confond iyätho avec aiyük, et il en fait une étoile du taureau , €t même d'Orion, akgiauza. La proximité de ces constellations a pu être la source de l'erreur, Bar Bahul tombe dans la même méprise. D’autres confondent aiyük avec la rouge des hyades ou avec aldebaran. Hyde prétend avec tous les Orientaux et avec Ulugbeigh , qu’aiyük est la belle étoile de la chèvre. Il cite l'auto rité du Talmuld et de Buxtorf.
Les Maures ont appelé le cocher maforte (c). Les Mahométans y peignent un mulet avec son bât (d). Le Tetetrabible le nomme hora > nom peut-être corrompu
et ee M (a) Hesych. Ynné. = (L) Hÿd. Comm., p. 20-33 — (c) Ricciol., P- 127. — (d) Cæs., €. 9, p. 126. Scalig., p. 433. TOME VI. 26
de roh ou rhoa, à moins que ce ne soit Æorus. On nomme la chèvre communément cabrilla. Les Péruviens l’appelaient colca.
On appelait les chevreaux en arabe sadateni et saclateni. Le mulet qu'y peignaient les Turcs se nommait alphecca. Les chevreaux s’appelaient graüs (a). Le cocher est peint penché sur ses cheveaux qu'il
fouette (b).