‹ Origine de tous les cultes, ou religion universelle (volume 2)Chapitre 89 sur 97 · XII. LE cour · texte numérisé non relu

XII. LE cour

Le loup est l'animal constellation que perce le centaure et que l’on nomme plus généralement la bête féroce; la bête du centaure, thérion (e). hostia et bestia centauri (f), fera (g). On à beaucoup varié sur l'animal qu'on y a peint, quoique le plus souvent ce soit un loup. Martianus Capella le nomme la panthère (h).

D'autres l’appellent /eo marinus , leopardus , leæna ,

bestia, bestiola, fera, quadrupes, lupa, lycisca, hos-

tiola, victima centauri, canis ululans, deferens leonem,

equus Inasculus, cnécias (i).

Les Arabes l'appellent a/sabah et alsubah (j), asida,

(à) Columell. , 1. 11, ce. 2, p. 425. — (b) Gosselin, p. 30.—(c) P. 420. (d) P. 432. —(e) Germ., e. 39. Arat., v. 42. Procl. , ce. 15: (f) G: 1. Hyg., l. 2, c. 39. Theon, p. 150. — (g) Procl., &. 14. — (4) Mart. Capell., 1. 8.—(1i) Cæs., ce. 11, p. 286. Bay., tab. 45. Ricciol., p. 108. Kirk., p. 197.—(j) Alfrag., c. 22. Comment. Alfrag., p. 403.

leæna (a) , esseda nemer (b), seb et phéd, thos , bridemif. Ce dernier nom regarde surtout le centaure (c) ; il vient de birdün, equus. Les Tures le nomment pars,

thoë, yuz, tigris et kaplan (d).

& XIII. L'auTEL.

“C’Esr sur cet autel que les Dieux sacrifièrent et firent leurs sermens pour cimenter leur union contre ïes Titans qu'ils allaient combattre (e); d’autres disent contre Saturne qui attaquait Jupiter (f). Après la victoire, ils placèrent aux cieux l’autel pour perpétuer le souvenir de cet événement. Les mortels font usage de l'autel dans leurs festins, y sacrifient lorsqu'ils veulent cimenter une alliance par des sermens, et portent dessus la main, en signe de fraternité. Les devins en font autant, lorsqu'ils veulent prédire l'avenir ; ils prennent le fen pour témoin de leurs bonnes intentions (g). On dit que cet autel est l'ouvrage des cyclopes, et qu'il fut placé aux cieux par la nuit pour annoncer aux navigateurs les dangers qu'ils pouvaient avoir à redouter, et les tempêtes qui se préparaient (4), lorsque le soleil approchait du capriéorne, époque à laquelle le vent notus amène les orages sur mer (1). Aussi l’appelle-t-on le phare qui avertit les matelots des contrariétés qu’ils doivent éprouver (j). D'autres y voient un monument des noces de

.(a) Sealig., p. 439. —(b) Kirk., p. 199. — (ec) Hyd., p.67. — (d) Idem de Relig. Pers., p. 226. — (e) Hyg., 1. à, c. 40. Theon, p. 147. — {f) Germ., c. 38. Eratosth. , c. 39. — (g) Theon, p. 147 — (R) Arat., y. 408. Comm.Smyrn., !. 13,v. 520.-—(i) lhéon, p. 148.—(j) Germ. ibid,

Pélée (a). À l'exemple des Dieux qui jurèrent sur cet autel, avant d’entreprendre la guerre contreles Titans, les mortels sont dans l’usage de ne rien entreprendre d’important sans faire auparavant de semblables sacrifices (b).

L'autel monte à la suite de la queue du scorpion (c), et il est le plus austral des signes célestes. Placé entre l'extrémité du scorpion et la tête du loup, il se couche au lever du bélier (d) et se 1ève avec le capricorne , domicile de Saturne » qui attaquait Jupiter dans cette guerre où les Dieux s’armérent pour ce dernier. On sait que c’est au passage au bélier que le Dieu-lumière reprend son empire ; alors l’autel est au couchant.

L'autel porte les noms de sacrarius, Pharum (e), thutertum, libanotès (f), thurniaterion (8), thuribulum , thymele, Vesta, estia, prunæ, templum , puteus, focus, dar, acerra, batyllus, ignüabulum , ara thumiamatis , ara centauri, Chironis, thuscé , thuyscé, escara, pYreion, ara, altare {h), pyramné.

Les Arabes l'appellent a/mugarma (i), almegra- aneth (j).

On distingue dans cette constellation une partie, celle du feu, qu’on appelle prunæ (k). On y compte deux étoiles ; les deux autres forment le vase qui contient Île feu.

(a) Theon, p. 150. — (b) Hyg. , ibid. — (c) Germanic. ibid. T'heon L p. 167. — (d) Arat., v. 1709. — (e) Germ., c. 38.—{f) Theon, P-. 147: —(8) Hipparch., L 1,6. 18. Proclus, c. 16. — (}) Cæs., c. 12, p. 206. Bay. , tab. 46. Alphons., p. 209-239.— (i) Comm. Alfrag., p. 108. — (j) Ricciol., p. 125. —(k) Germ. c. 38.

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