TOME II
200 RELIGION UNIVERSELLF.
étaient censées dépendre du mouvement et de l’action
des astres , et spécialement de celle du soleil, à qui ces
peuples attribuaient l’organisation universelle du monde,
du soleil, leur grand demiourgos ; suivant Chérémon et’ suivant les plus savans prêtres de l'Égypte.
IL paraît également constant qu'Osiris était le soleil , considéré sous les rapports d’être fécond et bienfaisant, qui, avec {sis ou avec la lune, faisait naître et croître tout ici-bas , et qui se montrait le premier agent des générations sublunaires et l’auteur de tout le bien de la Nature. Aux preuves par lesquelles nous avons déjà établi cette seconde proposition, nous ajouterons ce que dit Plutarque (a), qu'Osiris est le Dieu connu sous les noms de Bacchus et de Sérapis. Or, Sérapis est le nom du Dieu qui met l’ordre et l’ornement que nous admirons dans le monde, suivant Plutarque. Quant à Bacchus, il était avec Cérès (b), cette Cérès qu'Hérodote assure être l'Tsis égyptienne , censé présider à la distribution de tous les biens dont nous jouissons 1c1bas : de ces deux divinités émanait tout ce qu'il y a de beau et de bon dans la Nature. L'une fournissait le germe et le principe de bien, et l’autre le recevait et le conservait comme en dépôt. Telle était effectivement la fonction d'Osiris et d’Isis, ou du soleil et de la lune, dans la théologie égyptienne. Il'en était de même dans celle des Perses. On lit, dans plusieurs endroits de leurs livres sacrés, que la lune est dépositaire de la semence et des germes de fécondité que lui communique le taureau, c'est-à-dire d'Osiris ou du soleil, qui prenait au
(a) De Iside, p. 362. — (b) Ibid., p. 377.