‹ Origine de tous les cultes, ou religion universelleChapitre 131 sur 240 · TOME · texte numérisé non relu

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elle recevait tous les jours de nouveaux avis qui tendaient à la confirmer dans cette crainte d’une disgràce de son mari et de l'expulsion totale des Scythes (a). D'un autre côté, l'épouse de Typhon lui insinuait que son mari, frère d'Osiris, appelé par sa naissance, comme lui, au trône , était vivement afiligé des projets désastreux de son frère contre ces étrangers , et qu'il pourrait utilement les servir en cette occasion, et abattre la puissance d'Osiris. Elle lui fitentrevoir de grandes espérances , et l’éblouit par les plus brillantes promesses (b). Dès ce moment , les deux femmes s'unissent pour faire réussir leur projet. Ce général scythe reçoit des avis par écrit, qui lui inspirent des craïntes ; sa femme lui fait apercevoir des dangers, et devant lui on laisse échapper des mots qui donnent beaucoup à entendre par l'air mystérieux qu'on y met. Typhon enfin a une entrevue avec lui ; il hasarde de lui faire cette importante confidence , et s'engage à lui abandonner la souveraineté d’une partie de TÉgypte, à lui et à ses Scythes. Le général fait d’abord quelques difficultés d'entrer dans cette conspiration contre un prince révéré de toute l'Égypte ; mais on finit par décider qu'Osiris serait banni, et cela à la suite d’une ha. rangue que Typhon prononça contre lui, devant l’assemblée des Scythes, dans laquelle il avait demandé sa mort. Les barbares se bornèrent à ordonner son ban: nissement , avec la liberté d’emporter ses biens qu’ils respectèrent comme une chose sacrée (c). Osiris se reüra donc , accompagné des Dieux et des génies bienfaisans, pour revenir ensuite, lorsque le temps marqué

(a) Synes. ,L. 1, de Provid., p. 109. — (b) Ibid. , p. 110. — (c) Hbid.,

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