‹ Origine de tous les cultes, ou religion universelleChapitre 178 sur 240 · LIVRE IIY, CHAPITRE 1Y · texte numérisé non relu

LIVRE IIY, CHAPITRE 1Y

combat opiniâtre dont les succès furent variés, la paix

enfin se conclut RAEA entremise d'Hippolyte, une de ces

Amazones, qui s'était attachée à Thésée. D'autres pré-

tendent qu’elle fut tuée en combattant vaillamment près

de Thésée » En mémoire de quoi on,éleva sur son tombeau la colonne qui est près du temple de Ja terre PRE pique ou de la rs Le lieu où cette paix fut jurée s'appela Orcomosion; il est vis-à-vis du temple de Thésée. Tous lesans, on fait un sacrifice aux Amazones la veille des fêtes de ce héros.

Le poëte de la Théséide, dit Plutarque, écrit qu’elles avaient entrepris cette guerre contre Athènes , pour venger l'affront que Thésée avait fait à Antiope en la quittant, d’autres disent en la tuant (a) pour épouser Phèdre, et ga "Hercule les mit à mort. Piutarque observe que Thésée n’épousa Phèdre qu’ après la mort d’ Antiope, dont il avait eu un fils nommé Hippolvie, ou, suivant Pindare, Démophoon. On dit aussi de Thésée qu'il avait enlevé la nympe Anazo ; ; qu lé épousa Péribée mère d'Ajax, et Phérébée et Toppé, filles d’ Iphielès (D); qu’étant devenu éperdûment. amoureux d’ Æglé, fille de Panopée’, , il quitta honteusement Ariadne à qui il avait de grandes obligations ; qu'enfin l'enlèvement d'Héléne mit toute l’Attique en feu , et causa son exil et sa mort. Il avait cinquante ans, dit-on, quand il ravit Hélène, qui était encore trop jeune pour être mariée; d’autres supposent, au contraire, qu'elle devint mère et qu she accoucha à Argos (c).

Ici Plutarque entre dans quelques détails sur cet en.

Lg ‘à

(a) Eye, fab. afr. — (L) Athen. » À, 14 € Eve re Paus. Cor., p. 65. É | TOME f1. 23

lèvement. Quelques auteurs ont prétendu que ce ne fut pas Thésée qui l'enleva, mais qu'Ida et Lyncée, les yétitables ravisseurs , la mirent en dépôt entre ses mains, et qu’il Ja garda sans vouloir la rendre à ses frères, Castor et Pollux. D’autres disent que ce fut Tyndare lui-même, père d'Hélène , qui la lui donna en garde pour la mettre à l'abri des poursuites d'Énarsphorus, fils d'Hippocoon , qui cherchait à toute force à l'enlever, quoiqu’elle ne fût encore qu'un enfant; mais voici une tradition plus vraisemblable et plus accréditée.

On publie que Thésée et son ami Pirithotüs allèrent ensemble à Sparte , et ravirent Hélène (a) qui dansait à une fête dans le temple de Diane , surnommée Orthia. Ceux qu’on envoya après eux se contentèrent de les poursuivre jusqu’à Tégée, et n’allèrent pas plus loin. Ces ravisseurs, se voyant en sûreté après avoir traversé le Péloponèse , tirèrent au sort à qui aurait cette princesse, et ils convinrent que celui qui l’aurait aïderait son compagnon à en enlever une autre. Le sort favorisa Thésée , qui, en attendant qu'Hélène fût en âge, la mena à Aphidnes où il fit venir Æthra sa mère, afin qu’elle en eùtsoin. Il la confia à celui qui commandait dans cette place, et qui était son ami; et, après lui avoir recommandé le secret, il ne songea qu'à accomplir l’engagement qu'il avait pris avec Pirithoüs. Ils allèrent donc tous deux en Épire (b), dans le dessein d'enlever Proserpine , fille d’Aidonéus roi des Molosses (c). Ce prince avait un chien , appelé Cerbère, contre lequel il faisait

ro

(a) Pausan. Laconic., p. 101, 102. Cor., p. 65, 75. Hygin, fol. 79. Clem. Alex. Strom., 1. 1, p. 336. Isocrat. Helenæ Laud., p. 435. — (b) Tezetes, Chiliad. 2, v. 745, etc. — (c) Pausan. Ibid. , p. 65.

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