‹ Origine de tous les cultes, ou religion universelleChapitre 208 sur 240 · LIVRE III, CHAPITRE V · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE V

tendu avec le pilote Tiphys pour préparer cette lâche perfidie. Il annonce que lui-même il va se détacher de leur compagnie , et qu'il ne veut pas prendre part à une expédition commandée par un traitre tel que lui. On parlait déjà de retourner en Mysie, si les deux fils de Borée n’eussent gourmandé Télamon, et n’eussent mis un terme à ses reproches. Leur discours leur coûta dans la suite la vie. Car Hercule les punit de s’être opposés à ce qu’on se mit à sa recherche (a).

Cependant le Dieu Glaucus, interprète des secrets du vieux Nérée , élève sa tête limoneuse du fond des eaux, et, saisissant le gouvernail du vaisseau, il adresse un discours aux navigateurs pour les tranquilliser. Il leur dit que c’est en vain que, contre la volonté de Jupiter, ils veulent conduire en Colchide Hercule à qui il reste à achever la carrière pénible de ses douze travaux; qu'ainsi ils doivent cesser de s'en occuper plus longtemps. Quant à Polyphème , il leur apprend que la volonté des destins est qu’il fonde une ville sur les bords du fleuve Cius qui coule en ces lieux, et qu'ensuite ül périsse dans la guerre qu’il aura à soutenir contre les Chalybes. Il ajoute qu'Hylas, qui avait été la cause de leurs recherches, est marié à une nymphe des eaux. Ce discours achevé, le Dieu marin se replonge au fond des mers, et laisse les Argonantes joyeux continuer leur route (8). Télamon s'approche de Jason, et lui fait des excuses que celui-ci reçoit avec amitié ; ils se réconcilient entre eux (c). Polyphème fonde sa ville en Mysie. Hercule , avant d'aller achever les travaux que lui a imposés

] 2 à / peter Aù FYOVE (a) V. 1308. — (b) V. 1529: — (c) V. 1544.

LA

Eurysthée , menacé de ravagér la Mysie, si l’on ne lui rend Hylas mort ou vif. IL exigé des otagés, et on lui

promet dé né cesser de chercher son ann. Depuis ce

temps, les Cianïéns continuent cette recherche. Cépendant le vént pousse le navire Argo, le jour et la nuit, jusqu'au lendemain où ils abordent sur la rive voisine, Ii finit le prémier chant (a).

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