‹ Origine de tous les cultes, ou religion universelleChapitre 238 sur 240 · RE · texte numérisé non relu

RE

(a) De Tside, p.377. = () Ibid , p. 37%. —(c) Tbid., p. 374. — (4) Ibid. — (e) Diod., 1.1, c. 28, p. 53. —(f") Tbid., I. 3, €. 144, p. 242.

cérémonies religieuses qui en consacraient les principaux traits, un but moral, celui de donner aux peuples des lecons de piété , et de présenter aux deux sexes des consolations dans leurs malheurs, en mettant sous leurs yeux ceux de leurs premiers rois et de leurs premiers Dieux (a). Ainsi le chrétien se console par l'exemple des souffrances de son Christ, dont une scène allégorico-tragique lui retrace la fiction toûs les ans. |

[rio] On faisait des libations de lait aux Dieux Manes.

Cirr] Plutarque (b) observe qu'Osiris et Isis n'étaient pas les seules divinités dont on montrait les tombeaux; on montrait aussi ceux de tous les autres Dieux, dont les ames, suivant les prêtres, brillaient dans le ciel, et étaient autant d’astres. Plutarque loue les cérémonies funèbres qui se faisaient près de ces tombeaux, en ce qu’elles avaient un but mystique, et qu’elles tenaient à une science secrète. Il place dans cette classe celles où l’on coupait le bois sacré, où l’on découpait le lin, et où l’on faisait des libations, etc.

[119] On irouvera peut-être là l’origine de la fable qu’on a faite sur la fondation de Memphis, ou de la ville qui servait d’asile et de tombeau à Apis, image vivante d’Osiris enterré dans une île du Nil. On raconte qu’elle prit le rom de #/emphis du nom de a fille de son fondateur, qu’on dit avoir été aimée du fleuve du Nil métamorphosé en taureau. C’est ainsi que l’on disait que Cadmus bâtit Thèbes dans un lieu où se reposa le taureau, sous la forme duquel Jupiter se métamorphosa , lorsqu'il enleva sa sœur Europe, et qu’il placça ce taureau aux cieux, davs le signe céleste qui porte ce nor , au-dessus du fleuve d’Orion, appelé Vi. C’est aussi pour cela qu’on a dit qu'Épaphus, fils d’lo, ou de la lune métamorphosée en vache ct placée au signe du taureau, fut le fondateur de Memphis (c). C’est une allusion à la même fiction qui a fait dire qu’isis, après avoir rassemblé les membres de son époux, les mit dans une bière qui avait la forme d’une vache; d’où vient le nom de Busiris, qui fut donné à la ville où il fut enterré.

[113] Diodore convient qu’on avait des opinions très-variées et des notions trés-vagues sur les pyramides et sur leurs auteurs (4), On attribuait la grande à Armaïs, la seconde à Amasis, et la troisiéme à Imaron , d’autres à Maron. Suivant d’autres, la grande avait été costruite par Chemmis, la seconde par Chephron, et la troisième par Mécher ou Mycerin. Les uns y voient le tombeau de Rhodopé, fameuse

(a) De Iside, p. 361. — (b) Ibid., p. 339. —(c) Diod., À. x, c. 54, p. 96. — (d)Ibid., L 141, p. 75.

courtisane ; d’autres disaient que les trois rois, ci-dessus nommés, les firent construire pour leurs femmes. On peut voir dans Hérodote (a) le roman de Mycerinus et de sa fille, ensevelie dans une vache de bois. Ce prince ne devait plus vivre que six ans et périr à la septième année. Denys le voyageur parle d’un tombeau d’Osiris, qui formait un observatoire très-élevé (b), et qu’il confond avec l’Antiphare, lieu destiné à éclairer les vaisseaux. Là, était aussi le tombeau d’Eidothée, fille de Protée (c). Ces pyramides auraïent-elles eu aussi autrefois l'avantage de servir de fanal aux vaisseaux, lorsque la basse Égypte était sous les eaux, et que Memphis était peu éloignée de la mer? Je laisse aux naturalistes à examiner cette question, qui tient au déplacement des mers.

[114] En effet, supposons un carré

dont les côtés étant rapprochés se prolongent à l'infini. Il en résulte nécessairement une grande croix; et si les faces du carré regardent les points cardinaux du monde, cette croix coupe en quatre parties le cercle de l'horizon, et marque les quatre points, Nord, Midi, Orient, Occident. C'était au centre de cette croix qu'était étendu Osiris mort.

[115] Diodore (L. 1, c. 4o, p. 72) donne à la pyramide, pour base, un quadrilatère dont les faces sont de sept plethra , et la hauteur de plus de six; ce qui est le rapport de six à sept. Il suppose qu’on avait employé (d) à cette construction autant de mille hommes qu’il y avait de jours à l’année, c’est-à-dire, 360,000, et qu’ils travaillèrent pendant vingt années.

[116] L'erreur doit étre du côté de l'Anglais; car des proportions que donne Chazelles, il résulte nécessairement que les faces triangulaires sont des triangles équilatéraux; ce qui ne peut avoir lieu d’après les dimensions de l'Anglais, qui convient néanmoins que les faces sont triangulaires et équilatérales.

Page 1