LIVRE III, CHAPITRE I
sur tous les détails. Présentons le cannevas des poëmes anciens avec la plus grande clarté ; qu’on y voie distinctement les points qui lient tous les principaux fils, et qui marquent le dessin que le poëte a su broder avec richesse ; que les intervalles et les vides qui s’y trouveront ne nous étonnent point. L'imagination et le génie se sont.chargés de les remplir, et la poésie a associé son travail à celui de la Nature qu’elle a peinte. Si les érudits à cerveau étroit trouvent notre marche trop libre, parce qu’elle n'est point pesante , nous ne chercherons point à nous justifier auprès d'eux, puisque la Nature, en leur refusant le génie, les a par-là même rendus incapables de le reconnaître partout où il se montre dans l'antiquité, à la hauteur de laquelle ils ne peuvent s'élever.