‹ Origine de tous les cultes, ou religion universelleChapitre 62 sur 240 · LIVRE It, CHAPITRE · texte numérisé non relu

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mie (a); et Sophocle , dans la tragédie de Palamède , loue Hercule d’avoir fait connaître le premier aux hommes le mouvement des astres. Cela dut être, si Hercule est la force puissante et éternelle qui meut le ciel, et dont l’activité se développe avec autant d'énergie dans le soleil. On en disait autant d’Uranus. Les Tyriens (8) lui faisaient honneur de la découverte la plus précieuse pour leur commerce, celle de la pourpre. Clément d'Alexandrie en fait un devin et un physicien (c). Enfin, ï1l fut un véritable philosophe (d), comme il était un héros invincible, qui fit servir sa sagesse et sa force au bonheur des hommes, et qui mérita par ses innombrables bienfaits l'immortalité que décerne aux grands hommes le sentiment de la reconnaissance. Ce tableau est celui que tous les peuples ont toujours fait du bon principe , à quelques différences près, dans les traits particuliers sous lesquels ils l'ont peint : tel Osiris, Bacchus, Christ lui-même ou le soleil, sous ces irois noms, ont été représentés par leurs adorateurs, qui dans leurs éloges nous les peignent comme les plus grands bienfaiteurs de l'humanité. Eh! qui pourrait en effet avoir une autré' idée dela divinité du soleil? Aussi donnait-on. à cet ,astre; l’épithèté d’Ælexicacos, ou de Dieu tutélaire qui écarte les maux de la terre ; et sous ce rapport, dit Porphyre , on l’appelait Hercule. On voyait à Mégalopolis la,statue d'Hércule.àicôté de celle: du soleil sauveur (e) , avec celle d’Apollon et de Neptune. Lorsqu Alexandre eut revu Néarque ” il croyait perdus avec

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(a) Voss, de Scien. Math., c. 32.—(b) Jul. Pollux, 1. 4,.cu4: Cedr., p- 18. — (c) Strom,, 1. 1, p. 306, — (d) Cedren., p. 18. — (e) Pausan. Arcad., p. 263.

sa flotte, il en témoigna sa joie par un sacrifice de reconnaissance envers la divinité bienfaisante et tutélaire des navigateurs (a) : il sacrifia à Jupiter-sauveur, à Hercule et à Apollon Alexicacos, ainsi qu'à Neptune et aux Dieux marins, et il fit célébrer des jeux gymniques. Hercule était associé, dans cet acté de reconnaissance, à Jupiter-sauveur, età Apollon qui écarte de nous les maux ; ou plutôt Hercule, Apollon et Jupiter n'étaient que trois formes différentes du mème Dieu -soleil , bienfaiteur dé toute la Nature. Aussi on nourrissait dans son témple le coq ou l'oiseau du matin et du soleil que les Grecs placaient près d'Esculape (), qui est figuré aux cieux dans le serpentaire , Îequel porte le double nom d’'Hercule et d'Esculape et qui n’est qu’un emblème du Dieu-soleil. à On entonnait en son honneur l’Io Péan [31}, qui s’adressait à Esculape et à Apollon (c). Comme Esculape Hercule guérissait les maladies et on linvoquait à ce titre en Sicile et à Yetton en Béotie (d). C’est dans ‘le vestibule du temple d’Apollon qu’Aristide (e) chante les louanges d'Hercule. Comme Apollon ( f) de Delphes recevait la dixme , la dixme était aussi consacrée à Hercule (g). C’est une institution lucrative que les prêtres du soleil sous le nom de Christ ont surtout adoptée , et c'est . le côté le plus réel des romans faits sur le soleil. Le laurier d’Apollon ceignait la tête de ses prêtres et cellé du préteur romain , lorsqu'ils sacrifiaient à Hercule sur

(a) Nearchi parapalus ex Arriano, p. 28. Geogr. veteres, t. 1. — (&) Plut. de Pythi Orac., p. 400. AElian de Animal. , 1. 17, C. 46. — (ce) Aristid., t. 1, p. Gr. — (d) Pausan. Bæot., p. 300. — (e) Aristid.,

t. 1, p. 61, 94. — (f) Herodote, L. 9, c. 80. — (g) Plut, Quæst. Rom., p. 267.

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