‹ Origine de tous les cultes, ou religion universelleChapitre 64 sur 240 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

du temps et des périodes que mesure Île soleil par sa révolution; c’étaient les plus anciennes fêtes de la Grèce. Il portait lui-même le nom d'Olympien, ou de Dieu de l'Olympe. Il était le véritable Jupiter Olympien, sur l'autel duquel brülait en Elide le feu sacré éternel, comme il brülait pareïllement à Cadix dans le temple de l’Hercule Tyrien (a). C'était même, suivant quelques auteurs, son simulacre unique et le symbole Ie plus naturel du feu éther éternel, qui brille dans le soleil et qui constitue la force vive de la Nature. C’est ainsi que la Perse dans ses pyrées entretenait le feu sacré sur les autels de Mithra ou du soleil mithriaque. Aïnsi les prètresses du soleil au Pérou conservaient précieusement le feu sacré comme les vestales à Rome l’entretenaient dans le temple de Vesta.

Tant de traits réunis d’après les traditions de l’antiquité, et rassemblés chez les différens peuples, ne nous permettent pas de voir dans Hercule un prince, ni un héros que la reconnaissance des hommes eût placé au rang des Dieux, mais nous autorisent à y voir un être théologique. C’est la divinité elle-même peinte avec les attributs de la force active et bienfaisante , qui se développe dans toute la Nature, et dontl’agent sensible et éternel est le soleil. C’est cet astre puissant et majestueux en qui les anciens philosophes voyaient l’ame du monde, le cœur du ciel, la source d’où bouillonne la lumière éthérée ; pour se répandre dans les autres corps lumineux , dont le soleil est le chef et le modérateur suprême; 1! était l'œil de Jupiter , le principe de la vie de tous les

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(a) Siius Italicus.

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