‹ Origine de tous les cultes, ou religion universelleChapitre 73 sur 240 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

ï 70 | RELIGION UNIVERSELLE,

thologues s'accordent à dire que le signe du cancer, où est l’écrevisse, renferme l'animal fameux sous ce nom dans le combat d'Hercule contre l’hydre des marais de Lerne. Quant à l’hydre céleste elle-même, voici ce qu’en dit Théon : Cette constellation fut appelée l’hydre par les Grecs ; c’est l'animal dont triompha Hercule (a). Voilà donc évidemment trois animaux célestes qui ont été chantés dans les poëmes sur les victoires d'Hercule ; savoir ; l'écrevisse , le lion et l’hydre, et qui sont le sujet des deux premiers combats d'Hercule, comme ils sont les emblèmes célestes qui correspondent aux deux premiers mois. L'écrevisse n'intervient ici, que parce que c’est elle qui ramène, par son lever, la constellation de l’hydre sur l’horizon , et qui lui rend la vie, lorsque le reste de son corps est censé détruit ou obscurci dans les feux solaires , ce qui empêche qu’elle soit jamais invisible tout entière ; c’est même là ce qui a donné lieu à la fiction de la reproduction des parties coupées dans le corps de l’hydre. Toutes les fois , en effet, que le soleil rencontre sur sa route une constellation, il l’éelipse iout entière dans ses feux, lorsqu'elle n’a qu’une longueur ordisaire , celle d'environ trente à quarante degrés ; et alors elle ne peut être observée ni le matin , ni le soir , parce qu’elle monte et descend pendant le crépuscule, qui empêche qu’elle ne soit aperçue. Mais quand la constellation est très-longue , comme lhydre, alors elle n’est jamais éclipsée qu'en partie; et dans aucun cas , toutes les étoiles qui la composent ne peuvent être en même temps absorbées dans les feux solaires.

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(a) Theon, p. 122. Eratosth., c. 11.

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